Orages sur Léman

30 mars 2009

Bienvenue à Orages sur Léman

Ce site est dédié aux orages et aux phénomènes météorologiques de la région lémanique.

 

Il se présente comme suit:

- Des photos, prises autour du Léman... et ailleurs.

- Une présentation et un aperçu climatologique de la région.

- La chronologie météorologique de la région, année après année; et dès 2008 les récits détaillés de mes "chasses à l'orage", qui permet ainsi de relier les aléas climatiques qu'ont vécu nos ancêtres dans la nuit des temps aux évènements les plus récents... L'historique puis les récits détaillés sont ajoutés dans l'ordre chronologique. Pour consulter les plus récents, aller à la dernière page.

 

Si vous avez des témoignages, des anecdotes ou des photos qui mériteraient d'y être ajoutées, n'hésitez pas à me contacter via le blog.

 

Roger Daniel CLAUDE

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Mes dernières photos

Voici un petit florilège des situations orageuses et météorologiques intéressantes autour du Léman... et d'ailleurs.

 

10 juillet 2017 - Chexbres: magnifique arc-en-ciel.

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10 juillet 2017 - Chexbres: magnifiques structures nuageuses sur le Haut-Léman.

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8 au 9 juillet 2017 - Chexbres: nuit très électrique !

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27 juin 2017 - Salève: orage très électrique du Faucigny au Léman.

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14 juin 2017 - Pully - impacts ramifiés sur le Léman.

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13 juin 2017 - Salève - Coucher du soleil sur le Haut-Jura.

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27 mai 2017 - Les cumulus quotidiens du Jura.

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14 mai 2017 - Saint-Sulpice - lac "d'huile".

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Soirée du 27 août 2016 - Mont-sur-Rolle

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15 août 2016 - Denges: "l'averse rouge"

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Nuit du 29/30 juillet 2016 - Condom (Gers)

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1er juillet 2016 - Villette: Coucher de soleil sous une chaude soirée d'été.

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24 juin 2016 - Saint Sulpice: nombreux orages autour du lac durant la nuit.

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7 juin 2016 - Prilly: impact ramifié sur le lac.

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27 mai 2016 - Prilly: puissant impact multiple sur le lac

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13 août 2015 - Prilly: ciel de feu.

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24 juillet 2015 - Mont-sur-Rolle: nuit d'orage mémorable

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18 juillet 2015 - Prilly: orage matinal le long du Jura.

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7 juin 2015 - Saint Légier: magnifique champ de mammatus.

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6 juin 2015 - Saint-Sulpice: orage à caractère supercellulaire sur le Léman.

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5 juin 2015 - Chexbres: orages en début de nuit sur le lac.

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9 mai 2015 - Chevroux: débordement du Lac de Neuchâtel.

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1er février 2015 - Saint-Légier: important épisode neigeux sur le Léman.

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19 septembre 2014 - Pully: fort orage derrière Lausanne.

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8 septembre 2014 - Saint-Sulpice: Beaux orages nocturnes sur l'arrière-pays d'Evian.

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8 août 2014  - Pully: impact proche inattendu

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18 juillet 2014 - Goux/Pérignac et Saint-Crépin (Charente-Maritime):    

Chasse à l'orage inoubliable !

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6 juillet 2014 - Saint-Légier: Convection marquée entre deux orages

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1er/2 juillet 2014 - Mont sur Rolle: dans la nuit, orage assez électrique touchant Genève et sa région.

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29 juin 2014 - Le Mont sur Lausanne: jolis contrastes entre le soleil rasant et l'arrière d'un orage touchant le Haut Lac.

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23 juin 2014 - Prilly: orage sévissant au large de Rolle.

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13 juin 2014, Saint-Sulpice: de très belles couleurs crépusculaires dans les nuages orageux.

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9 juin 2014 - Assens/Malapalud: Orage en début de nuit en direction de la Broye.

