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Orages sur Léman

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15 mai 2024

19 mai 2025 - le coup de chance

Ce lundi 19 mai, un risque orageux est attendu, pour la soirée et éventuellement la nuit suivante; cependant, les modèles sont très irréguliers quant au timing et à l'intensité de ces orages, changeant continuellement au fil des runs.

 

Le matin, il y a quelques altocumulus bourgeonnants, ce qui est souvent un signe préorageux. Il y a eu la nuit précédente des orages en Aquitaine.

 

La journée est assez ensoleillée, avec de nombreux cirrus. Vers midi, les cumulus sont relativement peu développés.

 

Plus tard dans l'après-midi, quelques orages ont éclaté le long du Jura, alors qu'en même temps un front plus organisé s'est mis en place au sud-ouest, sur l'Auvergne.

 

Vers 17 heures, le ciel s'est subitement couvert, avec des bases nuageuses plutôt mal organisées, laissant par moment échapper quelques gouttes de pluie très fines; le premier abord ne semble pas très engageant pour la venue de bons orages, à suivre...

 

Vers 18 h 45, le ciel est plus contrasté, avec des bases nuages plombées et de la turbulence; de premières averses, plutôt faibles, sont visibles sur le Petit-Lac, pour l'instant sans activité électrique.

 

 

Une petite cellule, orageuse cette fois, a éclos un peu plus loin au sud-ouest, derrière Genève. Le flux semble assez rapide. Je décide de me rendre à Pully.

J'arrive sur place à 19 h 45. Il y a un beau ciel d'orage, avec des teintes bien plombées en direction du sud-ouest.

 

Mais l'activité électrique est excessivement rare; je vois le front s'approcher sans apercevoir le moindre coup de foudre. Je place tout de même la cellule de déclenchement sur l'appareil.

 

 

Coup de chance à 20 h 18 ! Le premier impact de la soirée et que je vois tomber est à moins de 2 kilomètres ! Et en plus il est "dans la boîte" et, surtout, dans le cadre !

 

Le front orageux en lui-même n'est pas très virulent, et surtout il sera de courte durée ! Genève, par exemple, est déjà à l'arrière.

 

Le ciel s'éclaircit déjà par l'ouest, alors qu'il pleut encore.

 

 

Plus tard dans la soirée, il y a cette énorme masse pluvieuse entre le massif central et l'Aquitaine. Il tombe notemment 120 mm à Albias (Tarn et Garonne)

 

Plus tard dans la nuit, il y a une ligne pluvieuse, de forme arquée, qui approche la région lémanique.

 

Quelques cellules convectives vont éclore dans cette ligne, mais avec très peu d'activité électrique, notamment près du Grand-Colombier. Plus tard, à 1 h 30, il y a eu un coup de tonnerre (un éclair intranuageux au milieu du lac).

 

Mercredi 20 mai, tôt le matin, il y a de violents orages stationnaires sur la Côte d'Azur, tout particulièrement sur le Massif des Maures.

Sur le Léman, il y a un risque orageux; avec l'évolution du centre dépressionnaire, le flux va être de sud le matin, pour passer à l'est vers midi, puis au nord en soirée, avant de passer à l'ouest le lendemain !

Il y a eu dans l'après-midi un tuba très développé dans le secteur de Pierrefontaine-les Varans (Doubs), ainsi qu'une tornade en soirée à Monnet-la-Ville, près de Champagnole (Jura).

Les orages ne seront finalement pas de la partie, car le Léman reste presque toute la journée sous une zone pluvieuse très stationnaire; la température ne dépassera pas 17°C à 18°C.

 

 

Mercredi 21 mai, il y a une violente averse le matin à 5 h30, mais sans activité orageuse.

La journée est très nuageuse, bien qu'il y ait de bons moments de soleil à la mi-journée, avec des cumulus.

La soirée manque de dynamisme pour les orages, bien que quelques cellules ont éclaté plus au nord-est, à partir de Fribourg jusqu'en Suisse alémanique.

 

Jeudi 22 mai, il y a un nouveau système pluvieux très stationnaire sur la région lémanique, mais il est nettement plus étendu que celui deux jours plus tôt. Il ne fait pas plus de 14.6°C à Genève et 15.3°C à Lyon.

 

Pour les jours suivants, la synoptique va changer avec la fin de l'indéboulonnable anticyclone "britannique"; nous allons retrouver une situation plus conventionnelle de circulation atlantique; les régions méditerranéennes vont voir la chaleur revenir peu à peu depuis le Sahara grâce au retour de flux de sud-ouest.

 

Samedi 24 mai, après une nuit dégagée, il fait bien frais le matin; je relève une minimale de 8.7°C chez moi à Prilly; elle a été de 4.6°C à Genève et 4.3°C à Lyon. Dans les "trous à froid" des montagnes du Jura, on a relevé -9.0°C à la Combe des Amburnex (Vaud) et -7.2°C à Combe-Noire (Doubs). Avec le soleil il fera bien plus agréable l'après-midi.

 

Mercredi 28 mai, il y a une incursion océanique qui touche la région lémanique, après avoir concerné la moitié nord de la France, avec quelques faibles pluies. Il ne fait pas plus de 17.8°C à Lausanne-Pully et 17.6°C à Zurich. Genève s'en sort un peu mieux avec 21.5°C; et 24.7°C à Lyon qui était en marge de ce système.

La chaleur revient en force près de la Méditerranée, il fait par exemple 32.4°C à Montpellier; l'afflux d'air saharien amène aussi beaucoup de chaleur sur l'Espagne.

 

Blatten - la tragédie du Lötschental

Tout a commencé en Valais le 19 mai, lorsque les géologues aperçoivent un mouvement anormal sur le Kleines Nesthorn, montagne de 3336 m d'altitude située à un kilomètre de l'imposant Bietschhorn (3934 m) sur sont flanc nord-ouest.

La montagne est devenue instable et menace de s'écrouler; si toute la montagne s'effondre d'un coup, les débris pourraient arriver jusque dans la vallée du Lötschental située en contrebas. Les habitants du village de Blatten, ainsi que de plusieurs hameaux avoisinants, sont évacués en toute hâte. Grâce à la solidarité locale, les habitants sont relogés dans les villages voisins de Wiler, Kippel et Ferden situés en aval dans le Lötschental.

 

Dans un premier temps, le scénario catastrophe semble être évité: la montagne s'effondre par morceaux, et les éboulements se sont arrêtés avant d'atteindre la vallée; en quelques jours, ce sont quelques millions de mètres cubes de roches qui sont tombés.

 

Mais entre-temps, un nouveau problème se pose; la majorité des éboulis s'accumulent au nord de la montagne sur un glacier, le Birchgletscher. On estime que près de 9 millions de tonnes de débris rocheux se sont accumulés sur ce glacier (pour avoir un ordre d'idées, ce poids représente l'équivalent d'environ 2 pyramides de Kheops, 25 Empire State Building, 180 Titanic ou 900 Tour Eiffel...).

