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Orages sur Léman

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14 mai 2024

9 juillet 2026 - Chasse à l'orage en Pays Basque !

Durant le séjour, j'ai surveillé ces deux journées du 9 et 10 juillet, possiblement orageuses. Au départ, c'était plutôt la soirée du vendredi 10 qui s'avérait la plus orageuse selon les prévisions; mais à l'approche de l'échéance, cette occurrence se reporte davantage sur la soirée du jeudi 9. Le modèle Arome voit assez régulièrement des cellules orageuses remonter d'Espagne et déborder la frange occidentale des Pyrénées, avec une CAPE limitée mais néanmoins suffisante en cas de forçage, et des points de rosée très élevés. Ce scénario n'est pas trop repris par les autres modèles qui mettent souvent rien. Quant à la journée du 10, le risque orageux est décalé très loin au nord et à l'est du Pays Basque, qui resterait très en arrière de la situation.

 

Avec Vincent, nous avons convenu que s'il y a une chasse à l'orage à faire, c'est pour ce soir ! Le "target" de la soirée est le Mont Artzamendi, tout près de la frontière espagnole, il sera nécessaire de se décaler vers le sud. Le départ est fixé à 21 h 00, afin d'arriver sur place un peu avant la nuit. Reste à savoir combien nous serons pour cette chasse à l'orage...

 

Le matin, le ciel est plutôt gris; les entrées maritimes sont de retour. Il fait déjà 21°C au lever du jour.

 

Dès 9 heures, le ciel s'éclaircit, et rapidement, c'est le plein soleil.

 

En attendant les orages du soir, il est temps de profiter de la journée; en début d'après-midi, je me rends avec Nathalie à Espelette, pour une petite visite guidée et une dégustation du piment d'Espelette. La visite est très sympathique, et aussi très instructive, au coeur des plantations de piment.

 

Puis nous faisons une petite visite d'Espelette, avec le village et le château.

 

Puis aussi l'église; comme celle de Cambo, elle est dotée d'une galerie de plusieurs étages sur laquelle il est possible de monter.

 

Vers 16 h 30, de multiples petites enclumes sont visibles en direction des Pyrénées. Ce n'est pas encore la situation orageuse proprement dite, mais un peu d'activité diurne habituelle sur les reliefs.

 

Après quelques courses, retour au gîte. Vers 18 heures, les enclumes en direction des Pyrénées se sont plus ou moins étalées.

 

La ligne d'orage s'est mise en place du côté espagnol, exactement comme l'avait vu le modèle Arome.

Vers 20 heures le principal foyer orageux est à l'ouest de Pampelune et remonte peu à peu en direction de San Sebastián. D'autres foyers orageux éclatent plus à l'est.

 

Avec Vincent, nous sommes assez optimistes pour la soirée, et maintenons notre départ pour 21 heures, même si vu du gîte, le ciel semble peu engageant, avec les nuages qui se sont étalés et n'ont plus rien de menaçant. Mais gare aux apparences, les orages pourraient cacher leur jeu !

 

Finalement, bien peu de monde semble "emballé" pour partir en chasse à l'orage. Il faut dire que le repas du soir n'as pas encore été servi... Il peut aussi y avoir des raisons plus "footballistiques" que "météorologiques", car à 22 heures l'équipe de France joue contre le Maroc pour le Mondial ! Beaucoup sont persuadés qu'il ne se passera rien !

 

C'est donc à deux que nous partons, Vincent et moi, en chasse à l'orage.

 

Départ 21 h 06, direction le mont Artzamendi, via Hasparren, Cambo et Itxassou.

En cours de route, des nuages bas font leur apparition. S'ils deviennent trop nombreux, ils pourraient être gênants. Cela dit, le mont Artzamendi étant à 926 m d'altitude, il y a des chances d'être au-dessus de la mer de nuages.

 

Vers 21 h 30, nous avons passé Itxassou et commençons l'approche du Mont Artzamendi. Le chemin devient sauvage et pittoresque avec d'abord le défilé du "Pas de Roland", le long de la Nive entre les flances du Mondarrain et mont Arrokagaray.

 

Puis c'est l'ascension du mont Artzamendi, toute aussi pittoresque, avec routes étroites et sinueuses, et avec vaches, chevaux et moutons au milieu de la route !

 

Vers 21 h 50, peu avant l'arrivée au sommet, le paysage devient saisissant avec les lueurs crépusculaires et la mer de nuages qui redescend en "griffes" sur le Mondarrain, juste en face.

 

Nous arrivons au sommet du Mont Artzamendi quasiment à 22 heures pile. Le sommet est occupé par une grosse station télécom, entourée de barrières, qu'il faudra contourner selon le point de vue que nous cherchons. Il y a plusieurs vans installés au sommet, mais ce ne sont pas des chasseurs d'orages; plutôt des gens venus suivre le match en toute tranquillité loin de la ville...

Les orages sont toujours bien présents du côté espagnol. Plus qu'à attendre qu'ils s'approchent !

 

Nous nous installons sur le flanc ouest du sommet. Je profite de faire quelques photos de la mer de nuages.

 

 

 

Il est 22 h 16 lorsque j'aperçois le premier flash, en direction de l'Espagne.

Vers 22 h 25 nous nous replaçons sur le côté sud, en contournant l'installation télécom. Les sommets des cumulonimbus sont de plus en plus visibles, alors que la mer de nuages est toujours là.

 

Il est 22 h 35 lorsque je parviens à capturer le premier impact, encore très lointain. Pas moins de 3 foyers orageux distincts sont observables.

 

Nous réalisons tous les deux un "vieux rêve", celui de prendre en photo un impact de foudre, doublé d'une mer de nuages !

 

 

 

Le stratus semble de plus en plus "soulevé" par l'orage approchant, et gagne de l'altitude. En fait, il risque de nous engloutir dans le brouillard !

 

Et c'est ce qui va arriver; à 22 h 52 nous nous retrouvons dans la "peuf", sans savoir combien de temps cela va durer !

 

Dix minutes plus tard, le brouillard se lève et la visibilité redevient bonne, provisoirement. Car d'autres nappes de nuages bas pourraient nous atteindre à nouveau...

Il est 23 h 15 lorsque nous nous retrouvons dans la "peuf", pour la deuxième fois. Des flashes filtrent parfois à travers le brouillard.

Après dix minutes, ça se dégage à nouveau.

 

Vers 23 h 35, l'orage le plus actif est situé à l'ouest, à l'approche de San Sebastián. L'activité électrique est plutôt internuageuse, avec parfois des impacts de foudre.

 

 

Il y a de nouveau des impacts sur le coup de 23 h 40.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vers 0 h 20 l'orage approche de Hendaye. Il y a toujours deux autres foyers orageux plus à l'est, du côté espagnol.

 

Cependant, l'activité se réveille justement sur l'un des deux autres foyers, en direction du sud-est, avec des impacts de foudre de plus en plus puissants. Je décide de "laisser" l'orage de Hendaye pour me tourner vers ce nouveau foyer, vers le sud-est. Cet orage approche Saint-Jean-Pied-de-Port.

 

 

 

 

 

L'activité foudre devient très fréquente sur le coup de 0 h 30. Quasiment chaque pose de 30 secondes est dotée de foudre !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vers 0 h 45, l'activité foudre s'espace quelque peu, mais ça reste très actif !

 

 

 

 

 

 

 

Il est 1 heure, et le spectacle n'est toujours pas terminé !

 

 

 

 

Vers 1 h 10, la présence de plus en plus insistante de gros flashes intranuageux, bien puissants, quasiment au zénith, alors que nous recevons quelques gouttes, nous incite à nous rapprocher de la voiture.

L'activité électrique est toutefois en train de décliner.

 

Il est 1 h 30 lorsque nous décidons de quitter les lieux et de rentrer. La soirée a réussi au-delà de toute espérance, car selon les modèles, l'activité orageuse aurait dû "cesser" bien avant minuit ! Du tout bénéf, et voilà qui vient bien enrichir ma saison 2026, qui devient vraiment appréciable.

 

Lors de notre redescente du Mont Artzamendi, quelques énormes éclairs internuageux viennent encore nous illuminer.

Lorsque nous sommes à hauteur de Hasparren, la pluie devient plus soutenue. Puis 10 minutes avant d'arriver au gîte, il y a des flashes. Il y a encore ici ou là de l'activité électrique.

Nous arrivons au gîte juste avant 3 heures, le temps d'observer un lever de lune, en fin croissant, qui vient juste de passer l'horizon !

 

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14 mai 2024

Le retour mouvementé du Pays Basque au Léman - l'orage manqué du 10 juillet 2026

Le vendredi 10 juillet, c'est notre dernière journée dans le Pays Basque. Je me réserve une journée "tranquillou", pour récupérer de la folle nuit de chasse qui vient de s'achever.

Le gros des orages devrait éclater loin au nord et à l'est. C'est plutôt le nord de la Gascogne, le Périgord, le Quercy qui devraient être concernés. Cependant, quelques débordement diurnes provenant des Pyrénées ne sont pas exclus.

 

Le matin, le ciel a un aspect assez préorageux, avec de nombreux nuages d'altitude.

 

 

Plus tard en matinée, les nuages bas (entrées maritimes) s'invitent à leur tour, assombrissant quelque peu le ciel.