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29 mai 2014 - Le Mont-sur-Lausanne: Petit orage au milieu du lac, se retirant ensuite derrière Evian, avec sur son flanc cette très belle section d'arc-en-ciel.

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27 octobre 2013 - Prilly: Crépuscule flamboyant.

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7 septembre 2013 - Pully: Bel orage en début de nuit.

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28 juillet 2013 - Chexbres: Succession d'orages très pluvieux, l'air est saturé d'humidité.

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29 août 2012 - Pully: splendide soirée kéraunique sur l'ouest lémanique !

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21 août 2012 - Chexbres puis Pully: deux orages successifs en soirée sur le Léman !

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5 août 2012 - Pully: Orages en soirée avec des bases nuageuses remarquables !

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 4 août 2012 - Pully: orages généralisés sur le Léman en début de nuit.

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Nuit du 9/10 juillet 2011 - Vevey: orage local avec de la foudre très ramifiée.

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 16 août 2009 - Pully

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 31 août 2008 - Vevey

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Présentation du Bassin Lémanique

 

Le Bassin Lémanique représente - on s'en doute ! - la région qui entoure le lac Léman !  Cependant, ses limites géographiques ne sont à ma connaissance pas clairement définies.

 

Carte_Lausanne_5

 

Le lac

Le Lac Léman, appelé aussi Lac de Genève  – trait d’union entre la France et la Suisse – est inséré entre la chaîne du Jura et les Alpes.  Il a la forme d’un croissant et est traversé par le Rhône.

Contrairement à certaines idées reçues, le lac Léman n'est pas le plus grand lac d’Europe ! A titre de comparaison, le Lac Ladoga, en Russie, est 32 fois plus étendu !  En revanche il est le plus grand lac alpin. Il est également très profond (profondeur maximale 310 m au centre du lac entre Lausanne et Evian).

Ses alentours sont densément peuplés ; par conséquent les rives naturelles sont assez rares.

On subdivise volontiers le lac en trois « lacs ». Le Petit-Lac, appendice occidental situé dans le triangle Genève – Yvoire – Nyon ; le Grand-Lac, partie centrale la plus étendue ; et enfin le Haut-Lac, la partie orientale du lac, qui est également la plus montagneuse.

 

 

Le relief environnant

Le lac Léman est bordé par le nord-ouest par la haute chaîne du Jura et son point culminant le Crêt de la Neige (1723 m). A l’est on retrouve les préalpes vaudoises et fribourgeoises, dominées par les Rochers de Naye (2042 m), et enfin au sud les préalpes du Chablais, dominées par la Dent d'Oche (2222 m) et les Cornettes de Bise (2432 m), qui forment les sommets les plus élevés à proximité directe du lac.

 

La pointe d'Yvoire vue de la Dôle:

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La région lausannoise et le Lavaux vus des Mémises:

20140529b007

 

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Petit aperçu de la climatologie régionale

 

Pour en savoir plus sur la climatologie de la région, il y a l'excellent ouvrage de M. Max Bouët "Climat et météorologie de la Suisse Romande", édition Payot Lausanne.

 

Le climat de la région

Il est de type semi-continental ; cependant à proximité directe du lac la température se trouve quelque peu adoucie (gelées moins fortes en hiver et chaleurs moins fortes en été), cela permet de planter près de ses rives des essences à caractère plutot méditerranéen.

Les étés sont assez orageux ; le lac et le relief de moyenne altitude sont très propice à la formation de nuages convectifs à la belle saison. Il y a en moyenne environ 30 à 35 jours d'orage par an, mais ce chiffre est sans doute plus élevé encore sur les reliefs du Jura et des Préalpes.

En automne et en hiver les phénomènes d’inversion thermique sont assez fréquents. Par conséquent les grisailles par nuages bas (stratus) peuvent s'avérer tenaces ! L’extrémité orientale du lac, davantage insérée à l’intérieur des massifs, est en partie épargnée. Cette couche se situe le plus souvent à une altitude de 1000 m.