La configuration étroite et pentue du Birchgletscher ne lui permet pas de supporter une telle charge sur son "dos". C'est maintenant par l'effondrement du glacier que le village de Blatten menace d'être enseveli.

 

Durant la nuit du 27 au 28 mai, un premier effondrement de la partie basse du glacier amène une coulée de boue qui dévale la pente et s'arrête à environ 400 mètres des premières maisons.

Mais c'est le mercredi 28 mai à 15 h 30 que le scénario du pire se produit; la totalité du glacier décroche et toute la masse déferle à plus de 200 km/h, atteignant la vallée en moins d'une minute. La coulée de boue est si puissante qu'elle remonte sur 200 m de hauteur sur le versant opposé de la vallée.

 

Le village de Blatten est en grande partie enseveli; seule la partie la plus en amont du village a été épargné, avec une tranche très nette sur le bord de la coulée; les hameaux de Ried, Tänmattu (Tennmatten) et Westenmattu (Westemnatten), situés en aval de Blatten, sont aussi ensevelis. Le hameau de Wyssried (Weissenried), pourtant situé 250 mètres plus haut que le fond de la vallée, est épargné de justesse, littéralement bordé par ce "tsunami" de boue. Le hameau de Eisten, situé un peu plus en amont de Blatten, a été épargné, mais est totalement isolé, tout comme le haut du Lötschental (Fafleralp).

 

La coulée constituée d'environ 9 millions de m3 de boue, d'eau, de glace et de roches s'est étalée sur une longueur de 2,5 kilomètres dans le Lötschental, s'arrêtant en aval à un kilomètre seulement du village de Wiler. Cette coulée vient barrer le cours de la rivière Lonza, et un lac commence à s'accumuler sur la partie amont de la coulée. De nombreuses maisons qui avaient échappé de justesse à la coulée de boue se retrouvent alors inondées jusqu'au toit. C'est de plus un nouveau danger pour toute la vallée, en cas de rupture du lac. Par chance, la Lonza parviendra a se frayer un "chemin" dans la coulée sans rupture brutale, ce qui permettra au niveau du lac en amont de baisser un peu.

 

Le suivi de la catastrophe sur RTS:

https://www.rts.ch/info/dossiers/2025/catastrophe-de-blatten/2025/minute-par-minute/28903235.html

 

 

Les tout derniers jours du mois, le soleil revient en force, et la chaleur aussi.

Quelques lueurs crépusculaires le soir du 29 mai.

 

 

Vendredi 30 mai, sous un ciel sans le moindre nuage, il fait 28.0°C à Genève et 30.7°C à Lyon.

Il y a les premières très fortes chaleurs dans le sud-ouest de la France, jusqu'à 37°C en Aquitaine, 34.5°C à Toulouse ou 33.5°C à Bergerac.

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15 mai 2024

31 mai 2025 - le début d'une "saga" orageuse

En cette toute fin du mois de mai, un puissant thalweg de secteur sud-ouest se met en place, de manière assez durable; le temps va devenir de plus en plus instable, avec à la clé des orages possiblement quotidiens, sans qu'on puisse en voir clairement la fin dans les modélisations.

Ce samedi 31 mai est le premier jour de cette "saga" orageuse. Après une très chaude journée, les premiers orages devraient arriver dans la soirée et la nuit suivante; mais il est aussi possible que les orages se forment directement sur la région lémanique, voir "dans mon dos" du côté de Fribourg ou de Berne. Difficile donc de placer un "target" avant le temps réel.

 

L'après-midi est très chaude sous le soleil. Il fait jusqu'à 30.2°C à Genève et 31.4°C à Lyon.

Les premiers orages se manifestent tôt, vers midi déjà, sur le Pilat et le Vivarais. Les cellules orageuses sont souvent de courte durée de vie.

 

Ici, les cumulus restent modestes près des reliefs l'après-midi, bien qu'il y ait quelques "poussées verticales".

 

 

 

Vers 16 h 30, il y a un petit orage près du Pays de Gex. Le panache de l'enclume est emporté par un flux orienté presque plein ouest, et va vers le lac.

 

 

Vers 17 h 30 l'enclume près du Pays de Gex est toujours là.

 

Plus au nord sur le Jura, les cumulus poussent davantage.

 

Le panache de l'enclume a progressé en direction de la Haute-Savoie.

 

Vers 18 h 15 les nuages deviennent plus nombreux; cette fois le soleil commence à se cacher.

 

Un front orageux à l'ouest, du Morvan au Vivarais, semble bien actif; cependant tous les modèles voient ce front s'essoufler avant le coucher du soleil.

 

Vers 20 heures, le ciel est relativement couvert; en direction du nord-ouest, il y a cette cellule convective, sans activité électrique, mais doté d'un rideau d'averse et aussi d'une alimentation très nette sur son flanc sud; on peut voir le bouillonnement cumuliforme se perdre à travers la masse nuageuse d'altitude.

 

 

 

Comme il semble que ce sera sur le Jura que les orages sont le plus actifs, je décide me poster au point de vue de Denges; j'arrive sur place à 21 heures.

 

Une bonne nouvelle ! Les deux grues qui étaient installées non loin de là ont été retirées ! Voici deux saisons entières (2023, 2024) qu'elle compliquaient mes prises de vues.

 

J'ai aperçu quelques flashes juste avant d'arriver; les contrastes nuageux sont bien nets. Comme il fait encore jour, j'utilise la cellule de déclenchement.

 

 

 

Au-dessus du lac, il y a une belle bande d'afflux. Cela pourrait éventuellement augurer la formation d'un orage "dans mon dos", en direction de l'est ou du nord-est.

 

L'orage progresse le long du Jura et approche le secteur d'Yverdon. Avec la tombée de la nuit, je peux utiliser la télécommande filaire, et attrape du coup davantage d'éclairs; il restent assez éloignés.

 

 

 

 

Vers 22 heures l'orage sur le Jura s'éloigne de plus en plus. Au départ, il n'y avait pas de "réserve" d'orages au sud-ouest, mais avec la nuit tombée; de nouvelles zones d'humidité sont apparues, ce qui laisse une petite chance d'avoir de nouveaux orages.

 

C'est à 22 h 18 que j'attrape mon dernier éclair en direction du nord, sur le Jura

 

 

Je commence à surveiller en direction du sud; j'aperçois des flashes lointains, provenant d'un orage près du Mont-Blanc; puis de nouveaux flashes semblent plus proche, dans la même direction.

 

Je pointe mon appareil en direction du sud, il est 22h51 lorsque je lance une pose longue, et seulement 2 secondes après avoir enclenché la pose, il est tombé ce "truc"-là !  Un nouveau coup de chance !

 

 

Puis deux autres impacts tombent dans ce secteur dans les minutes qui suivent.

 

 

L'orage se dirige ensuite dans le secteur d'Aigle-Monthey puis des Diablerets.