 

Vers midi, les stratus disparaissent, laissant à nouveau le soleil briller.

 

Vers 15 h 30, le tonnerre se fait entendre au loin. Un orage sévit plus à l'est.

 

Il y a un peu de turbulence au zénith.

 

Vers 17 h 30 un nouvel orage circule au sud-est, avec quelques grondements lointains.

 

Quelques mammatus se forment sur le flanc de cet orage.

 

Encore quelques turbulences sur le coup de 20 heures, avant une soirée très calme.

 

 

Samedi 11 juillet, l'heure va arriver de se dire au revoir...

Encore un dernier lever de soleil

 

Il est 9 h 30 lorsque je quitte le gîte pour rejoindre la gare de Bayonne.

Une fois arrivés à Bayonne, les nouvelles ne sont pas bonnes; le train en provenance de Hendaye aura 1 h 10 de retard !

Celui-ci quitte Bayonne à 12 h 55 au lieu de 11 h 46.

Il fait très beau temps lors du trajet. Cependant, à hauteur de Tours, le ciel est plus nuageux, en lien avec le reste d'orage qui ont concerné ce secteur en matinée.

 

Le train arrive à Montparnasse à 17 h 13; il a conservé son retard de 70 minutes durant à peu près tout le trajet. Il me reste trois quarts d'heure pour rejoindre la gare de Lyon. Cela va être "ric-rac" au vu du temps qu'il faut pour s'extraire de la gare de Montparnasse, et entrer dans celle de Lyon.

 

Une fois arrivé en gare de Lyon, il est trop tard ! La correspondance est rompue. De plus, c'était le dernier train du jour en direction de Lausanne.  Je vais donc rester à Paris plus longtemps que prévu... La SNCF m'a fait un nouveau billet pour dimanche matin, et m'a payé une nuit d'hôtel.

 

Je rejoins donc mon hôtel, situé de l'autre côté de la Seine, non loin de la gare d'Austerlitz. Après avoir posé le gros bagage, je vais profiter de la soirée pour arpenter les quais de Seine.

La soirée est très chaude. Il a fait l'après-midi jusqu'à 36.7°C à Paris Montsouris.

Petit passage près de Notre-Dame, et vue sur les bateaux-mouche surpeuplés...

 

Le coucher du soleil depuis le ponts des Arts.

 

 

Dimanche 12 juillet, je quitte ma chambre tôt le matin; je profite de faire un lever de soleil, sur le quai de Seine vers Bercy.

 

Je profite d'un petit déjeuner copieux que l'on m'a offert à l'hôtel Mercure, avant de rejoindre la gare de Lyon.

Le voyage en TGV se déroule sans histoire. Cela dit, la ligne passe non loin de la forêt de Fontainebleau, et je suis passé en fait que quelques heures avant les énormes feux de forêt.

 

Encore une photo arrachée lors du franchissement de la Saône. (quelques reflets de vitres...)

 

J'arrive à Lausanne à 11 h 30.

 

 

Petit retour sur la météo lémanique, lorsque j'étais dans le Pays Basque.

Du 4 au 6 juillet, le temps est très ensoleillé, sans aucun nuage, chaud mais sans canicule, et des nuits légèrement plus fraîches. Avec un flux plutôt orienté au nord-est, la bise souffle, parfois sensiblement.

 

Mardi 7 juillet, le ciel est plus laiteux, et la chaleur s'accentue aussi: 32.7°C à Genève, 33.5°C à Sion, 33.4°C à Payerne, 37.0°C à Lyon.

 

Mercredi 8 juillet, le soleil est à nouveau implacable. Il fait 34.3°C à Genève, et 36.3°C à Lyon.

Il y a un incendie de forêt dans le secteur de Nantua. Le panache de fumée est probablement visible de la région lémanique.

 

Jeudi 9 juillet, même topo. Il fait 33.8°C à Genève et 35.4°C à Lyon.

Les orages restent cantonnés assez loin, dans les Alpes méridionales.

 

 

Vendredi 10 juillet, le risque orageux s'accentue un peu en région lémanique. Bien que le gros des orages concerne principalement les Alpes méridionales, un débordement jusqu'au Léman n'est pas exclu, en soirée,  dans la nuit et le lendemain, et est même vu par certains modèles.

Il fait jusqu'à 34.6°C à Genève, 37.9°C à Lyon, 34.3°C à Payerne, 34.1°C à Sion.

 

Vers 17 h 30, il y a une première cellule orageuse sur le Jura.

Vers 20 h 30, les orages s'activent sur Genève et le Petit-Lac. Ces orages en fin de journée s'accompagnent d'impacts ramifiés. Les collègues placés au Salève ont pu faire des clichés assez spectaculaires !

 

Alors que la nuit commence, l'activité orageuse se poursuit tout en se déplaçant très lentement sur la rive savoisienne du lac. L'activité électrique se fait avec de fréquents impacts de foudre.

 

 

Le samedi 11 juillet, entre 4 h 30 et 6 h 30, une nouvelle activité se met en place, à l'aube, sur Genève et l'ouest lémanique.

 

Une nouvelle fois, de très beaux clichés ont été pris depuis le Salève.

 

D'autres orages, plus isolés éclatent dans l'après-midi avant une soirée calme.

Il fait jusqu'à 34.7°C à Genève et 35.7°C à Lyon (min. 22.8°C).

 

 

Dimanche 12 juillet, le temps est très ensoleillé, avec de rares cumulus.

La bise souffle parfois sensiblement.

 

Il fait 34.5°C à Genève, 33.8°C à Payerne, 34.8°C à Bâle-Binningen, 34.7°C à Sion, 38.5°C à Lyon.

 

 

Lundi 13 juillet, le flux s'oriente à nouveau au sud-ouest.

Les nuages d'altitude sont plus nombreux aussi.

 

Durant l'après-midi, le ciel est couvert avec même quelques gouttes...

 

Les températures maximales sont du coup quelque peu limitées autour du Léman. Il fait 31.6°C à Genève, mais 35.5°C à Bâle-Binningen et 37.5°C à Lyon (min. 24.4°C).

 

En soirée, il y a un peu de convection au-dessus du Léman, mais celle-ci est mal structurée.

 

Finalement, les orages restent très loin au nord et à l'ouest. Il y a eu 14839 éclairs sur la France, principalement sur l'Alsace, la Lorraine, le Morvan, mais aussi entre la Bretagne et Paris.

 

 

Mardi 14 juillet, les modèles voient quelques orages très diurnes, se terminant assez tôt, et se développer plutôt à l'est, dans le dos, en Suisse alémanique.

Le matin, il y a des bancs d'altocumulus floccus.

 

Vers midi, il y a quelques congestus sur le Jura, d'assez faible ampleur.

 

Dans l'après-midi, les orages se forment effectivement dans le dos, en Suisse alémanique.

 

Vers 17 heures, un congestus qui a poussé très vite sur le Jura se fait littéralement déchiqueter.

 

Mais un autre congestus, bien plus compact, fait son apparition pas très loin vers le nord.

 

Il est même bien bouillonnant.

 

Mais il ne parviendra pas, lui non plus, à l'orage. Les orages les plus actifs restent loin à l'est.

 

La nuit devrait être calme. Cependant, le modèle ICON-CH, met le passage en fin de nuit d'une zone humide, un peu au nord du Léman, qui pourrait éventuellement faire éclore des orages à base élevée (un peu à l'image du 25 juin 2025). Mais il est seul à modéliser cela, les autres modèles ne voient rien.

14 mai 2024

15 juillet 2026 - Orages en série (1)

Premier orage

 

L'aventure orageuse commence tôt ce mercredi 15 juillet. Réveillé singulièrement vers 3 h 30 (alors que je n'avais pas mis de réveil), je jette un coup d'oeil à l'image radar, et vois qu'il y a quelques zones humides circulant d'ouest en est sur le Jura, au nord du Léman, et qu'il y a même quelques cellules orageuses dans le secteur de Dole, avec une tendance à l'extension vers le sud.

 

Le scénario qu'avait vu le modèle ICON-CH en solitaire semble du coup se concrétiser. Les cellules tendent à prendre de l'ampleur, sans doute aidées par un puissant courant-jet qui circule d'ouest en est. L'activité électrique est assez disparate, mais après un petit moment d'attente, je décide de tenter ma chance et de partir en chasse. Il ne reste plus beaucoup de temps avant que le jour ne se lève !

 

J'arrive au point de vue de Denges à 4 h 50. En cours de route, j'ai aperçu quelques flashes en direction du Jura. L'aube commence déjà à pointer au nord-est.

 

J'installe deux appareils photo (un avec grand angle, l'autre avec téléobjectif) en direction du Jura, et ajuste leur position au fur et à mesure que je repère où sont les foyers orageux.

Il est 5 h 01 lorsque j'attrape les premiers impacts de foudre.

 

L'orage se trouve environ 30 km au nord de ma position, et se déplace en direction d'Yverdon. L'activité électrique devient rapidement soutenue.

 

 

 

 

 

 

 

Avec le montée du jour, je dois peu à peu raccourcir le temps de pose, avant de passer plus tard à la cellule de déclenchement (V6). Cet orage me rappelle l'ambiance matinale du 7 août 2024, où j'étais venu ici même.