Il vaut la peine, si tel est le cas, de prendre de l’altitude et d’arpenter l’un des sommets alentour ; la vue sur la mer de brouillard sera saisissante !

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Les principaux types de temps sur le bassin lémanique

Les types de temps décrits ci-dessous sont les principaux mais ne sont pas les seuls ! De plus il peut y avoir beaucoup d’intermédiaires possibles…

 

Type Sud-Ouest

Les basses pressions règnent sur le proche Atlantique, et les pressions sont élevées sur l’Est de l’Europe. Le Bassin lémanique se trouve alors dans le thalweg et de l’air chaud est acheminé depuis l’Espagne. Le temps est alors très doux en hiver, très chaud et orageux en été.

 

Type Ouest

Situation typique lorsque les pressions sont basses en Europe du Nord, hautes dans le Sud, et qu’un « jet stream » traverse le continent. Si le jet se positionne très au sud, la région sera soumise à un défilé de vigoureuses perturbations entrecoupées de belles éclaircies. Mais habituellement le jet passe un peu plus au Nord, ce qui vaut surtout des passages nuageux plus ou moins denses et un vent d’ouest assez sensible.

 

Type Nord-ouest

Habituellement ce type de temps succède au type Sud-Ouest ou Ouest. La pression remonte sur l’Atlantique et les basses pressions se sont déplacées sur le Nord de l’Europe. Le talweg s’est déplacé sur l’Est de l’Europe et la région se trouve alors dans la partie arrière de la dépression. C’est typiquement le ciel de traîne, ou de giboulées ; le temps est frais pour la saison, et des averses parfois orageuses se succèdent avec des éclaircies.

 

Type Nord-Est

Les hautes pressions dominent sur les Îles Britanniques, la pression est basse sur le Sud-Est de l’Europe. Cela peut résulter d’une succession du type Nord-Ouest par déplacement de la dépression vers l’Est. L’air est sec et le ciel est alors beaucoup plus serein mais c’est alors le domaine de la bise dans la région (et également du mistral dans la basse vallée du Rhône). On trouve également dans ce type de temps l’invasion en hiver d’air très froid provenant de la Russie.

 

Les retours d’Est

Lorsqu’une dépression sévit sur le Golfe de Gênes ou la Méditerranée occidentale, le courant est orienté à l’est et provoque alors les situations de « bise noire ». Si le courant amené sur l’arc alpin est peu humide, il en résulte des passages nuageux souvent denses. si le courant est en revanche très humide, le temps peut être très maussade avec des pluies continues (ou de la neige selon l’altitude ou la saison).

 

Le marais barométrique

Lorsque les pressions sont uniformes sur l’Europe centrale et occidentale, il en résulte une certaine inertie des courants d’altitude. En hiver ce type de temps est propice aux inversions de températures et aux stratus. En revanche, en été, il est favorable à la formation d’orages orographiques, qui se développent sur les reliefs avec un déplacement quasi nul.

 

La situation anticyclonique

Lorsque la pression est élevée sur l’Europe centrale et occidentale, il en résulte également en hiver des phénomènes d’inversion et de basses couches. En été, le temps est radieux et se réchauffe de jour en jour, pouvant évoluer en une situation de marais barométrique si aucune perturbation ne vient pénétrer le continent.

 

La goutte froide

Il s'agit d'une masse d'air très froide régnant en altitude, souvent sur une grande étendue. Lorsque l'air en basse couches est resté chaud, cela favorise grandement l'instabilité par le resserrement du gradient thermique. En revanche, si l'air froid a également envahi les basses couches, le temps est alors très médiocre et très froid, parfois très durablement.

Un cas de goutte froide tenace est celle qui a envahi l'Europe occidentale du 21 juin au 7 juillet 1997; le temps est resté automnal durant 18 jours...