 

 

 

Après cette dernière salve orageuse un peu inattendue, je décide de rentrer, juste avant minuit.

15 mai 2024

1er / 2 juin 2025 - Nouvelle nuit orageuse

Ce dimanche 1er juin les orages ont de bonnes chances d'être à nouveau au rendez-vous.

Le risque orageux est entrevu plus fort que la veille (niveau 3 sur le Jura chez Kéraunos).

Le timing des orages n'est en revanche pas cerné par les modèles, mais on pourrait entrevoir en gros deux vagues successives, l'une vers 18-20h, l'autre plus tard dans la nuit.

La matinée est déjà chaude, je relève chez moi une minimale de 18.3°C, provisoirement la plus chaude de l'année en cours...

La journée est bien ensoleillée, quoique le ciel a été trais laiteux sur le coup de 11 heures. Il fait de nouveau bien chaud (29.7°C à Genève, 30.7°C à Lyon).

 

Peu avant 14 heures, il y a déjà de l'activité au sud-ouest, sur le Pilat et le Vivarais, un peu comme la veille.

 

Les cumulus sur le Jura sont encore modestes.

 

Je me déplace vers le Haut-Lac ce dimanche; peu avant 16 heures, il y a un petit orage dans le secteur de Nyon, dont on peu voir l'enclume.

 

Sur le Chablais, les bourgeonnements prennent un peu d'importance.

 

L'orage sur Nyon tend à se diriger vers les Trois-Lacs, dans un flux de sud-ouest.

 

Vers 16h15, l'enclume a fini par cacher le soleil.

 

 

Vers 17 h30, alors qu'il tombe quelques gouttes, le ciel tend à s'éclaircir à l'arrière de l'enclume, qui est accompagnée de mammatus.

 

Puis c'est le retour du soleil, dans une teinte blanchâtre.

 

Mais un nouveau système orageux, peu organisé, est en approche; à 19 h, ça se couvre à nouveau.

 

Vers 19 h 40, le ciel devient plus menaçant; de rares éclairs sont visibles dans le rideau d'averse.

 

 

 

Peu avant 20 heures, je décide de rentrer sur Prilly; je vais du coup "corepuncher" l'averse l'orageuse en passant à travers; en cours de route, je me prends bien sûr une belle rincée, mais c'est l'activité électrique, jusque là bien discrète, qui va se renforcer; j'ai vu un impact tomber à 1-2 km sur le lac, suivi de nombreux flashes puissants dans mon dos quand je suis passé derrière l'averse.

 

A noter qu'il y a une supercellule (moteur droit) qui a circulé depuis la région de Clermont-Ferrand en direction du Forez puis du Sud Lyonnais; son sommet a été estimé à près de 14000 m d'altitude; par ailleurs, il y a eu une tornade (EF2) dans le secteur de Saint-Bonnet-le Courreau (Loire), et qui a franchi les Mont du Forez à près de 1500 mètres d'altitude.

 

Le soleil est revenu quelques minutes avant son coucher.

 

En direction du lac, l'horizon a une étonnante teinte émeraude.

 

J'attends un peu chez moi, le temps de voir comment va évoluer la suite. Vers 22 h 30, un orage né dans le Lyonnais a progressé vers la Bresse puis Oyonnax; j'aperçois les premiers flashes lointains.

 

 

L'orage s'approche; je décide de me replacer à Pully; en cours de route, je vois que les flashes sont nettement plus forts; et lorsque je sors de la voiture, à Pully, peu après 23 heures, j'entends même un grondement de tonnerre... L'orage s'est très vite rapproché.

Je suis en fait arrivé juste à temps; le temps d'installer le matériel, les éclairs se sont sérieusement rapprochés !

 

C'est à 23 h 16 que je fais le plus joli cliché de la soirée !

 

L'orage tangente Lausanne par le nord; à Pully, je suis en bordure sud de l'orage, la pluie reste relativement modérée.

 

 

 

L'orage s'éloigne vers le nord-est, avant de se dissiper vers 23 h 45.

 

 

Entre-temps, un nouvel orage est apparu sur le Lyonnais, et suit à peu près le même chemin que son "prédécesseur". Dès minuit j'aperçois les premiers flashes lointains, mais il faut près d'une heure pour voir les premiers canaux de foudre.

 

 

L'orage fini par aborder le Petit-Lac, avant de se diluer et de perdre son activité électrique; voici le dernier cliché de cette nuit, à 1 h 26.

 

 

Lundi 2 juin, le risque orageux est moins fort que la veille; cependant la "saga" orageuse va se poursuivre, sans savoir encore quand elle va se terminer, pour la fin de la semaine ça risque d'être compliqué, les avec deux répétitions et les deux concerts en vue...

Vers 7 heures le temps est bien pluvieux.

 

Il y a une belle "réserve nuageuse" dans ce flux de sud-ouest, jusqu'en Espagne; il ne sera pas facile d'avoir des éclaircies !

 

Le matin vers 7 h 30, après la fin de la première averse matinale.

 

Vers midi, le soleil parvient à se montrer un peu...

 

Dès l'après-midi, le ciel redevient bien chargé.

 

Mais au final, il n'y aura pas assez d'énergie pour l'éclosion de nouveaux orages. En revanche, la pluie sera au rendez -vous une bonne partie de la nuit

 

15 mai 2024

3 juin 2025 - orage sur le Jura en soirée

Ce mardi 3 juin devrait être un peu plus ensoleillé et plus chaud que la veille; il y a aussi un petit risque orageux entre l'après-midi et la nuit suivante, mais les modèles sont très divergents; il n'est une nouvelle fois pas possible de distinguer une tendance claire à l'avance et il faudra suivre la situation en temps réel.

 

Le ciel matinal est très bas suite aux pluies de la nuit précédente; il y a eu du brouillard dense dans de nombreuses régions alentour (Bresse, Lyonnais, Nord-Isère).

 

Vers midi, le soleil est encore discret entre les nuages, et la température peine un peu à monter.

 

En début d'après-midi, il y a un bon orage en pleine ville de Bâle.

 

Les nuages insistent encore l'après-midi et ce n'est qu'à 16h30 que le soleil se montre bien plus franchement; la température parvient à monter jusque vers les 27°C. Vers 18 heures les cumulus sont modestes sur le Chablais, tout en évoluant en diagonale; il ne semblent guère annoncer une situation orageuse.

 

Il se produit quelques orages sur le Lyonnais, et vers 19h30 le panache vient cacher le soleil, dans une ambiance un peu sableuse.

 

Vers 20 heures, l'image radar semble "vide", et qu'il n'y ait plus rien à attendre en provenance du sud-ouest. Cependant, quelques modèles voient la possibilité d'un petit forçage en début de nuit.

 

Vers 21 heures, le ciel est couvert et un peu tourmenté, mais ça ne semble pas vouloir s'activer.

 

Cependant, il est possible d'apercevoir en direction du Grand-Colombier quelques congestus, évoluant dans un ciel un peu plus clair; cela semble être la "dernière chance"...

