La fin de l'hiver 2023 - Sec, archisec !
L'épisode neigeux du 18 janvier marque les dernières précipitations conséquentes avant une longue période de temps sec, très sec.
Dans un premiers temps, il fait un froid assez vif.
Le samedi 21 janvier, il fait encore -21.5°C à La Brévine, -4.7°C à Genève.
La bise souffle très fort, avec des rafales accompagnées de "'poudrerie", comme de la "fumée de neige" arrachée sur les toits des immeubles...
Du 22 au 29 janvier, une énorme "tartine" de stratus recouvre une grande partie du continent européen.
En début de semaine, il y a un retour d'est, et il neige sur le versant sud des Alpes.
Le stratus est même assez haut en fin de semaine (sommet vers 1600 m d'altutide). Pendant 8 jours, Genève n'a pas la moindre minute de soleil. Lyon doit se contenter de 3/4 d'heure de soleil le 28 janvier. Lausanne s'en sort un peu mieux avec un peu de soleil les 22, 24 et 27 janvier.
La neige au sol tombée jusqu'au 18 janvier est encore très présente, maintenue par la température assez froide, les plaques de verglas aussi d'ailleurs.
Les jours suivants, le soleil se fait à nouveau plus présent en plaine. Il gèle assez régulièrement la nuit, mais la température en journée se radoucit un peu, atteignant parfois les 10°C.
Le dimanche 5 février, il y a petit épisode pluvieux, mêlé de quelques flocons, mais vraiment anecdotique ! Il tombe 0.2 mm à Genève. L'enneigement en montagne de cet épisode ne dépasse guère le "saupoudrage".
Le mois de février, outre son aspect très sec, est aussi remarquablement ensoleillé !
Dans un premier temps, les nuits restent assez froides, avec de fréquentes gelées, et les journées plutôt agréables sous le soleil persistant, quasiment sans vent.
Il y a de belles couleurs crépusculaires le soir de vendredi 10 février.
Lundi 13 février, je tente de faire une photo de la comète (C2022 E3 ZTF), en me déplaçant dans le Jorat, profitant du ciel clair et de l'absence de la lune, mais sans succès.
La douceur s'accentue nettement à partir de la mi-février, toujours sous un temps sec et ensoleillé.
Les 15°C sont franchis à Lyon dès le 13 février. A Genève il faudra le 17 février pour voir les 15°C franchis l'après-midi.
Les gelées restent parfois présentes dans des endroits exposés (par exemple minimum de -2.2°C et maximum de 18.1°C à Montélimar le 17 février)
Le 18 février, en Autriche, il fait 22°C à Innsbruck, ce qui en fait un record dans cette ville pour un mois d'hiver.
Le 22 février, un fort flux de sud amène du sable du Sahara sur l'Europe occidentale; cet épisode est toutefois moins spectaculaire que celui de l'an dernier.
Le jeudi 23 février - instabilité et orage sur le Jura !
Dans une ambiance toujours très douce, de la convection se met en place le long du Jura.
Vers 16 heures, cette convection parvient même à évoluer jusqu'à l'orage ! Quelques petites cellules se sont activées dans les secteurs de Pontarlier, et aussi entre Saint-Claude et Oyonnax:
Dans une ambiance vraiment très brumeuse, il est possible de suivre l'évolution des cumulonimbus le long du Jura.
Il est inhabituel de voir un tel spectacle aussi tôt dans la saison !
Vendredi 24 février, une instabilité très similaire à la veille sur le Jura est attendue.
Vers 14 heures, des congestus coiffent comme la veille d'arc jurassien. Un spectacle estival "avant l'heure"...
Quelques cellules finissent par éclore.
Le plus gros de l'activité sera toutefois décalé plus au nord, notamment vers Bienne où il y a eu de la grêle, ou encore sur le lac de Constance où l'orage a été assez actif.
Mais la masse d'air est sur le point de changer !
Un puissant décrochage venu de l'Arctique va toucher l'Europe occidentale, si bien que les températures vont chuter.
Le soir du vendredi 24 février, il est attendu de la pluie, mais celle-ci sera si faible qu'elle ne parviendra qu'à mouiller la poussière...
Samedi 25 février, après une matinée encore assez douce, la bise se lève dans l'après-midi et se renforce de plus en plus, dans la soirée et la nuit.
Dimanche 26 février - Tempête de bise
Une tempête de bise est annoncée pour ce dimanche, et sera bien au rendez-vous !
Les rafales se succèdent toute la journée. On a mesuré 123 km/h à La Dôle.
En fin de journée, quelques averses de flocons viennent se mêler à la bourrasque, surtout sur le Haut-Lac.
Une bise tempétueuse a balayé la Suisse romande ce dimanche, avec des rafales atteignant les 100 km/h, provoquant de très nombreux incidents. Sous l'effet de la bise, les températures ont aussi drastiquement chuté. Sur la Dôle, dans le Jura vaudois, des rafales à 123 km/h ont même été enregistrées.
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Dans la basse vallée du Rhône, le mistral souffle aussi très fort.
Durant la nuit suivante, le froid s'accentue et c'est le retour des gelées, mais celles-ci sont loin d'être extrêmes, comme ça a avait été le cas à la même période de l'année en 2018.
Les 27 et 28 février se met en place un "retour d'Est". Alors qu'un puissant anticyclone reste "vissé" sur l'Ecosse, le temps est dépressionnaire en Méditerranée, avec la présence d'un "medicane", la tempête "Juliette". Des épisodes neigeux parfois jusqu'à basse altitude, ainsi que des vents tempétueux, sévissent sur le Languedoc, la Côte d'Azur la Corse et les Baléares.
27 et 28 février 2023 - Aurores boréales
Durant les nuits des 26/27 et 27/28 février, des aurores boréales ont pu être observées en Europe centrale et occidentale, notamment sur l'ouest de la France.
Phénomène habituellement réservé aux régions polaires, des aurores boréales ont été aperçues durant la nuit de dimanche à lundi jusqu'en Europe centrale, notamment en France et en Allemagne. D'autres pourraient être visibles sous nos latitudes la nuit prochaine.
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Début mars 2023 - sécheresse préoccupante
Les premiers jours du mois de mars, le temps est plutôt gris, frisquet, et très brumeux, sous le retour d'est, un peu à l'image de ce qu'il y avait eu fin-mars-début avril 2013. Le soleil parvient toutefois à faire quelques belles apparitions.
En ce début de mars 2023, voilà plus de six semaines qu'il n'y a quasiment pas eu de précipitations !
Les nappes phréatiques sont au plus bas.
Le manque de précipitations actuel est annonciateur d'un été sec avec des restrictions, selon l'hydrogéologue Grégoire Mariethoz. Il est donc temps d'agir alors qu'en moyenne, 170 litres d'eau sont utilisées par personne et par jour dans le pays, sans compter celle employée à l'étranger pour fabriquer ce qui est consommé en Suisse.
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