Une soirée à surveiller.

Pour ce mercredi 4 juillet, les modèles sont presque "à l'unison". Tous voient une vague orageuse passer autour de 23 heures sur la région lémanique, par le sud-sud-ouest. Cela diverge un peu pour ce qui est de l'intensité.

Le matin est bien ensoleillé (Tn 18.7°C chez moi à Prilly).

Dès midi, les congestus fleurissent le long du Jura, assez mal structurés.

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Quelques uns d'entre eux arrivent à générer une enclume, souvent accompagnés de virgas.

Vers 15 heures, il y a de curieux nuages.

D'abord, cette "plume de Dordogne". Curieusement, ce cirrus très allongé est le prolongement d'un orage né dans la Dordogne, et qui a traversé presque toute la France pour arriver jusqu'ici...

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Un autre nuage curieux, peu après: on dirait un cygne en vol !

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Vers 17 heures, le ciel se voile et devient plus laiteux, la convection se raréfie.

Il s'agit du panache d'orages ayant pris naissance sur le Massif central. Alors que les précipitation prennent un flux presque plein sud, le panache, lui, suit un flux presque plein ouest !

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Vers 19 heures, le soleil revient, le ciel a un aspect calme et pas menaçant.

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Une "frontière" nuageuse très nette, faite de la bordure des enclumes orageuses, va des Pyrénées au Jura !

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Pour ce qui est des orages prévus en début de nuit, il s'agit d'un forçage qui devrait débuter autour de Grenoble avant de remonter vers le Léman en s'amplifiant.

Cela semble commencer comme prévu: à 19 h 30, une première cellule éclate près de Grenoble, suivi par d'autres sur le Vercors, la Chartreuse et le Nord-Isère. Les orages d'abord modestes prennent de l'ampleur.

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Pour cette soirée, je décide d'aller sur la corniche du Dézaley, près de Chexbres. Je n'y avais pas été depuis début avril. J'arrive sur place à 21 h 30.

Le vent souffle très fort, et plus précisément le "dézaley", venant des hauteurs et plongeant dans le lac. J'avais eu la même situation le 8 juillet de l'an dernier, qui avait vu arriver un superbe orage.

A peine arrivé que je peux déjà apercevoir des éclairs, très lointains.

A 21 h 50, les feux de tempête sont enclanchés sur la totalité du lac.

Au départ, le ciel au sud-ouest n'a pas un aspect bien menaçant:

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22 h 06: alors que je tire une photo pour vérifier l'exposition, un éclair tombe au même moment !

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En dix ans, ce doit être la troisième ou la quatrième fois que j'attrape un éclair "à main levée" !

Vers 22 h 25, il y a quelques internuageux par derrière la rive savoisienne du lac:

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22 h 55: Après un temps mort de près d'une demi-heure, il y a à nouveau des éclairs internuageux, puis des impacts.

Les éclairs sont très "filamenteux", donnant l'allure d'un grand plat de spaghettis !

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Vers 23 h 30, l'activité électrique tend à cesser dans cette direction. En revanche, une zone d'averse située plus à l'ouest, sur le Petit-Lac, prend de l'ampleur et commence à générer des décharges intranuageuses.

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Le vent souffle de plus en plus fort ! Les conditions deviennent dantesques, à tel point que je dois ranger le matos dans la voiture.

Celle-ci est bien secouée par les rafales, cela me rappelle l'orage du 18 août de l'an dernier. Si les rafales sont un peu moins violentes, la tempête n'en finit pas !

L'orage se dirige en plein sur Lausanne, qui déguste une nouvelle fois !

L'activité électrique intranuageuse est dense, près d'une décharge toutes les 2 à 3 secondes au plus fort de l'intensité.

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Lorsque je rentre, j'aperçois, sous la pluie battante, plusieurs éclairs internuageux, avec un canal bien visible.

Puis l'orage poursuit sa route vers le nord-est. A 1 h 30 il touche les 3 Lacs.

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Le reste de la nuit est plutôt calme.

 

Jeudi 5 juillet, un risque orageux est attendu, mais de manière diffuse.

Une zone de pluie passe vers 6-7 heures du matin.

Quelques éclaircies se profilent derrière.

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Durant le reste de la matinée le ciel reste bien chargé, et même menaçant. Vers midi, il y a des coups de tonnerre en direction de l'est.

Vers 14 heures, le soleil devient bien plus généreux, et avec l'atmosphère instables, les cumulus gonflent très vite. Ici un très beau congestus

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qui s'étale peu après en enclume.

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Vers 16 heures, le ciel redevient menaçant. Quelques coups de tonnerre peu avant 17 heures.

En soirée, le ciel reste chaotique, avec des nuages mal organisés, et quelques averses isolées.

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Avec le déplacement du centre dépressionnaire, le flux bascule au nord en soirée.

 

Vendredi 6 juillet, c'est une journée de transition avant le retour d'un très beau temps avec de la bise.

La matinée est grise et pluvieuse, plus fraîche aussi (Tn 15.4°C chez moi à Prilly). Vers 14 heures le soleil redevient brillant, mais l'ambiance est encore instable. Des congestus bourgeonnent dans une atmosphère brumeuse.

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Vers 16 heures, une zone d'averse arrive par le nord. Le ciel se couvre "par derrière" (comme lors de l'orage du 8 juin), et il y a même un coup de tonnerre... S'en suit une bonne averse, assez brève. Le soleil revient rapidement.

 

Vers 18 heures, un autre orage circule un peu plus à l'ouest. Cette fois le tonnerre est fréquent, mais uniquement intranuageux.

L'averse est bien visible au nord-ouest.

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En soirée, tout semble se calmer; les averses disparaissent peu à peu, et le ciel se dégage, conformément aux prévisons. Mais au crépuscule, une nouvelle zone d'averse touche le pied du Jura !

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Celle-ci évolue aussi du nord-est vers le sud-ouest.

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Les jours suivants, le beau temps s'installe de manière assez durable, avec de la bise, un peu comme la semaine dernière, mais généralement moins forte.

 

Samedi 7 juillet, je suis allé voir un meeting de modélisme aérien près de Romont.

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Lundi 9 juillet, j'ai pu observer en soirée un splendide parhélie depuis Yvonand (hélas pas l'appareil photo sous la main), au bord du lac de Neuchâtel. Puis au crépuscule, les cirrus ont pris une teinte rose très intense.

Mardi 10 juillet, le flux de nord amène une incursion nuageuse qui cache un peu le soleil l'après-midi. Il y a eu 12 heures de soleil à Genève, mais seulement 2 heures à Zurich.