 

Vers 22 heures, des petites cellules font leur apparition au sud-ouest, mais aussi "dans le dos", au nord-est du Léman.

 

 

Je tente le tout pour le tout et vais me poster à Denges, où je m'étais déjà rendu le 31 mai, en pensant que l'activité principale se situera sur le Jura. J'arrive sur place à 22 h 45 et aperçois aussitôt un flash en direction du Jura; une cellule donne un peu d'activité électrique, de manière assez sporadique.

Pendant un bon moment, je n'aperçois que des flashes; et c'est à 23 h 06 que j'aperçois le premier impact, avec un canal très court en grand partie caché par le rempart jurassien.

 

L'orage se dirige vers le nord-est en longeant la chaîne du Jura; je peux encore le suivre depuis Denges. Les impacts deviennent de plus en plus visibles.

 

 

Vers 23 h 34 des impacts plus et plus ramifiés font leur apparition.

 

 

La soirée se terminera avec ce double impact particulièrement puissant, à 23h40.

 

 

15 mai 2024

4 juin 2025 - Orages soudains dans l'après-midi

La saga orageuse se poursuit tout au long de cette semaine... A partir de ce mercredi, je vais toutefois devoir composer avec les répétitions et les concerts et ce jusqu'à samedi;

Les orages devraient arriver assez tôt dans l'après-midi, entre 13 heures et 16 heures; ce qui me laisserait le temps de les suivre avant de rejoindre l'équipe.

 

Mais les choses commencent plus tôt que prévu... Réveillé à 5 h 05, il me semble entendre un grondement, et voilà ce que j'aperçois au radar; il y a une petite cellule sur le Léman (le petit point vert-jaune), qui malgré sa faible activité, réussi à générer quelques coups de tonnerre intranuageux. Mais ce qui m'intrigue, c'est le chapelet de cellules situé plus au nord, sur les Trois-Lacs, et qui est bien plus actif et électrique; il était pourtant près de Lausanne une demi-heure plus tôt et je n'ai pas été réveillé...

 

Le matin vers 9 h 30, il y a une éclaircie, alors que ciel a un aspect plombé.

 

Les nuages restent très majoritaires durant la journée, et les éclaircies sont rares; les cumulus ont un air vaporeux, avec un ciel très laiteux et des bases nuageuses très basses.

 

 

En fin de matinée, le front orageux s'est organisé et se trouvent sur une longue ligne allant de la Bresse aux Cévennes; il progresse vers l'est.

 

Vers 13 h 30 le ciel n'a pas beaucoup changé, si ce n'est que certaines bases nuageuses sont un peu plus sombres; l'horizon sud-ouest est toujours très "blanc", sans aspect menaçant. Pourtant, les orages ont déjà touché les contreforts du Jura, et déjà passé le secteur d'Ambérieu.

 

Je quitte Prilly vers 13 h 40 pour me placer sur un petit point de vue à Servion, situé à un kilomètre seulement du lieu de concert. Arrivé sur place, les bases nuageuses sont bien plus sombres et se sont passablement étendues, et j'entends déjà un ou deux coups de tonnerre lointains; de nouveaux orages se forment ici et là à l'avant du front.

 

 

 

Par contre, je rencontre un problème avec la cellule de déclenchement, qui déclenche sans arrêt l'appareil photo, même avec la sensibilité minimale; du coup je vais devoir composer "sans la foudre" et me contenter pour la photo des structures nuageuses...

Vers 14 h 45, il y a un orage en direction du nord-ouest, vers le Jura

 

 

 

Parallèlement, une première averse accompagnée de quelques coup de tonnerre a surgi en direction de l'est.

 

Enfin, vers le Sud, il y a une nouvelle averse orageuse, sur le Haut-Lac.

 

 

 

Peu avant 15 heures, alors que sur l'image radar un il y un noyau en approche, le ciel dans cette direction ne semble pas menaçant, alors que le soleil est présent.

 

à 15 h 08, alors que le soleil est parti, le ciel a un tout autre aspect ! L'orage arrive de manière très soudaine !

 

Le front à 15 h 11

 

Il ne faut que deux minutes supplémentaires pour me retrouver au coeur de l'averse ! Un bon "car-wash", avec pluie torrentielle parfois mêlée de quelques grêlons.

Après son passage, je me retrouve passagèrement au sec, mais la température a bien fraîchi !

 

En direction du sud-est, le ciel est encore bien noir, et je vais avoir une surprise au moment de traiter les photos; je me rends contre qu'il y a un impact de foudre alors que je n'avais pas la cellule de déclenchement ! Il a été pris à main levée et je ne l'ai même pas vu au moment de la photo, je ne l'ai vu que le lendemain !

 

Ensuite, les averses vont se succéder, mais l'activité électrique s'efface peu à peu; encore une ou deux photos d'ambiance, comme ici avec l'église de Ferlens en avant-plan.

 

 

C'est sous la pluie que je me rends au lieu de concert pour la première répétition, qui m'occupera jusque tard dans la soirée.

 

Le lendemain, jeudi 5 juin, jour de la deuxième répétition, le temps est calme dans un ciel souvent couvert dans une teinte très blanchâtre, avec par moment une ou deux gouttes, sous le passage d'un front chaud. Mais ce n'est qu'une "pause" au cours de cette "saga" orageuse.

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15 mai 2024

6 / 7 juin 2025 - Nouvelle nuit d'orage

Le risque orageux était entrevu depuis plusieurs jours pour la nuit du 6 au 7 juin; et contrairement aux épisodes orageux des jours précédents, les modèles sont cette fois-ci "à l'unisson" (Arome, Icon, WRF); de plus, les orages pourraient être même importants, notamment entre minuit et 3 heures du matin; il pourrait éventuellement y avoir du très lourd pour la photo...

 

La journée est planifiée dans tous ses détails.

Vers 7 h 30 il y a du soleil, et quelques altocumulus préorageux sont visibles en direction du Jura. La matinée est plutôt chaude (température minimale de 17.4°C à Genève et 18.0°C à Lyon, provisoirement les plus élevées de l'année en cours).

 

Première surprise vers 8 h 30 en m'apercevant que le soleil n'est plus là... Une masse de nuages d'altitude, avec une grosse réserve en direction du sud-ouest, pourrait contester durablement la présence de celui-ci pour plusieurs heures...

 

 

Sur le coup de midi, le ciel est toujours très couvert, avec même quelques pluies, parfois sous forme d'averses; en raison de l'absence de soleil, la température n'a toujours pas passé la barre des 20°C... Cela m'amène quelques doutes quant à l'intensité des orages de la nuit à venir, mais les modèles avaient plus ou moins prévu cette petite incursion pluvieuse en première partie de journée.

 

En début d'après-midi, le soleil commence à s'imposer partiellement, et la température se rattrape un peu; l'ambiance devient plus chaude et lourde. Il fait jusqu'à 26.1°C à Genève et 29.1°C à Lyon.