L'orage se déplace de plus en plus dans le secteur d'Yverdon, avec plusieurs foyers orageux distincts. De gros congestus se développent en direction du nord-est aussi.

 

En direction du sud-est, il y a de multiples bandes d'afflux.

 

Retour sur l'orage, avec cet impact bien ramifié, à 5 h 14.

 

 

 

 

 

 

 

A 5 h 40, cet impact s'accompagne d'une sphère lumineuse au point d'impact au sol.

 

Quelques impacts capturés avec la cellule de déclenchement (la V6).

 

 

 

 

Vers 6 h 05 l'activité électrique tend à s'estomper. Il est 6 h 30 lorsque je décide de retourner au bercail, content d'avoir "sauvé" cette petite situation matinale, que j'aurais pu carrément la louper, n'ayant pas mis de réveil !

 

La température minimale est très élevée chez moi, avec 24.8°C, et il fait déjà 28°C à 9 heures.

 

Deuxième orage

 

Sur le coup de 9 heures, un premier front orageux, plutôt disloqué, sévit du Morvan au sud lyonnais, puis un deuxième, plus compact, concerne pour l'instant l'est du Limousin. Ces deux systèmes se déplacent très rapidement vers l'est, pilotés par le puissant courant-jet d'altitude.

 

Vers 11 heures, le premier front orageux a disparu dans sa partie sud, mais reste actif au nord, avec des cellules atteignant les Trois-Lacs. Le deuxième front est quant à lui actif beaucoup plus au sud, vers Saint-Etienne et Lyon.

 

Le ciel n'est pas encore trop menaçant.

 

Vers 12 h 30, le ciel a un aspect bien plus préorageux.

 

Le deuxième front passe bien plus au sud, mais tend à faire une extension au nord, avec l'apparition de nouvelles cellules vers Genève.

 

Je vais me poster à 13 heures au point de vue, près de chez moi. Le ciel est déjà plombé en direction de Genève. La cellule de déclenchement réagit déjà.

 

Il est 13 h 10 lorsqu'un impact tombe par surprise beaucoup plus près, près de Saint-Sulpice. L'impact de foudre a été très "staccato", du coup la cellule n'a capturé que la fin de l'impulsion.

 

Ce premier orage glisse sur le lac, juste au sud de ma position. Un autre éclair à l'avant de l'averse est capturé avec un peu plus de succès, vers 13 h 15.

 

Alors que cet orage se dirige rapidement vers le Haut-Lac, une deuxième cellule apparaît derrière, près du Mont-Tendre.

 

Le nouvel orage est rapidement en approche. L'activité intranuageuse (pas forcément visible à l'oeil) affole littéralement la cellule de déclenchement.

 

 

Une grosse zone de pluie s'étale de plus en plus à l'avant. Je vais m'abriter un peu plus loin, le temps que cela passe. L'orage est devenu un MCS assez étendu. La pluie va faire beaucoup de bien en ces temps très secs ! Le tonnerre intranuageux gronde presque en continu.

Quand la pluie faiblit un peu, je rentre à la maison; sur le chemin du retour, il y a eu deux gros éclairs internuageux presque au zénith, et une fois rentré, vers 14 h 03, il y a eu un gros impact positif tombé pas très loin... La température a chuté à 22°C.

Sur le Haut-Lac, le tonnerre a grondé en continu, "en moteur d'avion", sans coups de foudre.

 

Vers 14 h 30, il y a des mammatus à l'arrière de l'orage.

 

Plus tard dans l'après-midi, le soleil revient dans un ciel souvent "blanc". Des orages circulent sous le "jet", plus au nord, comme ici, avec ce cumulonimbus dans la région de Dijon, visible depuis la région lausannoise.

 

Durant l'après-midi, il y a eu un orage "en V" sur l'Ardèche, le secteur d'Aubenas se trouvant au coeur du système, qui a donné 13'000 éclairs en une heure, et des rafales à 115 km/h.

 

Troisième orage

Quid de la suite ? Un train de cellules orageuse circule plus au nord, qui devrait s'approcher un peu, mais rester au final bien au nord de la région lémanique.

 

Les choses ne commencent pas très bien puisqu'à 18 h 25 j'ai droit à une coupure l'électricité, qui touche tout le quartier... Le "jus" revient à 19 h 45. Le "train de cellules" est toujours là.

 

Je décide pour le coup de me décaler plus au nord pour la soirée, et pourquoi pas la nuit. Je quitte Prilly à 20 h 10 pour me rendre à un point de vue que j'ai repéré à Châtonnaye, non loin de Payerne, qui a une très bonne vue sur le Jura.

En cours de route, j'aperçois pile devant moi un très beau cumulonimbus, en direction du nord, avec un bord très tranché.

J'arrive à Châtonnaye sur le coup de 21 heures. Le cumulonimbus aperçu en cours de route est toujours là, même s'il a moins d'allure que tout à l'heure.

 

En direction de l'ouest, le ciel n'est pas encore menaçant.

 

Vers 21 h 30, il y a un sommet pénétrant qui déborde d'une ancienne enclume, en direction du nord-nord-est, et qui flashe de temps en temps.

 

Vers 21 h 45, les sommets de cumulonimbus deviennent visibles au loin à l'ouest.

 

Au fur et à mesure que la nuit tombe, les flashes deviennent visibles et de plus en plus fréquents, mais surtout au nord.

Puis vers 22 h 30, j'attrape les premiers impacts dans ce secteur, assez lointains, au téléobjectif.

 

 

 

Vers 22 h 40, cette cellule au nord-est devient une pile électrique, avec une activité intranuageuse incessante.

 

 

 

 

L'activité électrique s'estompe alors que cet orage s'éloigne.

Vient un petit temps d'attente. De nouveaux orages arrivent par l'ouest, et devraient, au final, passer plus près de ma position. Vers 23 h 20 l'orage est encore vers Châlon-sur-Saône, mais les flashes sont déjà visibles.

 

Il est 0 h 20 lorsque je parviens à capturer les premiers impacts.

 

 

 

Puis survient un bon quart d'heure avec de l'activité uniquement intranuageuse. Il est 0 h 45 lorsque les impacts se montrent à nouveau.

 

 

 

 

Sur le coup de 1 heure, l'orage semble passer en phase de dissipation, il va par chance lancer encore quelques impacts.

 

 

 

 

 

 

 

C'est finalement le dernier impact de la soirée, tombé à 1 h 24, qui sera le plus esthétique !

 

Pendant que je visais vers le nord, il y a eu quelques cellules orageuses plus au sud, notamment vers Genève ou le Valais central. Je pouvais voir les flashes depuis ma position à Châtonnaye.

 

Le ciel redevient étoilé sur ma position, je décide de rentrer.

 

Il y a eu 95'117 éclairs sur la France.

14 mai 2024

16 juillet 2026 - Orages en série (2)

La saga orageuse devrait se poursuivre ce jeudi 16 juillet, avec la possibilité d'une troisième nuit d'orage consécutive !

Les modèles voient des orages éventuellement violents, souvent en plusieurs vagues, plus ou moins à partir de 18 heures jusqu'en cours de nuit suivante, même si les indices de CAPE paraissent souvent bien faibles. Le flux devrait être plutôt orienté au sud-ouest, par rapport à la veille où le flux était orienté plein ouest, sous le puissant courant-jet. Kéraunos place la région au niveau 4.

 

Le matin, le ciel est clair, sans un nuage. Vers midi, le ciel est plus laiteux, avec de modestes cumulus sur le Jura.

 

Durant l'après-midi, aucun système orageux organisé n'est en approche. Vers 16 heures, un orage sévit sur le Morvan, alors qu'une zone de faible pluie aborde la région lémanique. Les nuages assez nombreux à ce stade de la journée peuvent être utiles pour limiter une "explosion" trop précoce des orages sur le Léman.

 

Vers 17 h 20, la zone d'averse est sur le Grand-Lac, sous la forme de rideaux évasés, avec un ciel bien plus clair juste derrière.

 

Puis le soleil revient, dans une ambiance chaude et lourde.

 

Vers 18 heures, de gros orages se sont développés "dans le dos", entre La Chaux-de-Fonds et Bâle. L'orage "du Morvan" s'est déplacé vers Dijon. Enfin, de nouveaux foyers orageux se sont formés au sud-ouest entre Lyon,  Saint-Étienne, le Forez et le Livradois. Ce sont surtout ceux-ci qui vont m'intéresser par la suite.

Il y a eu une tornade au nord de Saint-Étienne.

 

De quoi me laisser le temps de préparer la chasse à l'orage du soir... J'envisage d'aller me placer à Pully, avec un départ prévu à 20 heures.

 

Vers 18 h 20, le ciel est déjà tout couvert. Nous sommes déjà sous le panache de l'orage lyonnais.

 

Vers 18 h 50, l'orage a rapidement progressé, un noyau au nord se trouve sur la Bresse, l'autre au sud sur la Chartreuse. Mais d'autres cellules, nouvelles, se forment déjà près du bassin genevois.

 

Le ciel est bien plombé en direction de Genève.

 

Par ailleurs, je m'aperçois qu'une averse bien formée touche le Pays de Gex. La carte foudre montre déjà à 19 heures des échos foudre sur le Haut-Jura.