 

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Les vents du Léman

La bise est le vent le plus caractéristique du bassin lémanique. C’est un vent de secteur NNE à NE, désagréable lorsqu’il souffle fort, qui habituellement dégage le ciel et dessèche l’atmosphère, et qui peut persister plusieurs jours d’affilée. La bise est généralement associée à la présence d’un anticyclone sur le proche Atlantique, les Îles Britanniques ou la Scandinavie, et d’une dépression sur l’est de l’Europe ou la Méditerranée occidentale. La bise et le mistral sont parfois contemporains, mais pas toujours.

La croyance qui veut que la bise "doit" souffler 3, 6 ou 9 jours (par multiple de 3...) est assez répandue, mais n'est pas prouvée scientifiquement. En fait, soit la bise est soit de courte durée car l'anticyclone s'installe fermement sur le continent et chasse plus loin vers l'est la perturbation qui l'a précédé; ou soit nous avons affaire à une situation de blocage et du coup la bise se prolonge beaucoup plus longtemps.

Certaines régions riveraines sont abritées de la bise ; c’est le cas de Montreux. Pour vous en convaincre, allez visiter la ville un jour de forte bise ; puis déplacez-vous à Vevey, à 6 km seulement, le contraste est saisissant !

 

La bise noire se produit lorsque qu’une dépression très active est centrée sur la Méditerranée occidentale (notamment le Golfe de Gênes ou la Sardaigne) et fait remonter passablement d’humidité sur les Alpes. Le bise souffle mais le temps reste assez maussade sur le bassin lémanique ; de gros cumuls de pluie ou de neige, selon l’altitude et la saison, sont à attendre sur le massif alpin.

 

A l’instar des bords de mer les brises sont présentes, quoique faibles, à la belle saison. La brise lacustre (appelée rebat ou encore séchard sur le Petit-Lac) souffle en journée, et la brise terrestre (appelée morget) prend le relais au crépuscule.

 

Le vent de sud-ouest, appelé sudois, ou encore "le vent", est remarquable surtout lors du passage des tempêtes d’hiver. Il est aussi présent lorsque la région se trouve à l’avant d’une perturbation venue de l’Atlantique. Le vent blanc, de même secteur, concerne principalement la région genevoise et le Petit-Lac.

 

Le vent de nord-ouest est appelé joran. Il souffle lorsque le flux général a basculé au nord-ouest, par exemple à l’arrière des perturbations classiques (ciel de traîne). Le vent est remarquable surtout le long du rempart jurassien, qui lui est perpendiculaire. Il dévale le versant avec un effet plongeant qui représente un danger pour la navigation surtout sur le Petit-Lac Léman, mais aussi sur les Lacs de Neuchâtel, de Morat et de Bienne.

 

Le foehn, appelé aussi vaudaire de foehn sur le Haut-Lac, est de secteur sud ou sud-est. Il souffle généralement lorsqu’une perturbation ondule sur la France. Le flux est alors perpendiculaire à la haute chaîne des Alpes. Les pluies se déversent sur les versants sud des Alpes et l’air asséché se réchauffe par compression en dévalant sur les versants nord, d’où des hausses de température aussi brutales que spectaculaires. Le foehn touche surtout le Haut-Lac, il est nettement plus rare ailleurs.

 

Les orages apportent aussi des coups de vents brusques et spectaculaires, et parfois très loin du foyer orageux. Lorsque l’orage sévit sur l’arc jurassien et dévale en direction du lac, on parle des fameux coups de joran. Lorsque l’orage sévit sur le Chablais ou les Préalpes vaudoises et que le vent atteint les rives du Haut Lac on parle des coups de vaudaire ou de vaudaire d’orage. S'ajoutent encore les coups de bornan lorsque des orages sévissent sur les préalpes savoisiennes et que les rafales traversent le Grand-Lac du sud au nord, à partir de la Dranse et de ses alentours.

Ces coups de vents très brusques et soudains sont un grand danger pour la navigation sur le lac.

 

Il y a encore d'autres appellations telles que le dézaley ou le jaman, vents descendants qui dévalent des pentes du Lavaux pour le premier, et des Rochers-de-Naye pour le second, ou encore le môlan, de secteur sud à sud-est, parvenant du Faucigny vers la région genevoise et le Petit-Lac.