 

Vers 15 h 40, les cumulus gonflent un peu sur le Chablais, sans devenir menaçants.

 

Sur le Jura, il n'y a pas pour l'instant de menace en vue.

 

Quelques premières cellules convectives se sont formées près du Pilat, du Livradois et le long de la Saône.

 

Puis je quitte Prilly pour me rendre à Servion en vue du concert du soir; je prends tout le matériel en vue de la nuit qui suivra, et donc une longue nuit en perspective...

Arrivée à Servion à 16h48, il y a des congestus en direction de l'est, sur les Préalpes.

 

Vers 18 heures, alors que nous faisons le soundcheck et un débriefing pour le concert, les premiers orages abordent le Jura.

 

Pendant la période de temps libre qui suit, je profite de faire un tour d'observation, mais sans mon matériel photo, je dois me contenter de mon téléphone, ce qui est mieux que rien...

Le ciel est devenu noir en direction du nord-ouest, témoins des orages qui ont franchi le Jura. Je n'ai pas entendu de coup de tonnerre. En direction de l'est, le ciel est plus clair.

 

 

Une supercellule est signalée dans la Plaine de l'Orbe vers 18 h 15, mais ce n'est qu'après 18 h 30 que je peux l'apercevoir, depuis l'entrée du théâtre Barnabé; auparavant, elle était cachée par les bois du Jorat. L'arcus devient bien visible.

 

 

L'orage s'éloigne vers le nord-est tout en s'affaiblissant; le ciel reste assez tourmenté, avec les premières gouttes.

 

Vers 19 h 30, de nouvelles cellules orageuses abordent le Jura, alors que plus au sud une zone de pluie touche l'ouest du bassin lémanique. Parallèlement, un autre chapelet de cellules convectives circule plus au sud, vers Chambéry.

 

Un peu plus tard, une zone active se réveille près du Haut-Lac.

 

 

Puis c'est l'heure du concert ! Je me coupe totalement de la situation météo pour vivre à fond ce moment exceptionnel !

 

 

Il est 23 heures lorsque nous avons quitté la scène; je me reconnecte tranquillement à la situation météo; une nouvelle zone orageuse aborde le Jura, mais va mettre un peu de temps pour s'approcher; je peux donc aller tranquillement.

 

Vers 23 h 30, je me positionne au point de vue à Servion, où je m'étais déjà rendu mercredi; le fait de l'avoir déjà visité, il est facile de m'y rendre alors qu'il fait nuit. Arrivé sur place, j'aperçois un premier flash, assez loin. La température a quand même bien fraîchi (il fait autour des 16°C).

L'orage passe plus au nord, vers Yverdon; l'activité électrique est assez sporadique, et avec très peu d'impacts.

 

 

 

Pour l'instant, ce n'est pas "la grande nuit" d'un point de vue foudre.

Alors que cet orage s'éloigne vers le nord-est, un nouvel orage aborde, une nouvelle fois le Jura; je vois que je ne suis pas très bien placé à Servion, car les crêtes du Jorat me coupent la vue vers l'ouest, sur la chaîne du Jura; peu avant minuit, je décide de me déplacer à Denges.

 

J'arrive à Denges à 0 h 45. J'ai aperçu de rares flashes en cours de route, mais ils deviennent un peu plus fréquents une fois arrivé sur place. Une nouvelle fois l'orage passe plus au nord, vers les Trois-Lacs.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vers 2 h 30, de nouvelles cellules approchent par le Jura, mais cette fois sans activité électrique; de plus, une large zone pluvieuse s'étend de plus en plus dans ma direction. La pluie commence à tomber avec bruit sur la voiture, alors qu'aucun éclair ne se manifeste...

 

 

Sur le chemin du retour, je vois quelques éclairs tomber un peu n'importe où; puis vers 3 heures, ça s'active sur le Haut-Lac, mais noyé dans la masse pluvieuse; je finis par aller dormir, bien que j'entende plusieurs coups de tonnerre pendant environ une demi-heure. Sur le Haut-Lac, il y a eu quelques coups de canon.

La fin de nuit est plus calme.

 

Samedi 7 juin, c'est un temps de traîne qui s'installe pour "clôturer" cette saga orageuse; la rareté des éclaircies fait que la température ne monte pas beaucoup; je prends une "douche céleste" au moment où j'arrive à Servion, à 17 heures, pour préparer le deuxième soir de concert. Mais cette fois-ci pas de chasse. Je vais pouvoir me donner à fond et profiter de discuter après dans le hall du théâtre.

Une petite photo prise à Servion juste avant l'averse ci-dessus.

 

Dimanche 8 juin, le temps est sec, avec un vent d'ouest parfois sensible et aussi une très forte brume due aux fumées provenant des feux de forêts du Canada; les nuages tendent à s'amonceler sur les Préalpes, ce qui fait que pendant plusieurs heures, nous serons dans l'ombre des nuages, à Saint-Légier alors que Vevey un peu plus loin est constamment restée au soleil.

L'ambiance brumeuse de la soirée:

 

Ce dimanche 8 juin, le vent de secteur ouest est assez sensible, notamment sur le Petit-Lac. Ainsi, à Genève, la température du lac chute fortement en surface avec le phénèmène d'"upwelling", qui fait remonter les eaux froides de la profondeur vers la surface.

 

Lundi 9 juin la brume due aux fumées du Canada s'épaissit, au point qu'il est difficile d'apercevoir les montagnes; le temps et par contre très ensoleillé, et annonce une semaine très sèche.

Le matin est assez frais, je relève une minimale de 11.5° sur ma sonde; il a fait 8.8°C à Genève, 10.0°C à Lyon.

Un coucher de soleil bien "embrumé".

 

Mardi 10 juin, la brume s'épaissit encore davantage, cette fois-ci aucune montagne n'est visible. Il faut bien profiter de la fraîcheur matinale car la chaleur s'accentue de jour en jour.

L'ambiance est quelque peu "fantomatique".

 

 

Il y a eu de nombreuses photos de la lune dite "aux fraises", de couleur rougeâtre.

Même topo pour le mercredi 11 juin, si ce n'est qu'en soirée la brume s'est quelque peu atténuée, et que le coucher de soleil est un peu plus clair.

 

Du 12 au 15 juin, la montée de la chaleur va s'accompagner d'une tendance aux orages plus marquée, mais qui ne devrait concerner la région lémanique uniquement dimanche, d'après les modèles de prévisions. Pendant trois jours, les orages qui se forment du Morvan au Massif central ne devraient pas franchir la ligne Rhône-Saône...

 

Jeudi 12 juin, la chaleur s'accentue, avec 33.7°C à Lyon et 28.8°C à Genève.

Il y a toujours de la brume, non seulement par les fumées du Canada, mais aussi par du sable venu du Sahara !

Dans l'après-midi, il y a une ligne de nuages d'aspect très rectiligne.

 

Ici, il y a quelques altocumulus floccus.

