La bise est le vent le plus caractéristique du bassin lémanique. C’est un vent de secteur NNE à NE, désagréable lorsqu’il souffle fort, qui habituellement dégage le ciel et dessèche l’atmosphère, et qui peut persister plusieurs jours d’affilée. La bise est généralement associée à la présence d’un anticyclone sur le proche Atlantique, les Îles Britanniques ou la Scandinavie, et d’une dépression sur l’est de l’Europe ou la Méditerranée occidentale. La bise et le mistral sont parfois contemporains, mais pas toujours.

La croyance qui veut que la bise "doit" souffler 3, 6 ou 9 jours (par multiple de 3...) est assez répandue, mais n'est pas prouvée scientifiquement. En fait, soit la bise est soit de courte durée car l'anticyclone s'installe fermement sur le continent et chasse plus loin vers l'est la perturbation qui l'a précédé; ou soit nous avons affaire à une situation de blocage et du coup la bise se prolonge beaucoup plus longtemps.

Certaines régions riveraines sont abritées de la bise ; c’est le cas de Montreux. Pour vous en convaincre, allez visiter la ville un jour de forte bise ; puis déplacez-vous à Vevey, à 6 km seulement, le contraste est saisissant !

 

La bise noire se produit lorsque qu’une dépression très active est centrée sur la Méditerranée occidentale (notamment le Golfe de Gênes ou la Sardaigne) et fait remonter passablement d’humidité sur les Alpes. Le bise souffle mais le temps reste assez maussade sur le bassin lémanique ; de gros cumuls de pluie ou de neige, selon l’altitude et la saison, sont à attendre sur le massif alpin.

 

A l’instar des bords de mer les brises sont présentes, quoique faibles, à la belle saison. La brise lacustre (appelée rebat ou encore séchard sur le Petit-Lac) souffle en journée, et la brise terrestre (appelée morget) prend le relais au crépuscule.

 

Le vent de sud-ouest, appelé sudois, ou encore "le vent", est remarquable surtout lors du passage des tempêtes d’hiver. Il est aussi présent lorsque la région se trouve à l’avant d’une perturbation venue de l’Atlantique. Le vent blanc, de même secteur, concerne principalement la région genevoise et le Petit-Lac.

 

Le vent de nord-ouest est appelé joran. Il souffle lorsque le flux général a basculé au nord-ouest, par exemple à l’arrière des perturbations classiques (ciel de traîne). Le vent est remarquable surtout le long du rempart jurassien, qui lui est perpendiculaire. Il dévale le versant avec un effet plongeant qui représente un danger pour la navigation surtout sur le Petit-Lac Léman, mais aussi sur les Lacs de Neuchâtel, de Morat et de Bienne.

 

Le foehn, appelé aussi vaudaire de foehn sur le Haut-Lac, est de secteur sud ou sud-est. Il souffle généralement lorsqu’une perturbation ondule sur la France. Le flux est alors perpendiculaire à la haute chaîne des Alpes. Les pluies se déversent sur les versants sud des Alpes et l’air asséché se réchauffe par compression en dévalant sur les versants nord, d’où des hausses de température aussi brutales que spectaculaires. Le foehn touche surtout le Haut-Lac, il est nettement plus rare ailleurs.

 

Les orages apportent aussi des coups de vents brusques et spectaculaires, et parfois très loin du foyer orageux. Lorsque l’orage sévit sur l’arc jurassien et dévale en direction du lac, on parle des fameux coups de joran. Lorsque l’orage sévit sur le Chablais ou les Préalpes vaudoises et que le vent atteint les rives du Haut Lac on parle des coups de vaudaire ou de vaudaire d’orage. S'ajoutent encore les coups de bornan lorsque des orages sévissent sur les préalpes savoisiennes et que les rafales traversent le Grand-Lac du sud au nord, à partir de la Dranse et de ses alentours.

Ces coups de vents très brusques et soudains sont un grand danger pour la navigation sur le lac.

 

Il y a encore d'autres appellations telles que le dézaley ou le jaman, vents descendants qui dévalent des pentes du Lavaux pour le premier, et des Rochers-de-Naye pour le second, ou encore le môlan, de secteur sud à sud-est, parvenant du Faucigny vers la région genevoise et le Petit-Lac.