 

 

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Les orages

 

Quoi de plus fascinant que de voir s'approcher un orage, après une chaude journée d'été ?  Rafales de vent, pluies torrentielles, grêle, foudre, tonnerre, nuages noirs et déchiquetés... autant d'éléments qui attirent l'attention ! L'orage est un chef-d'oeuvre à la dimension de Dame Nature, et nous montre, que sous lui, nous ne sommes que des petites fourmis !

 

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Pour en savoir plus sur les orages, il y a d'excellentes explications sur le site de Kéraunos:


Les deux ouvrages d'Alex Hermant "Traqueur d'orages" et "100 orages faciles à prévoir" sont aussi des références en la matière; il m'ont été extrêmement utiles pour la compréhension des orages.

 

L'orage est toujours associé à un nuage bien particulier, le cumulonimbus. Ce nuage se distingue par son important développement vertical, son aspect colossal, ainsi que par le dynamisme des courants qui régnent en son sein.

 

Les orages au fil des saisons

 

L'hiver est la saison la moins orageuse dans la région lémanique.

Les températures froides, des journées courtes, un soleil bas sur l'horizon, l'inertie thermique, les inversions de températures, les sols enneigés, sont autant de facteurs qui nuisent à la création d'orages.

Il n'empêche qu'on entend parfois le tonnerre gronder au coeur de l'hiver ! Dans ce cas l'on a forcément affaire à un contexte très dynamique, dans un flux vigoureux, le plus souvent d'ouest ou de sud-ouest, mais parfois aussi de nord-ouest ou de nord.

Je peux citer les cas du 26 janvier 1995 ou du 12 décembre 1999, qui ont été des orages remarquablement électriques pour la saison, en plus des violentes rafales et des pluies torrentielles qu'ils ont occasionnés.

 

 

Le printemps présente déjà de bien meilleures conditions: Les journées s'allongent, le soleil est plus fort, les températures se réchauffent en basses couches tout en restant froides en haute altitude, ce qui resserre le gradient vertical et favorise l'instabilité orageuse.

Dans un premier temps les orages apparaissent surtout dans les traînes actives (giboulées), ou lors de fronts froids océaniques. Mais au fur et à mesure qu'avance la saison, les orages orographiques à caractère estival font leur apparition.

 

 

L'été est la saison des orages par excellence !

Le fort soleil, la chaleur, les longues journées, les puissantes ascendances thermiques... De plus le relief qui entoure le Léman, de moyenne altitude, dépourvu de neige en été, peut donner toute sa mesure aux orages. Nous retrouvons donc les orages orographiques formés sur place; quant aux fronts orageux, les plus fréquents proviennent du sud-ouest, dans le thalweg des perturbations atlantiques.

Les situations de marais barométrique peuvent amener des orages quotidiens pendant des périodes assez longues; il en est de même si le flux perturbé de sud-ouest est maintenu par blocage d'une dépression sur l'Espagne ou le proche Atlantique.

Ainsi juin 1930 a connu une période de 20 jours d'orage sur 23, mai 1990 une période de 15 jours d'orage sur 19, et juin 1982 a eu 11 jours d'orage consécutifs.

 

 

L'automne voit rapidement décroître la probabilité d'orages en région lémanique.

Les derniers orages orographiques se produisent en septembre, et très rarement au début d'octobre.

Il reste trois autres types d'orages, ceux provenant des fronts froids océaniques, ceux des traînes actives, et ceux, assez spécifiques à l'automne, par flux de Sud, qui sont en sorte un prolongement vers le bassin lémanique des orages méditerranéens. Biens qu'atténués, ils peuvent occasionner des pluies fortes et durables.

Le cas du 9/10 septembre 1993 a été éloquent avec de fortes pluies en continu et du tonnerre durant 17 heures d'affilée !