 

 

La situation s'emballe ! Je charge le matos et pars à 19 h 05 pour aller me placer à Pully. Seulement 5 minutes après mon départ, je vois déjà tomber les premières gouttes sur le pare-brise; je m'attends déjà à me faire "corepuncher" avant même d'avoir rejoint le point de vue, à l'image de ce que j'avais eu le 15 juillet 2024, sur le même trajet.

 

Vers 19 h 20, alors que je suis dans le bas de Lausanne, la pluie s'intensifie, et j'aperçois quelques flashes. Mais finalement la chance me sourit, une fois arrivé à Pully, il ne tombe à nouveau que quelques gouttes, l'orage n'est pas encore sur ma tête !

 

Pour gagner du temps et être plus vite opérationnel, je décide de prendre dans un premier temps juste mon appareil photo avec la cellule de déclenchement.

 

 

Il est 19 h 35 lorsque j'arrive au débarcadère. L'orage est sur le Grand-Lac ainsi qu'aux abords d'Évian. Les impacts de foudre tombent assez régulièrement, et claquent pas si loin que ça. Mais surtout, je ne suis pas seul au débarcadère ! Par temps orageux, ce n'est pas seulement un spot pour les chasseurs d'orage, mais aussi pour les adeptes de la pêche à la ligne ! Pas moins de 7 cannes à pêches sont déployées dans un espace assez restreint... Je risque d'avoir du monde sur les photos.

 

L'averse est bien compacte en direction du Grand-Lac et de Genève.

 

Le premier impact capturé... Le choix de prendre l'appareil sans trépied, et la cellule de déclenchement qui crépite très fréquemment, est sans doute discutable, et va occasionner des problème de cadrage et de flou de bougé...

 

 

 

 

Vers 19 h 42, la pluie s'intensifie, et le vent commence à être aussi de la partie; j'essaie de trouver l'emplacement où je me fais mouiller le moins possible...

Les averses gagnent du terrain en direction du Haut-Lac.

 

Puis le vent se renforce encore, c'est la bourrasque ! Je me replie sous l'abri le temps que ça se calme un peu. Quelques minutes plus tard, un gros impact de foudre vient claquer à 500 mètres seulement, en direction de l'ouest.

 

Peu après 20 heures, ça se calme un peu, et ça foudroie toujours. Mais il y a toujours beaucoup de monde sur place, pour la pêche à la ligne...

 

 

A noter aussi que les poissons intéressent aussi tout un groupe de milans noirs, qui font du vol acrobatique avant de plonger au ras du débarcadère pour saisir des poissons à la surface de l'eau.

Par ailleurs, à Montreux, les autorités ont fait évacuer toutes les scènes extérieures du festival de Jazz, à cause de l'orage.

 

Vers 20 h 15, l'orage s'éloigne vers le Haut-Lac. Je profite de l'accalmie pour aller chercher à la voiture tout le reste de mon matériel "de chasse".

L'orage s'éloigne du Haut-Lac et commence à rejoindre les reliefs préalpins.

 

Le ciel s'éclaircit un peu en direction de Genève.

 

Un dernier impact capturé dans cette direction de l'est, à 20 h 37.

 

J'ai réussi à me "caser" et à placer mes trépieds, en attendant l'orage suivant. Car oui, un nouvel orage semble se mettre en place en direction de Genève.

Les vagues soulevées par le premier orage sont énormes, au point que les pointes de certaines lames viennent mouiller le béton du débarcadère, pourtant bien en hauteur par rapport à la surface du lac.

Les pêcheurs sont toujours là et sortent gardons et perchettes en quantité.

 

En direction de Genève, l'horizon reprend une teinte plombée. L'activité au départ est plutôt faible.

 

Il est 21 h 04 lorsque je capture le premier impact sous ce nouvel orage, avec la cellule de déclenchement.

 

 

A 21 h 13, il y a un "spider" à l'avant de cet orage; ce n'est pas très habituel; ce genre d'éclair apparaît plutôt à l'arrière des orages.

 

 

 

Le vent souffle de plus en plus fort, au point que je dois tenir le trépied. Pour l'instant c'est de la vaudaire, qui souffle plutôt en direction de l'orage (effet d'inflow)

 

Un autre spider à l'avant de l'orage, à 21 h 22.

 

le vent souffle toujours en force, au point que je vois un "truc" voler juste devant moi... C'est une casquette, qui a été projetée en quelques secondes directement dans le lac !

Ce deuxième orage semble prendre quasiment le même chemin que celui de tout à l'heure, en longeant la rive sud de lac.

 

Puis c'est à nouveau la bourrasque, rendant la prise de vue intenable !

Je plie le matos en attendant que ça se calme à nouveau.

 

Vers 21 h 40, je replace l'appareil sur le trépied, bien que le vent et la pluie rendent la prise de vue difficile. Par contre, cette fois-ci, je me retrouve seul sur le débarcadère.

 

 

Les impacts sont puissants, et il y a aussi un grand nombre d'éclairs internuageux, très lumineux aussi !

 

 

 

 

 

Le ciel au-dessus du lac continue à s'illuminer d'énormes éclairs internuageux. Parallèlement, un troisième orage est en embuscade derrière le Jura, avec de nombreux flashes visibles au loin.

 

 

Je range le matos, car le vent et la pluie rendent une nouvelle fois la situation intenable...

En attendant, le troisième orage est en approche, à l'avant d'un énorme chapelet de cellules très actives.

 

Vers 22 h 15, je peux réinstaller le matos. L'orage derrière le Haut-Jura est une vraie pile électrique, avec près de 3 décharges par seconde, mais presque uniquement intranuageuses. Les impacts au sol sont rares, et souvent décentrés (tombant hors cadre !)

Le premier impact de ce nouvel orage est capturé près du Crêt d'Eau à 22 h 20.

 

On peut remarquer la présence d'un laser bleu qui envoie une lumière bleue en direction des nuages. (avant de m'en rendre compte, je me demandais si c'était une trombe !)

 

Il est 22 h 23 lorsqu'un impact ramifié tombe par surprise, sur le lac, beaucoup plus près à l'avant de l'orage, et qui par chance se trouve dans le cadre !

 

 

Trois minutes plus tard, ça recommence ! Dommage que c'était au moment même où je réorientais l'appareil photo...

 

 

 

 

Peu avant 23 heures, l'activité électrique commence à s'espacer un peu.

Il y a une seconde évacuation des scènes extérieures au festival de jazz de Montreux, en raison de l'orage.

 

 

 

Pour l'instant, je suis encore au sec, mais ça risque de ne pas durer. Je vise davantage vers le sud, pour attraper d'éventuels impacts de foudre à l'avant de l'averse. Mais je vais surtout avoir droit à des spiders !

 

 

 

 

 

 

 

Vers 23 h 30, la pluie arrive, l'orage se "noie" quelque peu, et l'activité électrique se raréfie.

 

Peu avant minuit, je décide de rentrer, sous une pluie soutenue, qui doit faire beaucoup de bien à la végétation !

Le gros des orages s'est décalé plus au sud, où l'activité électrique reste très importante. (vers 23 h 40 il y a eu 590 éclairs en une seule minute).

Il y a eu 26'000 éclairs sur la Suisse, et 159'300 éclairs sur la France. L'orage a causé de gros dégâts à Winterthur; il y a eu une rafale de 108 km/h à Plaffeien.

 

Réveillé à 3 h 30 par le tonnerre !

Une nouvelle zone d'averse tangente le Léman par le sud. Bien que pas très intense, elle génère un peu d'électricité.

 

L'activité électrique est surtout intranuageuse. J'ai tenté une brève sortie, avec cette seule capture.

 

14 mai 2024

La situation des 17 et 18 juillet 2026

Ce vendredi 17 juillet 2026, une nouvelle salve d'orages est en vue !  Avec les modèles qui voient volontiers de l'activité orageuse en soirée et en début de nuit, après une après-midi calme et chaude, il y a des chances d'avoir une quatrième nuit d'orage consécutive !

 

Sur le coup de midi, le temps est très ensoleillé, et les cumulus sur le Jura restent limités.

 

Vers 16 heures, les orages rentent loin. Un front est en place entre le Poitou, le Berry, le Morvan et les Vosges.

 

La convection reste encore limitée.

 

 

Vers 20 heures, toujours pas de menace proche; les foyers orageux restent encore bien loin au nord ou à l'ouest.

 

Puis, vers 20 h 15, les cumulus deviennent bien plus nombreux.

 

La convection s'active bien sur le Jura.

 

Je décide de me rentre à Denges, pour avoir une vue bien dégagée sur le Jura et en direction du Nord; j'arrive sur place à 21 h 10.

La cellule présente sur le Jura lâche quelques éclairs internuageux.

 

 

 

 

 

 

Vers 22 heures, une nouvelle zone de convection apparaît derrière le Jura.

 

L'activité électrique est essentiellement intranuageuse.

 

 

 

Puis l'activité électrique cesse peu à peu, vers 23 heures.

Avant de partir, un coucher de lune avec Vénus toute proche.

 

L'activité orageuse est finalement restée en-deça des prévisions.

Il y a eu 55'000 éclairs sur la France.

 

 

Samedi 18 juillet, il y a quelques orages, surtout l'après-midi, en direction du nord, vers Yverdon, bien visibles depuis Prilly.

 

 

 

 

Plus tard dans l'après-midi, l'orage est visible depuis Morges.