 

Puis le ciel est passagèrement plus chargé lorsque nous passons sous la ligne "rectiligne" de nuage. Alors qu'il tombe une ou deux gouttes, le ciel s'éclaircit déjà à l'ouest.

 

Le coucher du soleil.

 

Au final, très peu d'orages, avec une cellule assez éphémère en Maurienne, et une près de Clermont-Ferrand, qui remontera jusque vers Digoin avant de mourir en début de nuit.

15 mai 2024

13 juin 2025 - Orage surprise sur les Diablerets

Ce vendredi 13 juin devrait être un "copier-coller" de la veille selon les modèles de prévisions; quelques orages devraient apparaître l'après-midi en Valais, avant de s'éloigner rapidement en direction des Grisons.

La chaleur s'accentue. Ce matin j'enregistre ma première nuit tropicale de l'année, avec une minimale de 20.3°C chez moi, 20.0°C à Lausanne-Pully et même 21.3°C à Vevey; l'après-midi, il fait jusqu'à 32.5°C à Genève, 34.9°C à Viège et 35.1°C à Lyon.

Vers 16 heures il y a quelques cumulus sur le Jura et le Chablais. On remarquera l'ambiance toujours très sableuse.

 

 

Quelques orages se sont développés sur le Valais et se dirigent vers les Grisons, exactement comme prévu. Mais la surprise et que des cellules se forment à l'arrière, plus à l'ouest.

 

Les enclumes sont visibles en direction de l'est, depuis les hauts de Lausanne.

 

Il y a eu une autre surprise, en direction du nord-ouest. Une petite cellule a éclos sur le Jura, sans parvenir à donner de l'activité électrique. Là aussi, aucun orage n'était prévu sur le Jura.

 

Au passage, une petite macro sur un joli rosier sauvage.

 

Nouvelle surprise plus tard dans la soirée; une cellule orageuse sévit près des Diablerets. Elle est très peu mobile et se régénère par l'arrière, sur son flanc ouest.

 

Cela me fait penser qu'il y a "quelque chose" à tenter; je vais me positionner à Chardonne, où j'ai une très bonne visibilité en direction de l'orage, qui va pouvoir s'éclairer sous le soleil couchant.

J'arrive sur place à 21 heures. En direction de l'ouest il y a des nuages d'altitude avec une teinte presque bleutée.

 

En direction des Diablerets, on peut voir que l'orage est toujours actif, et qu'il se régénère par l'arrière; les bouillonnements cumuliformes vont se perdre dans la masse nuageuse de l'enclume.

 

Les couleurs crépusculaires deviennent très belles.

 

A mesure que la pénombre s'installe, l'activité électrique devient visible; les sommets bouillonnants des s'illuminent de décharges intranuageuses, et des éclairs deviennent visibles au-dessus des montagnes.

 

 

 

La convection va jusqu'à surplomber la vallée du Rhône, mais il n'y aura pas de nouvel orage dans ce secteur.

 

Il y a eu une splendide supercellule près de Rouen, qui évoquait les supercellules américaines.

 

Samedi 14 juin, toujours aucun orage attendu sur le Léman. Les orages présents entre le Morvan et le massif central ne devraient une nouvelle fois pas franchir la ligne Rhône-Saône. Les orages seront localement forts dans ce secteur, avec plusieurs supercellules, ainsi que de la foudre ramifiée, jusqu'à la nuit suivante.

Le matin, il fait une minimale de 21.3°C chez moi, deuxième nuit tropicale. La minimale a été de 22.0°C à Vevey et 20.6°C à Lausanne-Pully.

C'est donc le calme plat qui attend les concurrents de la 86ème édition de la traditionnelle régate du Bol d'Or du Léman. Seules les brises locales seront à même de gonfler les voiles...

Les cumulus restent assez mal structurés, toujours dans une ambiance sableuse.

 

Comme la veille, les orages présents en Valais se dirigent vers les Grisons, où il seront par contre beaucoup plus actifs.

 

Le panache des enclumes sera tel qu'il s'étendra jusqu'à la Croatie.

 

Durant la nuit, il y a de forts orages (supercellules) entre le Morvan et le Brionnais. Quelques jolis clichés de foudre seront réalisés par les chasseurs d'orages dans ce secteur !

 

15 mai 2024

15 juin 2025 - Violents orages entre Neuchâtel et Bienne

C'est surtout ce dimanche 15 juin que les orages sont attendus sur la région, peut-être déjà tôt dans l'après-midi, et il pourraient être localement violents. Il y a la possibilité plus tard d'orages secondaires, jusqu'en soirée. Ce ne sera pas facile car je ne serai pas dispo tout du long.

Tôt le matin, alors que je relève ma troisième nuit tropicale consécutive (minimale de 22.4°C chez moi), le ciel est menaçant, mais il n'y a pas d'orage.

 

En matinée, c'est le retour au calme plat.

 

Mais cette fois-ci, ce pourrait bien être le calme avant la tempête. La température monte rapidement, presque 28°C à 11 heures.

Dès le matin, les orages s'organisent sur le Massif Central. Vers 11 h 30, les orages sont sur le Pilat, évitant la ville de Saint-Etienne. Puis une nouvelle ligne se met en place plus au nord sur les Monts du Lyonnais, avant de se diriger rapidement vers la Bresse. Elle atteint déjà Bourg-en-Bresse à 12 h 15.

 

Les orages devraient toucher la région lémanique et le plateau romand avant 15 heures, à la lecture du radar.

Sur le coup de 13 heures, une frange de nuages blancs, accompagnée de nuages lenticulaires, vient occuper tout l'horizon sud-ouest, d'apparence peu menaçants. Cela risque d'en surprendre plus d'un notamment au bord des lacs.

 

Je vais me placer à Chardonne, où je m'étais déjà rendu vendredi soir, conscient que je pourrais être placé un peu trop au sud; l'orage risquant de longer la chaîne du Jura.

J'arrive sur place à 13 h 40. Le soleil est encore bien présent, mais il y a de nombreux cumulus, encore assez mal structurés.

 

 

L'horizon sud-ouest est un peu sombre, mais n'a toujours pas l'air si menaçant.

 

Peu avant 14 heures, le ciel d'orage se voit un peu plus nettement.

 

 

Vers 14 h 15, je reçois de brutales rafales de vent, le lac se couvre localement de "moirures", un aspect typique du lac lorsqu'il lors reçoit les premiers coups de vent.

Le gros de l'orage file effectivement plus au nord, il aborde très rapidement la région des Trois-Lacs.

 

 

Vers 14 h 30, le lac est déjà en train de moutonner. En revanche, l'averse orageuse est très dispersée et n'a même plus d'activité électrique.

 

Peu avant 15 heures, une autres averse reprend une certaine densité sur la rive sud, mais toujours sans activité électrique, alors que le ciel devient déjà plus clair en direction de l'ouest.

 

A 15 h 15, le ciel bleu est visible sur l'horizon sud-ouest, alors que tombe encore les dernières pluies.