 

 

Les phénomènes tourbillonnaires (trombes et tornades)

Ces météores, aussi impressionnants soient-ils, ne sont pas forcément aussi rares qu'on veuille le croire.

La plus célèbre des tornades ayant affecté une région proche du Léman ces dernières décennies est très certainement celle de la Vallée de Joux, le 26 août 1971.

Les tornades du passé ont été minutieusement recensées ces dernières années.

Pour les tornades ayant affecté le territoire suisse, il y a le site Sturmarchiv (en allemand).

Schweizer Sturmarchiv

" Sturmarchiv Schweiz " ist ein ehrenamtliches Projekt, das sich mit der Erfassung, der Dokumentation, der Analyse und der statistischen Auswertung von Schweizer Extremwetterereignissen (mit Schwerpunkt "konvektive Stürme/Wirbel") befasst. Der Hauptzweck besteht darin, eine belastbare, möglichst lückenlose Klimatologie solcher Ereignisse aufzubauen bzw. zu pflegen.

http://www.sturmarchiv.ch

 

Pour les tornades ayant affecté le territoire français, il y a le site de Kéraunos.

Base de données des tornades en France, des chutes de grêle, rafales convectives, fortes pluies et structures orageuses sévères. - KERAUNOS

Base de données Keraunos des tornades françaises ainsi qu'à la base de données des fortes chutes de grêle, pluies intenses, rafales sous orages, microrafales, macrorafales, supercellules et autres structures convectives. Liste des tornades en France.

http://www.keraunos.org

 

 

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Chronologie météorologique

 

 

Voici la chronologie météorologique !

 

Cette chronologie a en grande partie pu être reconstituée grâce aux archives de journaux mises en ligne, à savoir:

- la Feuille d'Avis de Lausanne (24 Heures)

- la Tribune de Genève

 

Certains évènements proviennent parfois aussi des sources suivantes:

- Climat et météorologie de la Suisse Romande, Max Bouët

- "Quel temps", Guillaume Séchet

- Diverses revues et récits, faits parfois à la main

 

Les évènements sont classés dans l'ordre chronologique, année par année dès 1880. Pour rechercher une année particulière, il suffit d'aller dans l'outil de recherche du blog.

 

Dès l'année 1983, j'ai pu y apporter mes observations personnelles, puis dès 2008 commencent les récits détaillés de mes chasses à l'orage !   Avant cette année, je n'ai pas fait beaucoup de photos. En revanche, j'ai fait des vidéos de quelques orages en 1993 et 1994.

 

Bonne lecture !

 


Voici pour l'instant les plus anciens évènements "lémaniques" et régionaux que j'ai pu trouver dans les annales:

 

563 - La tragédie du Tauredunum: Tsunami sur le lac Léman

De nombreux récits convergent sur l'occurrence en l'an 563 d'un énorme effondrement d'une montagne ayant occasionné la disparition du lieu dit Tauredunum, ainsi qu'un tsunami sur le lac Léman, ravageant ses côtes. La hauteur de la vague est estimée à 13 mètres à Lausanne, 8 mètres à Evian, 4 mètres à Nyon et 8 mètres à Genève. Dans cette dernière, selon Grégoire de Tours, l'eau a envahi la ville basse après avoir débordé les murs d'enceinte.

La localisation de l'éboulement est encore sujette à discussion, mais il est probable qu'il provienne du Grammont en direction de la plaine, sur lequel se trouve actuellement le village des Evouettes.

 

Les années 1315 et 1316 sont pourries, froides et pluvieuses à souhait, avec de graves conséquences pour l'agriculture et la subsistance.

1356 - La ville de Bâle est en partie détruite par un violent séisme.

 

printemps et été 1529 - année pourrie

Cette année 1529 est parfois appelée "année sans été", à l'instar de l'année 1816; le temps est resté froid et pluvieux toute la belle saison; les vendanges sont très tardives. Les trois années 1527-1528-1529 ont connu des été frais et humides.