 

 

Le temps est plus calme en fin d'après-midi et en soirée.

 

Les jours suivants, du 19 au 24 juillet, avec l'installation d'un puissant anticyclone sur les Îles Britanniques, le temps redevient calme, très ensoleillé, avec une chaleur plus modérée, sans canicule, et un peu de bise.

La canicule se poursuit dans le midi, avec des températures toujours très élevées.

Le 20 juillet, il fait très chaud sur le Maghreb, avec 49.0°C à Kairouan (Tunisie), et 49.3°C à Aïn Delfa (Algérie).

Le 22 juillet, il y a de d'énormes incendies de forêts en Gironde. Les deux principaux foyers sont près du Cap-Ferret et près de Biscarrosse. Les surfaces touchées sont plus importantes que lors des incendies de 2022. Les feux ont approché des zones sensibles près de Marcheprime et ont même coupé un instant la ligne ferroviaire entre Bordeaux et Bayonne.

Le 24 juillet, les orages commencent à revenir, notamment près des Pyrénées et des Cévennes.

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14 mai 2024

La situation orageuse du 25 juillet 2026

Ce samedi 25 juillet, une situation orageuse est entrevue par les modèles depuis près d'une semaine, et plutôt bien calée sur la nuit de samedi à dimanche. Les orages devraient davantage concerner le Midi, mais pourraient avoir leur influence jusqu'en région lémanique.

Le flux est d'abord orienté au sud, avant une bascule en flux de nord-est en fin de nuit avec le déplacement d'un petit centre dépressionnaire autour duquel "s'enroulent" les foyers orageux.

 

Le matin, le ciel est déjà presque couvert, d'un blanc uniforme, et n'a pas un aspect préorageux. Quelques zones de faibles pluies sont déjà en approche.

 

 

Vers midi, le ciel reste blanc-gris, peu contrasté, et assez brumeux, peut-être dû aux fumées provenant des incendies de Gironde.

 

Quelques petites cellules orageuses sévissent près d'Annecy, mais se dissipent avant d'arriver ici.

Vers 14 heures le ciel est un peu plus plombé vers le sud.

 

Vers 16 h il y a le retour de bons moments de soleil.

 

Vers 18 heures, les orages sévissent en Auvergne, entre Clermont-Ferrand et le Puy surtout. Le flux très sud va les faire remonter loin à l'ouest de ma position. Les modèles voient cependant l'éclosion d'autres cellules plus à l'est, un peu plus tard. Pour l'instant j'attends encore, de savoir où me placer au mieux.

 

Vers 19 h 30, toujours pas "d'explosion" en vue. Sur le Jura, le ciel a un aspect un peu plus préorageux, avec un peu plus de contraste et des teintes jaunâtres.

 

En direction de Thonon, il y a une petite averse isolée.

 

A noter que les odeurs de brûlé provenant des incendies de Girondes se font sentir jusqu'à Lyon et Grenoble. Par ailleurs, il y a un orage à propagation arrière près du Mont Mézenc. Les orages sont bien présents dans le midi, notamment du côté de Toulon, ainsi que sur les Alpilles. De nouvelles cellules apparaissent au sud de Lyon, ainsi qu'au sud du Mont Blanc.

 

Je décide de me placer près de Mont-sur-Rolle. J'arrive sur place à 21 heures.

En direction du sud-ouest, le ciel est un peu plombé mais sans plus.

 

En revanche, il y a un cumulonimbus au loin plus au sud-est, dans le secteur de Chamonix.

 

Quelques foyers orageux se forment plus au nord, le long du Jura, près de Sainte-Croix.

Vers 21 h 45, une nouvelle convection se forme en direction de Chamonix, un peu à l'arrière du précédent cumulonimbus observé tout à l'heure.

 

Vers 22 h 30, c'est plutôt "bof", il ne se passe pas grand-chose. J'ai aperçu trois flashes en direction du nord, deux en direction de l'orage "de Chamonix", et un seul en direction du Bugey.

La lune joue à cache-cache avec les nuages.

 

Vers 23 heures, ça commence à s'activer enfin un peu, en direction du sud-est. L'orage qui était vers Chamonix se dirige vers Martigny.  Je parviens à faire une première photo d'impact de foudre, mais bien lointain.

 

Vers 23 h 30, l'orage se rapproche d'Aigle et du Haut-Lac, avec une activité électrique très disparate; je fais toutefois quelques clichés de foudre un peu plus "consistants".

 

 

 

Vers 23 h 45, les feux de tempête sont enclanchés sur le Haut-Lac.

 

Peu avant minuit, un autre orage est en de s'activer dans le secteur de Chambéry, et remonte peu à peu en direction d'Annecy. Celui-ci lâche, à 23 h 59, un impact extranuageux, cadré de justesse !

 

J'attrape encore deux autres impacts lointains dans cette direction.

 

 

En attendant, je peux apercevoir un gigantesque "serpent blanc" sur l'autoroute; ce sont les milliers de festivaliers du Paléo qui rentrent en direction de Lausanne...

Vers 1 heure, j'aperçois un "truc bizarre" en direction de Nyon, jusqu'à ce que je me rende compte qu'il s'agit d'un ballet de drones; j'ai trouvé curieux que le spectacle se fasse si tard, alors que beaucoup de gens ont quitté l'aire du festival.

 

Vers 1 h 30, l'orage en approche par le sud reprend un peu d'activité et lâche quelques nouveaux impacts de foudre.

 

 

 

 

Vers 2 h 20, après un nouveau moment de "silence", encore un dernier sursaut d'activité.

 

 

Les pluies commencent à envahir la région lémanique, alors qu'il n'y a plus aucune activité électrique. Après un petit repositionnement, sans nouveau cliché, je décide de rentrer vers 3 heures, sous la pluie. Une pluie qui fera du bien à la végétation assoiffée !

 

Dans l'ensemble, j'ai "optimisé" au mieux cette soirée, en parvenant à capturer presque tous les éclairs observés, qui souvent étaient très lointains ! A aucun moment, je n'ai entendu du tonnerre...

 

En fin de nuit, il y a de gros orages bien électriques dans le Golfe de Gênes et vers les Cinque Terre. Il y a eu presque 76'000 éclairs sur la France.

En soirée, il y a eu des orages dans le secteurs des incendies de Gironde; il peut possiblement s'agir de  pyrocumulonimbus, c'est-à-dire des nuages d'orage générés directement par les incendies eux-mêmes.

 

 

Dimanche 26 juillet, il y un risque orageux résiduel. Il y a de gros cumulus matinaux qui gonflent sous un ciel bas et plombé.

 

 

Dans l'après-midi, le temps et plus calme. Le ciel reste cependant passablement chargé de nuages bas, à l'aspect crasseux, peut-être dû aux fumées de Gironde, ou encore au retour d'est dû à la présence d'une dépression sur le Golfe de Gênes. La température atteint ce dimanche tout juste 25°C, ce qui est presque "inédit" au coeur de cet été dominé par les chaleurs incessantes !

 

 

L'arrivée d'un nouveau "dôme" anticyclonique va augurer un nouvel épisode de canicule. Mais cette fois-ci, la dorsale sera placée plus à l'est par rapport aux canicule de juin et début juillet, ce qui devrait nous placer plus proches des plus fortes chaleurs.

 

Mardi 28 juillet, l'isotherme du 0°C avoisine les 5000 mètres d'altitude. Il fait jusqu'à 32.8°C à Genève et 35.4°C à Lyon. Après une journée sans le moindre nuage, ceux-ci font soudainement leur apparition en nombre au coucher du soleil !

 

 

Mercredi 29 juillet, la chaleur s'accentue, avec 36.1°C à Genève, 37.7°C à Lyon. Il fait aussi 40.7°C à Bordeaux-Mérignac et les 42°C sont approchés localement en Aquitaine.

Le soleil règne en maître. Les orages restent très loin à l'est, sur le Tessin et les Grisons.

 

 

Jeudi 30 juillet, il n'est pas prévu d'orages, mais le passage d'une petite perturbation provenant de l'ouest pourrait couvrir le ciel en cours d'après-midi, limitant les température maximales, et amenant éventuellement un coup de vent assez fort.

 

Vers 13 heures, il y a quelques congestus sur le Jura.

 

 

Vers 16 heures, le front arrive sur le Jura, mais très affaibli sans aucun orage.

 

Celui-ci couvre le ciel et occasionne au passage un bon coup de vent. Pas mal de feuilles mortes ont été arrachées des arbres à son passage, notamment des peupliers.

 

Le ciel s'est bien couvert sous son passage.

 

Il a fait jusqu'à 35.3°C à Genève et 34.1°C à Lyon. Par contre, plus au nord, en marge de cette perturbation, il a fait jusqu'à 39.7°C à Bâle-Binningen (un record absolu battant celui de 1983), 40.2°C à Bâle-Mulhouse, 38.0°C à Delémont, 38.4°C à Beznau, 38.6° à Buchs (Argovie), 38.3°C à Zurich-Kloten, 36.5°C à Berne, 36.4°C à Payerne, 35.8°C à Neuchâtel.

14 mai 2024

31 juillet 2026 - orages sur le nord Vaudois

Pour cette journée du vendredi 31 juillet, les modèles sont très divergents sur le risque d'orage, le timing, l'intensité et les régions concernées. Cela pourrait commencer à midi déjà, ou alors ne commencer que la nuit suivante, ou encore ne rien se passer du tout...