 

C'est la région entre Neuchâtel et Bienne qui a le plus souffert. Les rafales ont soufflé jusqu'à 140 km/h à Neuchâtel, endommageant les structures et le matériel du festival Festineuch, avec des tentes qui se sont envolées. Les dégâts sont tels que la suite du festival ne pourra tout simplement plus avoir lieu.

https://www.rts.ch/info/regions/neuchatel/2025/article/festi-neuch-evacuation-inedite-apres-un-violent-orage-a-neuchatel-28914973.html

 

Peu avant 16 heures, le front orageux est déjà entre Bâle et Soleur.

 

Le soleil est revenu sur le Léman, on peut encore voir au loin la frange de l'enclume.

 

Pas de front secondaire à l'horizon dans l'immédiat, bien qu'il y ait quelques convections sur le Jura.

 

Le ciel prend toutefois un aspect à nouveau plus chargé et instable 18 h 30.

 

 

Sur le coup de 19 heures, alors que je dois retourner sur Lausanne, je passe juste à côté d'une averse assez compacte et survenue très rapidement sur le Haut-Lac.

 

La fin de la soirée sera plus calme, et malgré quelques beaux bourgeonnements, il n'y aura pas de nouvel orage.

 

 

La semaine suivante s'annonce calme, très ensoleillée, et de plus en plus chaude

Lundi 16 juin, la bise souffle de manière sensible; il fait très beau et agréablement chaud. Il y a eu des orages en Italie, surtout en Lombardie et en Toscane, puis ensuite plus au sud dans la péninsule.

 

Mardi 17 juin, c'est plein soleil, sans le moindre nuage. La petite fraîcheur matinale fait place à la chaleur de l'après-midi; une chaleur encore tempérée par un léger flux d'est, qui parvient à retenir l'air bouillonnant provenant de la "marmite" ibérique, et qui va gagner du terrain au fil des jours.

Le temps sec commence à se faire sentir en surface; après une fin de printemps fort verdoyant, les premiers gazons jaunissent dans les coins les plus exposés.

15 mai 2024

19 juin 2025 - nouvelle surprise près des Diablerets !

Ce jeudi 19 juin, les orages devraient rester loin au sud, sur les Alpes méridionales, près de la Méditerranée, ainsi que sur le versant italien. Ni le modèle Arome ni Icon ne prévoient d'orage au nord des Alpes ni sur le Jura, et les cumulus devraient simplement rester "décoratifs". Seul WRF fait un peu exception.

La chaleur s'accentue et la température repasse la barre des 30°C (31.2°C à Sion, 32.3°C à Lyon, 29.9°C à Genève). Il a fait par ailleurs une température minimale de 25.1°C à Menton.

 

Mais surprise sur le coup de 17 h 30:

 

 

Un orage a réussi à éclore près de la chaîne des Diablerets, de manière très similaire à celui du 13 juin dernier, si ce n'est qu'il survient plus tôt dans la journée. Les principaux modèles se font déjouer pour la seconde fois en moins d'une semaine...

La "bébête" est en plus très jolie, avec une enclume bien dessinée, et de nombreux cumulus sur son flanc ouest, qui permet à l'orage de se régénérer et d'avoir une certaine durée de vie.

 

Sur le Jura, il y a quelques congestus; ils poussent très vite, mais par manque d'humidité, ils se disloquent rapidement.

 

 

Vendredi 20 juin, la situation est assez similaire à la veille; cependant, les orages devraient gagner un peu de terrain dans les Alpes, notamment en Valais. Kéraunos ajoute un léger risque pour la chaîne du Jura, ce que les modèles n'entrevoient pas autrement.

Vers 16 h 30, la région des Diablerets se voient gratifier d'un nouvel orage; cependant celui est un peu moins vigoureux que les deux précédents.

 

Sur le Jura, les bourgeonnements sont plus nombreux que la veille, mais sont encore assez mal structurés.

 

En directioon du Chablais, ça bourgeonne aussi pas mal.

 

C'est finalement une bonne partie de la chaîne alpine qui se retrouve recouverte de cellules orageuses, souvent très peu mobiles. Localement il y a eu de gros cumuls, notamment 58.3 mm à La Fourie et 55.5 mm à Veynes (Hautes-Alpes), où il y a eu de la grêle.

 

Le panache de ces orages est compact et a atteint la Méditerranée, notamment du côté de Nice. On voit que la limite nord-ouest, à la limite des orages les plus actifs, est très tranchée.

 

Les panaches d'enclumes se voient très bien depuis la région lémanique, en direction du Sud.

 

Sur le Jura, ça semble vouloir s'activer de plus en plus au cours de la soirée.

 

Le soleil se couche à 21 h 14, un des soirs les plus tardifs, à un jour seulement du solstice.

 

Dernière surprise à 21 heures en direction de Genève; alors que tout semblait fini, un orage se réactive sur le bassin genevois et le Pays de Gex; j'aurais peut-être la chance d'avoir quelques éclairs lointains.

 

 

 

Mais au final il n'y aura rien "dans la boîte". La nuit est calme.

 

15 mai 2024

21 juin 2025 - Déluge-surprise à Lausanne !

Ce samedi 21 juin, le risque orageux devrait être un peu plus marqué.

La présence d'une goutte froide devrait accentuer l'instabilité. Celle-ci ne se voit qu'à peine sur les cartes (500 hPA); en revanche, il y a une forte anomalie de basse tropopause (à environ 7000 m) attendue au cours de l'après-midi, surtout sur la Suisse centrale.

 

En matinée, il y a quelques orages, peu mobiles, sur le Tessin.

 

Le devoir m'appelle et je ne pourrai pas beaucoup suivre l'évolution météo de cette journée. Les modèles sont très timorés quant à l'intensité de ces orages, notamment Arome et Icon, ne voyant que de faibles cellules surtout sur les reliefs; seul WRF, habituellement "généreux" pour les orages orographiques, met des intensités plus fortes. Je ne m'attends du coup pas à grand-chose.

 

Le matin est tout bleu, sans le moindre nuage.

C'est sur le coup de midi que j'aperçois les premiers cumulus sur le Jura. J'ai juste le temps de prendre une photo à l'arrache à 12 h 40.

 

Alors que je suis en train de me déplacer vers Fribourg, je vois un alignement de cumulus qui poussent rapidement sur le Jura, comme autant de "poings levés"...

Avant même d'être arrivé à Fribourg, certaines de ces convections ont déjà généré de petites enclumes, venant même voiler deux fois le soleil près de Fribourg.

Une autre photo prise à l'arrache à Fribourg, vers 14 h 10; ça bourgeonne aussi de l'autre côté, sur les Alpes, et on peut voir en haut à droite l'un des panaches provenant du Jura.

 

Ensuite, j'ai pu voir que depuis 15 heures, il n'y a plus de soleil; je pense alors qu'une bonne partie du ciel s'est recouverte du panache des enclumes, fusionnant les uns les autres.