 

1530 à 1541 - le "Sägesignatur"

Pendant 12 ans, ont voit alterner successivement des étés plutôt chauds et secs (années paires) et des étés plus froids et humides (années impaires). Cette configuration a été appelée en Allemagne "Sägesignatur" (signature en dents de scie). Cette "signature" se remarque par les dates de vendanges alternativement précoces et tardives, ainsi que par les cernes des arbres alternativement épais et minces.

 

L'été 1536 (année où le pays de Vaud a été investi par les Bernois) est très chaud avec une importante sécheresse.

L'été 1540 est d'une chaleur et d'une sécheresse extrêmes, on parle de "l'année du siècle". Le printemps et l'automne sont également très chauds et sec. Le Rhin est presque franchissable à pied sec.

L'été 1542 est au contraire pourri, glacé et pluvieux; les vendanges sont extrêmement tardives.

 

L'hiver 1565 est précoce et très rigoureux, de décembre à mars; le Rhône gèle à trois reprises à Arles; en Provence les oliviers sont décimés.

L'hiver 1571 est également glacial; le Rhône gèle en janvier et février.

Le Petit-Lac Léman est partiellement recouvert de glaces.

 

Hiver 1573 - à nouveau un hiver glacial ! Le Rhône est à nouveau gelé; le lac de Constance est pris de glaces pendant 60 jours.

Le printemps et l'été 1573 sont pourris, très froids et pluvieux.

 

L'été 1579 est pourri, très froid et pluvieux; il y a de nombreuses chasses aux sorcières, accusées du mauvais temps...

 

Le 3 mars 1584, un énorme éboulement provenant des flancs de la Tour d'Aï ensevelit les localités de Corbeyrier et d'Yvorne et cause de gros dégâts à Aigle. L'éboulement aurait été provoqué par un séisme survenu quelques jours plus tôt.

 

En mai 1585, un orage de grêle frappe Boudry près de Neuchâtel; on a accusé les sorcières d'être responsables de ce fléau...

 

16 juillet 1586 - Trombe sur le lac de Zurich.

 

Les années 1591 à 1597 sont fraîches et humides, très défavorables aux récoltes.

L'été 1594 est particulièrement froid et pluvieux.

L'hiver 1595 est glacial et se prolonge loin vers le printemps; les mois de mars et d'avril sont particulièrement froids et neigeux; ainsi, à Lucerne, la neige ne disparait en ville que vers la fin d'avril. Le printemps est une hécatombe pour les hirondelles.

 

18 septembre 1601 - Violent séisme dans les Alpes. L'épicentre se situe sur les hauteurs d'Uri et Unterwald. Il y a des dégâts à Zurich; la secousse a été ressentie jusqu'à Francfort et à Munich. Le cours de la Reuss s'en trouve modifié par endroits.

11 / 12 décembre 1602 - Lors de la "Nuit de l'Escalade", à Genève, le temps est froid, brumeux et sans neige.

 

L'hiver 1608 est très long et très rigoureux; il a été longtemps surnommée "le grand hiver".

L'été 1616 a été très chaud et sec.

 

En 1624, il y a eu une tornade dans la Vallée de Joux, venue de Bois-d'Amont. Cette tornade a été citée dans les études faites sur la tornade de 1890, pour sa trajectoire semblable.

Fin mai 1626, il y a pendant 8 jours des températures "de plein hiver".

Toute l'année 1627 est froide; l'hiver est froid et neigeux; le printemps, l'été, l'automne sont tous froids et très pluvieux.

1628 - encore une année très humide; cette fois l'hiver est doux et pluvieux; l'été est des plus pourris...

 

L'été 1636 est chaud, appelé "l'année du Cid"; les vendanges sont très précoces. Les étés 1637 et 1638 sont également très favorables.

 

Juin 1644 - Après plusieurs mois de temps anormalement froid, il fait subitement très chaud.