 

Le matin, le ciel est dégagé, mais des zones humides, accompagnés par de petits noyaux d'averses, sont déjà en approche.

 

 

Vers midi, le ciel est assez couvert, mais sec, avec des zones de turbulence dans les nuages.

 

 

Vers 15 heures, le soleil est de retour. Des orages bien actifs cette fois sévissent sur l'Auvergne, notamment entre Vichy et Le Puy. Ces orages tendent à "patiner" sur place, et seul le panache des enclumes progresse rapidement vers le nord-est.

 

Vers 18 h 30, les panaches recouvrent la région lémanique, et le soleil filtre à travers la masse nuageuse.

 

La situation semble peu engageante. Une vaste zone de pluie faible est sur le point d'atteindre la région lémanique, alors que les orages restent loin à l'ouest. Cependant attention aux cellules qui pourraient se développer d'un coup, n'importe où, aux alentours de cette zone humide.

 

Le ciel est un peu plus contrasté, et a un aspect plus instable.

 

Des orages se sont développés sur le Jura notamment.

 

Je décide de tenter le tout pour le tout, et vais me placer à Denges, pour avoir la vue sur le Jura. J'arrive sur place à 20 h 50. Il y a quelques bases en direction de l'ouest, mais insuffisantes pour l'instant pour avoir un orage.

 

En direction du sud, une autre base semble se mettre aussi en place.

 

Et vers le sud-ouest, on voit la fin de la zone faiblement pluvieuse, avec à l'arrière de la convection fraîche.

 

Vers le sud, la base s'élargit et devient plus sombre.

 

De nouvelles averses font leur apparition sur le Jura, pour l'instant sans activité électrique.

 

Vers 21 h 20, j'aperçois un premier flash en direction du Jura, c'est donc ce secteur qui va m'intéresser en premier lieu. J'installe la cellule de déclenchement.

Dix minutes plus tard, j'aperçois un puissant impact tombe dans ce secteur ! Mais l'éclair a été tellement bref (staccato) que la cellule a déclenché trop tard.

Vers 21 h 34 nouvel impact, aussi très "staccato". Seule la fin de l'impulsion apparait sur la photo...

 

Il est 21 h 36 lorsque je capture le premier impact cadré et bien net. Je suis pour le coup passé à la télécommande filaire, avec la nuit tombante.

 

 

 

L'orage se déplace vers l'est, près d'Yverdon. Les éclairs tombent en air sec, très à l'avant de la cellule, et deux d'entre eux sont hors cadre. Après avoir visé davantage sur la droite, je parviens enfin à bien cadrer à l'impact suivant, à 21 h 50.

 

 

Après une pause où il n'y a que de l'activité intranuageuse, de nouveaux impacts tombent sur le coup de 22 heures.

 

L'orage s'éloigne ensuite vers l'est en s'affaiblissant.

 

 

 

Vers 23 heures, je décide de rentrer. Une fois arrivé à la maison, je vois que la petite zone d'averse située vers Oyonnax donnent un peu d'écho sur la carte foudre.

 

Vers 0 h 20, alors que je suis allé me coucher, j'entends 4 coups de tonnerre. Ce petit noyau d'averse, tout juste "vert" sur le radar, a donné quelques impacts de foudre.

 

Samedi 1er août, en début de matinée, il y a eu une zone d'averse sur le Léman, sans activité électrique.

 

L'après-midi est plus calme, bien ensoleillée et chaude. L'occasion de voir passer à Lausanne le tour de France féminin.

 

Les orages restent plutôt cantonnés aux montagnes de la Suisse alémanique.

 

Dimanche 2 août, le temps est très ensoleillé et très chaud. Il fait 34.0°C à Genève et 37.2°C à Lyon. Le soir, il y a quelques nuages en direction du Jura, en marge d'orages lointains.

 

Il y a quelques orages isolés entre Aurillac et la vallée de la Saône.

 

14 mai 2024

3 et 4 août 2026 - Deux chasse à l'orage dans le Lavaux

Ce lundi 3 août devrait marquer le retour des orages. Les modèles sont cette fois assez réguliers. Des orages devraient arriver en soirée en remontant par le sud. Les orages pourraient localement être violents et rafaleux. Pour le coup, je vise de me placer dans le Lavaux, à Riex ou à Epesses, où je n'étais pas revenu depuis le 25 juin 2025 pour la chasse à l'orage.

 

Dès le matin, le ciel est bien couvert, et des zones de pluies faibles sont en approche. J'ai chez moi une température minimale élevée de 23.9°C.

 

Vers 10 h 30, il y a une brève averse.

Vers 13 h, le ciel est toujours couvert, mais la température atteint les 30°C malgré l'absence de soleil.

 

Puis dans l'après-midi, le soleil revient. La température en profite pour monter encore davantage. Il fait jusqu'à 34.2°C à Genève, 38.9°C à Lyon (min. 24.2°C), ou encore 37.6°C à Bâle-Binningen.

 

Vers 16 heures, un bon orage sévit dans le secteur de Cluses et Sallanches, et l'enclume est très bien visible de la région lémanique. Il est à craindre que les orages arrivent plus tôt que prévu !

 

Vers 17 heures, l'enclume s'est considérablement étendue, "à deux pas" de cacher le soleil au-dessus de ma position.

 

Il y a des mammatus sous ce panache d'enclume.

 

Sur le Jura, la convection est plus limitée, mais les congestus prennent là aussi de l'ampleur.

 

 

Le panache a complètement recouvert le Haut-Lac et l'orage menace de déborder du côté de Montreux et Villeneuve.

 

 

Vers 18 h 15 l'enclume commence à se rétracter vers l'est; le soleil ne s'est finalement pas caché sous le panache sur ma position à Prilly. La vaudaire souffle vigoureusement jusqu'ici. L'orage s'est déplacé vers le nord-est, sur la Gruyère.

 

Les congestus se multiplient sur le Jura.

 

 

Vers 19 h 10, un orage sévit près du Mont-Tendre, je l'entends "grommeler" depuis Prilly.

 

Un nouveau panache d'enclume provenant de nouveaux orages vers le Sud s'approche et couvre la région genevoise.

 

De nouveaux foyers orageux sont en approche, et arriveront avant la nuit.

 

Je décide de rejoindre le spot que j'avais choisi, situé entre Riex et Epesses, au coeur des vignes du Lavaux.

Les averses orageuses venant du sud sont bien visibles, même si pour l'instant il y a peu d'activité électrique.

 

 

 

Il est 20 h 06 lorsque je capture le premier impact, en direction du Billiat.

 

 

 

Vers 20 h 15, une nouvelle averse, à l'avant des autres, commence à recouvrir la rive sud du lac.

 

La pluie atteint rapidement ma position. Une dernière photo avant de me planquer dans la voiture.

 

Avec un fort vent de face, l'objectif se couvre de gouttes en quelques secondes; je suis forcé de fermer la vitre...

 

Vers 20 h 45, le temps redevient plus sec, je peux ressortir de la voiture. Il y a une belle averse en direction de genève, toute "tordue", autour de laquelle apparaissent quelques éclairs internuageux. Cet orage devient momentanément une pile électrique avec une activité intranuageuse incessante, qui affole ma cellule de déclenchement.

 

 

 

Cette averse s'approche rapidement, je vais devoir me planquer une nouvelle fois dans la voiture.

 

Il est 21 h 16 lorsqu'un puissant éclair internuageux illumine tout le paysage.

 

L'averse est interminable... je surveille ce qui se prépare plus loin au sud-ouest. Un orage sévit entre le Grand-Colombier et le Nord-Isère, et la présence d'un intervalle sec entre celui-ci et la zone de pluie qui s'évacue est plutôt de bon augure.

 

Vers 22 h 30 je capture un impact très lointain en direction du Grand-Colombier.

 

Une autre cellule orageuse s'est formée plus à l'est, près des Aravis, mais elle ne donne que de l'activité intranuageuse.

 

C'est finalement en direction du Jura qu'apparaît encore une autre cellule orageuse, bien plus intéressante, avec son sommet qui s'illumine de décharges intranuageuses. Un impact s'abat à 22 h 53, possiblement extranuageux.

 

Mais cet orage va de plus en plus se cacher derrière la colline. Pour le coup, j'aurais mieux été placé si j'étais à mon spot près de Denges...

 

 

L'activité orageuse s'estompe peu à peu; vers minuit je décide de rentre, au moment où la lune "d'avant-éclipse" se lève.

 

Le retour à la maison sera un peu compliqué par les travaux sur l'autoroute, et une déviation à la sortie de Vennes qui m'a forcer à passer en pleine ville de Lausanne.

 

 

Mardi 4 août, on risque de prendre les même et de recommencer... La situation orageuse est quasiment jumelle à celle de la veille, avec des orages remontant du Sud.

 

Contrairement à la veille, la matinée et la journée sont très ensoleillées.

Vers 15 h 30, les congestus apparaissent sur le Jura.

 

Pareil en direction du Chablais.

 

 

 

Mais vers 17 h 45, la situation semble s'emballer d'un coup. De gros congestus apparaissent tout près, dans presque toutes les directions !

 

Très rapidement, le soleil disparaît.