Je n'ai que les cartes consultées à posteriori qui me donnent une situation plus précise. Vers 15 heures, il y a une cellule active près de Morges, et d'autres plus au nord sur le Jura, ainsi que sur les Alpes.

 

Vers 16 h 20 ça s'est calmé sur le Léman, mais c'est devenu très actif sur les Trois-Lacs.

 

C'est seulement à 18 heures que je peux reprendre le contact "visuel" avec le ciel; voila trois heures que le soleil s'est caché. Le ciel est singulièrement couvert, avec des bases nuageuses un peu turbulentes. Les sols sont secs, il fait chaud et lourd.

 

Avec l'anomalie de tropopause qui s'éloigne rapidement vers l'Italie, je pense que les orages se sont déjà désactivés; je suis encore loin de douter qu'au même moment, c'est le déluge à Lausanne, située pile sous une cellule orageuse, petite mais très peu mobile.

 

Sur la route du retour, je vois davantage la situation; le ciel couvert est parsemé de zones plus lumineuses, d'où filtrent les rayons du soleil, et quelques rideaux de pluie, apparemment faible. C'est en approchant peu à peu la région lémanique qu'il me semble voir quelques quelque chose de plus "sérieux".

C'est peu après 18 h 30, une fois à hauteur de Chardonne, que je commence vraiment à prendre le "pouls" de cet orage; à partir de là, c'est le "car-wash", pendant près d'un quart d'heure, avec les bouchons. Une fois arrivé vers la station-service du Lavaux, la pluie s'arrête, d'un coup, comme "par magie", au même moment qu'un soleil éclatant réapparait !

Le thermomètre de la voiture en a quand même profité pour chuter à 16°C au plus fort de l'averse ! La température a par ailleurs chuté à 18.8°C à la station de Lausanne-Pully sous l'orage, alors qu'au même moment il a fait 32.5°C à Genève, restée à l'écart des orages. Il est tombé 33 mm à Lausanne-Pully, rien à Genève.

 

Ce n'est qu'à 19 h 30 que je retrouve mon matériel photo habituel, et que je peux prendre quelques photos de l'orage en évacuation, en direction des Alpes.

 

 

Le ciel est tout dégagé en direction de l'ouest.

 

Il a fait très chaud sur une bonne partie de la France, notamment 39.4°C à Carcassonne, 36.6°C à Valence, 34.8°C à Lyon.

 

La nuit est calme.

Vers 22 h 30, un orage sur le Golfe de Gênes a émis des red sprites (farfadets), visibles depuis la région lémanique.

 

 

22 et 23 juin 2025 - Orages difficiles à cerner

Au départ, la nuit du 22 au 23 juin (dimanche à lundi) laissait augurer une situation orageuse potentielle très photogénique (temps très chaud à l'avant d'un front froid). Cependant, à l'approche du jour J, les modèles se sont beaucoup "dégonflés", beaucoup de scénarios ne mettant tout simplement plus rien du tout. La situation reste malgré tout à surveiller.

 

Le matin, il y a quelques cirrus roses.

 

En journée les cumulus restent anecdotiques. Je me trouve du côté de Chexbres.

 

En soirée, il n'y a même plus aucun nuage en direction des Alpes. La chaleur est écrasante, il a fait jusqu'à 33.4°C à Genève et 36.3°C à Lyon.

 

Des orages se sont formés loin à l'ouest, sur le Massif central. Au moment du coucher du soleil, le panache de ces orages parvient en région lémanique.

 

Une consultation au radar laisse entrevoir trois foyers en direction de l'ouest; le premier entre Mâcon et Châlon-sur-Saône, bien actif, le deuxième au nord de Lyon (qui a donné quelques beaux impacts ramifiés en air sec, sous une base élevée) et le troisième près de Vienne (Isère). Il y a une large zone humide à l'avant, et c'est là où ça peut être intéressant; c'est l'intrusion de cette zone humide sur le bassin lémanique où réside de très bons indices convectifs (CAPE) pendant la nuit; cela pourrait augurer des orages à bases élevées.

 

Je vais me placer à Denges, car dans un premier temps c'est en direction du Jura que ça semble être le plus intéressant. J'arrive sur place à 22 h 50. Pendant un long instant, j'aperçois les flashes lointains du noyau orageux qui parcourt la Saône-et-Loire. Cet orage a lâché quelques farfadets (ou sylphes rouges ou red sprites).

Peu avant 1 heure, une cellule orageuse surgit à l'est du front, mais bien plus au nord que prévu; l'activité électrique est parcimonieuse, et j'attrape cet unique impact, tombé, pile sur la frontière franco-suisse près du Val de Travers.

 

Plus tard dans la nuit, la "mayonnaise" ne semble pas vouloir prendre sur le bassin lémanique; le ciel reste singulièrement couvert.

 

Lundi 23 juin les orages restent toujours difficiles à cerner, même en journée. Je relève chez moi une température minimale de 22.8°C, ce qui en fait provisoirement la plus chaude de l'année, battant la matinée du 15 juin. Il a fait une température minimale de 21.1°C à Genève-Cointrin, 21.6°C à Lausanne-Pully, 22.4°C à Vevey, 21.5°C à Lyon-Bron.

Le ciel matinal est déjà d'aspect bien instable.

 

Vers 7 h 30, alors que je me trouve près de la cathédrale de Lausanne, une averse est en approche.

 

 

Peu avant 8 heures, l'averse est passée sur Lausanne, et s'évacue en direction du nord-est. Le soleil revient, dans une ambiance moite. Il n'y a pas eu d'activité électrique.

 

Peu après dans la matinée, de nouveaux nuages menaçants apparaissent à l'ouest.

 

Une deuxième ligne orageuse, cette fois avec des coups de tonnerre, frôle Lausanne par le sud vers 10 h - 10 h 30, concernant aussi la rive savoisienne.

 

A partir de midi, le front orageux s'est décalé vers l'est, le ciel prend un aspect moins menaçant.

 

Avec l'accumulation de chaleur l'après-midi, de nouveaux congestus parviennent à gonfler un peu, mais pas jusqu'à de nouveaux orages. Des orages séviront plus au sud, notamment dans l'Isère.

 

Le vent d'ouest est assez sensible en soirée.

Il y a eu durant la nuit des nuages noctulescents qui ont pu être observés.

 

 

Mardi 24 juin, sous l'influence d'une dorsale anticyclonique, c'est "tempête de ciel bleu", et la chaleur regagne du terrain (31.4°C à Genève, 33.1°C à Lyon). Les 40°C ont été franchis dans le Languedoc avec  40.9°C à Argelier (Aude).

Des cirrus ont circulé en soirée, ils deviennent tout roses au crépuscule.

 

 

J'ai fait une "tentative" de chasse aux nuages noctulescents (qui ont été aperçus la nuit précédente), mais sans succès.

 

Il y a eu dans la soirée et la nuit de forts orages sur la côte d'Aquitaine.

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