 

 

 

Après quelques hésitations, je décide de partir pour me rendre à Epesses, exactement au même endroit que la veille, avec la possibilité de me décaler à Pully une fois que la nuit tombera.

 

Au moment où je quitte la maison, j'entends le tonnerre gronder. Puis au moment où je rejoins la voiture avec le matos, il y a déjà de grosses gouttes qui tombent...

En approchant de l'autoroute, je vois que la direction où je vais est pile là où le ciel est le plus sombre. Les rideaux d'averses sont très proches et le paysage se floute de plus en plus. Pas de doute, je vais "corepuncher" cet orage naissant avant de rejoindre le spot.

 

Je prends les seaux d'eau sur une bonne partie du trajet, parfois même avec quelques grêlons; ce n'est quasiment qu'une fois arrivé à Epesses que la pluie faiblit enfin. J'ai vu plusieurs flashes en cours de route, il s'agit d'impacts de foudre tombés un peu partout autour de moi.

 

Une fois arrivé à Epesses, à 18 h 50, je fais une ou deux photos à l'arrache avant de retourner dans la voiture, car la pluie est encore bien là.

 

 

J'installe l'appareil photo sur le siège arrière, puis commence à shooter. Seulement, alors que je croyais avoir dézoomé l'appareil pour avoir le plus grand angle possible, j'ai zoomé ! Résultat, tous les impacts que j'ai vus tomber sur la droite sont hors cadre ! On peut dire que ça commence bien !

 

Vers 19 h 15, je capture ce petit bout d'internuageux, alors que la pluie tombe encore et toujours sur ma position.

 

 

Vers 19 h 25, la pluie faiblit enfin, je peux enfin sortir. L'averse s'évacue en direction de la droite; l'activité électrique intranuageuse est incessante et affole, comme la veille, ma cellule de déclenchement pour juste avoir quelques lueurs...

 

 

 

Vers 19 h 30, je me trouve dans un intervalle plus ou moins sec, alors qu'un nouvel orage approche la région genevoise.

 

 

 

Cet orage ne donne pour l'instant que de rares décharges intranuageuses. Vers 20 h 10, il y a un bref petit rayon de soleil qui parvient sur mon spot !

 

Une averse se forme à l'avant de la cellule orageuse, et va rapidement se rapprocher de ma position.

 

 

C'est à 20 h 24 qu'arrive la surprise. Un gros impact positif, un seul, s'abat au-devant de l'averse. Mais le canal de l'éclair est si allongé que le point d'impact est sorti du cadre !

 

Très rapidement, je me retrouve à nouveau sous des seaux d'eau. Vers 21 h 10, un gros éclair illumine le paysage.

 

Puis je décide de quitter les lieux. Alors que je reviens vers Lausanne, je vois qu'il y a plusieurs éclairs en direction du Jura.

 

Je fais un crochet à Denges, où j'arrive peu avant 22 heures. La pluie incessante me force à installer le matos une nouvelle fois à l'intérieur. Je perds pas mal de temps à installer, faire le focus, etc, dans des conditions difficiles, et loupe plusieurs éclairs au passage.

Une fois que c'est installé, j'attrape le tout dernier éclair de cet orage à 22 h 12, alors que l'objectif est couvert de gouttes...

 

Peu de temps après, je décide de rentrer. Le reste de la nuit est calme.

 

La suite de la semaine s'annonce - une nouvelle fois - très sèche, avec des températures très chaudes, et souvent des nuits tropicales.

Mercredi 5 août la convection sur les reliefs reste limitée.

 

 

En soirée, il y a de nombreux cumulus au-dessus du lac, un peu comme la soirée du 28 juillet dernier.

 

Une nouvelle canicule se profile à l'horizon, et notamment pendant l'éclipse solaire qui aura lieu le 12 août. Le 6 août, il fait déjà très chaud dans le midi, avec localement 42°C dans le Var, et 40.6°C au Luc en Provence.

 

 

Samedi 8 août, la chaleur s'accentue, avec 33.1°C à Genève et 34.8°C à Lyon.

 

Dimanche 9 août 2026 - Flop orageux

Ce dimanche, il y a un risque orageux prévu, surtout pour la soirée et la nuit suivante. L'ensemble GEFS est assez favorable à de l'activité nocturne; Kéraunos place la région au niveau 2; le bulletin RTS prévoit un risque d'orages pour la nuit, éventuellement violents. Les modèles à court terme sont plus timorés, notamment Arome et Icon D2, qui ne mettent pas grand chose. Affaire à suivre.

 

Le matin, il y a quelques bancs d'altocumulus floccus.

 

En cours de matinée, une zone humide s'approche, et devrait amener un temps passagèrement plus nuageux, avec éventuellement quelques ondées.

 

Vers 15 heures, le ciel s'éclaircit en direction du Jura, alors qu'il reste encore assez chargé sur le Léman.

 

Il fait jusqu'à 32.4°C à Genève, et 37.5°C à Lyon.

Alors que la première zone humide s'éloigne vers l'est, des orages se sont formés sur le Livradois; ils semblent bien actifs et se rapprochent, dans un flux de sud-ouest.

 

Vers 16 heures, le ciel s'éclaircit à son tout sur le Haut-Lac.

 

Vers 17 heures, la frange liée aux orages du Massif central est visible sur l'horizon ouest et sud-ouest.

 

 

Les orages du massif central tendent à s'affaiblir en progressant vers le nord-est.

Vers 19 h 15 le ciel se charge davantage sur le Haut-Léman.

 

 

Des averses sont visibles en direction du Jura, mais celles-ci sont affaiblies au point qu'il n'y a plus aucune activité électrique.

 

Le "dernier espoir" est que quelque chose se forme en soirée, directement sur le lac...

 

 

Mais la "mayonnaise" peine beaucoup à prendre, tout cela reste très désorganisé.

Vers 19 h 45 il y a ce parhélie.

 

Les dernières averses "meurent" sous les lueurs crépusculaires.

 

 

Cette journée de dimanche se solde par un flop orageux.

 

 

Lundi 10 août, il était attendu une situation orageuse, un peu comme la veille; mais au jour J les modèles de prévision ont "retiré" tout risque d'orage...

La journée est très ensoleillée, il fait jusqu'à 34.7°C à Genève et 35.1°C à Lyon.

Quelques couleurs au crépuscule.

 

 

Mardi 11 août, il est prévu un peu d'activité diurne.

Il fait jusqu'à 34.0°C à Genève et 34.9°C à Lyon.

Vers 16 heures, il y a quelques orages sur le Jura et les Préalpes.

 

Les enclumes sont bien visibles.

 

 

Vers 19 heures le tonnerre se fait entendre sur le Haut-Lac, et il y a un fort coup de vaudaire.

Un nouvel orage, très stationnaire, sévit près du Salève, où il tombe localement 25 mm (mais il n'est pas tombé une goutte à Genève-Cointrin).

 

Les orages se résorbent avant la tombée de la nuit.

14 mai 2024

12 août 2026 - Éclipse de soleil

Ce mercredi 12 août est attendu un évènement rare - une éclipse de soleil.

La bande de totalité commencera au nord de la Sibérie, passera très près du Pôle Nord, touchera l'est du Groenland, l'extrême ouest de l'Islande, traversera l'Atlantique pour finalement traverser l'Espagne de part en part, du nord-ouest au sud-est, et se terminer près des Baléares. Il est attendu près de 10 millions "d'astrotouristes" en Espagne !

 

Sur la région lémanique, l'éclipse sera partielle et aura un obscurcissement du soleil de 93 %, ce qui est à peu près identique à l'éclipse du 11 août 1999, et davantage que celle du 20 mars 2015.

 

Cette éclipse aura la particularité de se produire peu avant le coucher du soleil, ce qui permettra de composer avec le paysage. Le soleil se couchera d'ailleurs avant la fin de l'éclipse.

 

J'ai longuement réfléchi à choisir mon emplacement pour l'observation dans de bonnes conditions, avec une préférence pour la montagne. Finalement, je me suis décidé pour le Niremont, près des Paccots.

 

La météo du jour s'avère parfaite, avec un temps très ensoleillé. Il fait jusqu'à 34.0°C à Genève et 37.4°C à Lyon.

 

Je pars de bonne heure pour rejoindre mon spot; une bonne idée car j'aurai droit à quelques bouchons sur l'autoroute. En cours de route, je vois qu'il y a un cumulonimbus bien formé sur les Préalpes, dans le secteur de Château d'Oex aux Diablerets.

J'arrive à Rathevel à 17 h 25. J'ai donc le temps de monter tranquillement sur le sommet du Niremont (1513 m).

 

L'orage qui sévit à l'est est bien visible.

 

 

 

Lors de l'ascension, j'entends quelques grondements lointains. J'arrive au sommet vers 18 h 30. Il y a déjà un peu de monde au sommet, et même des tentes qui sont installées. Il ne faut pas oublier qu'en plus de l'éclipse de soleil, c'est la période des Perséides !

ça continue à bourgeonner sur les Préalpes. Ces orages vont causer quelques "sueurs froides" aux observateurs situés en Valais, qui risquent de voir le soleil caché par ces cumulonimbus...

 

Avant que ne commence l'éclipse, beaucoup de monde afflue ! Heureusement, il y a beaucoup d'espace sur ce sommet étalé et couvert de prairie. Une ambiance "pique-nique et saucisson", très détendue.

 

Il est 19 h 26 lorsque commence l'éclipse partielle. La lune commence à "croquer" le soleil. ça continue à bourgeonner en direction de l'est.

 

Vers 20 h 10, l'obscursissement atteint les 80 %. La luminosité vacille en donnant cette ambiance blafarde. La température fraîchit un peu. Les nuages prennent une allure un peu crépusculaire.

 

 

Le maximum de l'éclipse est atteint ici à 20 h 19 avec 93% d'obscurcissement.

 

 

Le soleil se couche sur le Jura, encore "en éclipse". J'avais eu l'occasion d'observer ce même phénomène le soir du 10 mai 1994.

 

 

Le soleil disparaît derrière le Jura à 20 h 42. Encore un dernier coup d'oeil sur les enclumes éclairées par le soleil couchant, avant de rejoindre Rathevel avant qu'il fasse tout nuit.

 

 

14 mai 2024

La orages des 17, 20 et 21 août 2026

En cette mi-août 2026, la canicule bat une nouvelle fois son plein.

 

Jeudi 13 août, sous un soleil implacable, il fait jusqu'à 35.7°C à Genève, 39.5°C à Lyon.

Les 40°C ont été dépassés pour la première fois en août à Angers, Nantes, Rennes et Bourges.

 

Vendredi 14 août, le temps est plus instable.

Au petit matin, il y a eu un peu d'orage vers Saint-Etienne et le long de l'Allier. Je relève chez moi une minimale de 23.2°C.

Vers 10 h 30, il y a quelques cellules orageuses vers Grenoble et dans le Vercors.

Sur le Jura, les premières enclumes apparaissent à 11 h 30 déjà, avec quelques orages isolés.

La situation vers 13 heures.

 

L'après-midi, il fait jusqu'à 36.9°C à Genève, et 38.1°C à Lyon.

Vers 16 heures, il y a des orages en direction des Alpes.

 

 

 

Vers 18 heures, il souffle une forte vaudaire, jusqu'à Lausanne.

Une nouvelle averse orageuse sévit le long du Jura, mais elle est très peu électrique.

 

 

Cette averse est très stationnaire. Peu avant 20 heures, elle est toujours là !

 

 

 

L'averse se dissipe à la tombée de la nuit, sans qu'aucun éclair ne se soit montré.

 

Samedi 15 août, il devrait aussi y avoir de l'activité diurne, comme la veille.

Vers 6 heures du matin, il y a quelques averses sur les Trois-Lacs, ainsi que du côté de Besançon. Je relève chez moi une minimale de 23.8°C.

 

Il fait jusqu'à 34.9°C à Genève, 38.3°C à Lyon.

L'activité convective se manifeste dès la mi-journée, surtout sur le Jura, comme on peut le voir ici, depuis Poliez-le-Grand.

 

Des averses parfois orageuses se succèdent sur l'arc jurassien. Au cours de l'après-midi, il y a eu une courte averse à Poliez-le-Grand, puis le soleil est revenu ensuite s'imposer généreusement.

Il y a aussi de la convection en direction des Préalpes.

 

Au crépuscule, il y a une petite cellule convective, sans activité électrique, qui a éclaté près du Mont-Blanc.

 

La soirée est calme, avec le coucher de la lune "d'après-éclipse"...

 

 

En soirée, il y a eu un gros système convectif (MCS) qui s'est formé sur les Cévennes, puis qui s'est dirigé vers l'Occitanie, le Limousin et la Charente dans un flux très rapide d'est à sud-est, une situation pas très habituelle !

 

 

Dimanche 16 août, le risque orageux pourrait concerner non seulement la journée, mais aussi le début de nuit suivante, à l'avant d'un front froid qui devrait mettre fin à la canicule lundi matin. Les modèles sont cependant assez timorés pour la nuit.

Le matin, je relève chez moi une température minimale de 22.8°C. La succession de nuits tropicale est vraiment impressionnante cette année.

 

Les températures montent un peu moins haut l'après-midi, avec 33.9°C à Genève, 34.2°C à Lyon (minimale de 25.2°C !).

La convection est présente sur les reliefs l'après-midi.

 

 

Un peu d'orage sur la région de Martigny envoie un peu de vaudaire sur le Haut-Lac.

 

Vers 20 heures, il y a un peu d'orage du côté de Chambéry, qui est un peu le "seul espoir" pour un peu d'orage en début de nuit sur le Léman. Au crépuscules, les bourgeonnements se multiplient.

 

Je tente une sortie du côté de Mont-sur-Rolle, mais n'apercevrait que le dernier flash de l'orage en direction de Chambéry. La soirée est calme.

 

 

Lundi 17 août 2026

Ce n'est finalement qu'à 7 heures, au moment de partir au travail, que ça s'active, avec une première averse, sans activité électrique, mais largement suffisante pour me tremper !

 

 

Vers 10 heures, nouvelles averses en vue.

 

Cette fois-ci, le tonnerre gronde un peu, une fois l'averse passée, en direction du Haut-Lac.

 

Vers 13 heures, le front principal arrive. Il pleut déjà un peu à l'avant, et le tonnerre gronde ponctuellement, avant un nouveau déluge.

 

La température a chuté à 19°C au passage de ce front. En fin d'après-midi, le soleil est revenu avec une chaleur plus respirable que tous ces jours précédents.

 

Il n'y a pas d'orage secondaire en soirée.

 

Mardi 18 août, le soleil est de retour, avec la chaleur.

 

En soirée, j'ai loupé de très belles couleurs crépusculaires avec des nuages roses.

 

Mercredi 19 août, c'est plein soleil. Il fait jusqu'à 35.3°C à Genève et 37.6°C à Lyon.

Quelques vues depuis Cully.

 

 

 

Une nouvelle perturbation est en approche, mais il n'est pas attendu d'orages avant le lendemain matin. En soirée, quelques cellules, très peu électriques, circulent plus au sud, dans un flux plein ouest.

 

 

Jeudi 20 août, des orages peu organisés devraient se succéder tout au long de la journée, la situation va être assez compliquée à suivre

Le premier orage arrive à 7 heures, avec les premiers coups de tonnerre de la journée.

 

Je me rends au point de vue près de chez moi, alors que je reçois déjà les premières gouttes. L'averse principale est encore relativement à distance. L'activité électrique est surtout intranuageuse, avec de rares éclairs internuageux sortant à peine des nuages.

 

Vers 11 h 30 un nouvel orage s'est formé du côté de Bellegarde.

 

Celui-ci devrait circuler au sud de ma position. Le rebord nord du cumulonimbus est bien tranché.

 

De la convection se produit sur son flanc nord, avec quelques lenticulaires.

 

 

Ce nouvel orage est finalement très peu électrique, et tend à se dissiper.

 

Vers 12 h 40, il y a un beau champ de mammatus.

 

Le temps reste passablement couvert, n'atteignant "que" 26°C dans l'après-midi.

Vers 16 h il y a un cumulonimbus en direction du Mont-Tendre, où le ciel est un peu plus dégagé.

 

Vers 18 heures, il y a une averse du côté de Rolle, sans activité électrique.

 

Il y a quelques belles couleurs au crépuscule.

 

 

Quelques orages semblent s'activer en début de nuit au sud-ouest, mais ça reste ténu.

 

Je tente une sortie à Pully. Les orages au sud-ouest tentent d'approcher, mais les éclairs sont souvent noyés dans de fréquentes pluies.

 

 

 

Une curieuse traînée d'avion "baveuse"...

 

Je décide de rentrer, peu avant minuit; le retour se fait sous un pluie soutenue, qui va faire beaucoup de bien à la végétation...

Au moment d'aller dormir, il y a un coup de tonnerre. Et celui-ci va gronder ponctuellement pendant près de deux heures, noyés sous une pluie continue...

 

Vendredi 21 août, une nouvelle zone de pluie arrive vers 5 heures du matin. Pas la moindre activité électrique sur le Léman. Par contre, les orages sont violents sur la Côte d'Azur.

 

Comme lundi, je me rends au travail sous le déluge. La température à chuté à 14.6°C, une valeur inédite depuis plus de deux mois !

La pluie persiste jusque vers midi, ce qui est très bienvenu pour la végétation. Puis le soleil revient franchement dans l'après-midi, dans une ambiance rafraîchie.

 

En soirée, le ciel se couvre à nouveau, mais le ciel n'est guère menaçant.

 

Puis une surprise apparaît vers 21 h 30 du côté de Saint-Claude. Une cellule orageuse, toute petite mais électrique !

 

Je vais du coup me placer au point de vue près de chez moi. La soirée est plus fraîche que les précédentes, avec 18°C. La lune est encore présente au sud.

 

Le petit orage sur le Jura a une activité électrique assez parcimonieuse, mais il lâche des impacts !

 

 

 

 

 

Celui-ci se dissipe sur le lac vers 23 heures.

 

Le week-end est calme et bien ensoleillé, avec une température très agréable, et bien plus respirable que tous ces jours de canicule.

Quelques cumulus ce samedi 22 août, comme ici depuis Echallens

 

Puis à Vidy.

 

Dimanche 23 août, il y a des orages en soirée sur le Pays Basque et la Gascogne.

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Orages sur Léman
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