Les glaciers alpins sont très gros; ainsi, dans la vallée de Chamonix, la Mer de Glace n'est qu'à 300 mètres de l'Arve, menaçant de barrer son cours. Plusieurs hameaux sont écrasés par l'avance du glacier. Les glaciers du Tour, d'Argentière et des Bossons sont également très gros.

 

L'été 1649, "du Roi Charles", est passablement frais et humide, très défavorable aux récoltes.

 

28 janvier 1652 - Trombe sur le Greifensee.

Le 10 juin 1657, la foudre s'abat sur la cathédrale de Lausanne, et incendie une aiguille de la tour du beffroi.

 

Les hivers 1656, 1658, 1660 et 1663 sont particulièrement longs et rigoureux.

 

L'été 1666 (année du grand incendie de Londres) est très chaud, avec une sécheresse extrême.

 

Le 7 juin 1674, dimanche de Pentocôte, la foudre s'abat à nouveau sur la cathédrale de Lausanne, et incendie la grande flèche de la tour du beffroi. (rapporté dans la FAL du 24 mai 1925)

L'été 1675 est très froid et humide, on parle de "froid étrange", ou de "saisons changées" (Mme de Sévigné).

 

L'hiver 1684 est très long, glacial et neigeux; l'été 1684 est en revenche très chaud et surtout très sec.

 

L'année 1692 est épouvantable; après un hiver rude, le printemps et l'été sont glacés et pluvieux; en octobre le gel saisit le peu de blé qui reste et les grappes encore vertes dans les vignes...  La disette qui s'ensuit est très importante les deux années suivantes et l'on parle volontiers d'apocalypse...

L'année 1698 est également une année horrible, avec un hiver très rude, un printemps et un été pourris.

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Chronologie du XVIIIe siècle

 

La "grande inondation" de 1701 emporte la chapelle de Gruyères, qui sera rebâtie un siècle plus tard. Le printemps 1701 est très froid.

 

7 / 8 décembre 1703 - la "grande tempête" de 1703 - "the Storm"

C'est l'une des plus violentes tempêtes jamais connues en Europe occidentale; celle-ci ravage le nord et l'ouest de la France, la Belgique, les Pays-Bas, l'Allemagne et le sud de l'Angleterre. Celle-ci fait près de 8000 victimes.

 

L'hiver 1709 est considéré comme l'un des plus froids jamais connus. L'hiver fait "autant de victimes" que l'aurait fait une grande guerre.

2 août 1709 - Trombe sur le lac de Pfäffikon.

 

18 juin 1715 - Gros épisode de grêle à Winterthur.

Les étés 1718 et 1719 sont très chauds et très secs.

 

L'été 1725 est pourri, très frais et pluvieux; en août on compte 24 jours de pluie à Zurich. Les vendanges sont très tardives.

L'été 1726 est en revanche très chaud, on parle de "baromètre immobile".

Le 5 juillet 1726, après une journée de fortes chaleurs, un orage très durable s'est développé sur le Val-d'Illiez. L'intensité des pluies est telle que la Vièze entre en crue et arrache tout sur son passage: rochers, arbres, ponts et maisons... Dans la nuit, le torrent déborde à Monthey et provoque des inondations catastrophiques.

Le même jour, un autre orage frappe sévèrement Vevey et sa région. La Veveyse déborde à tel point qu'elle détruit l'un des murs d'enceinte de la ville. (rapporté dans la FAL du 31 juillet 1917).

Du 19 au 26 octobre 1726, il y a de nombreuses aurores boréales, parfois "terrorisantes"...

 

L'hiver 1729 est très rude et très long, avec beaucoup de neige.

J'ai trouvé cette anecdote inattendue le 19 février 1729, dans un registre paroissial de Chexbres, lors du mariage de deux de mes ancêtres directs, Jean Pierre Genton et Susanne Pasche. Ce mariage s'est fait avec beaucoup de difficulté et a dû être reporté à cause de la neige et du froid: "extraordinaire à cause de la grande quantité de neige qui étoit tombée le ieudy et le vendredy, qui ayant â cause du vent entierement bouché les chemins, ledit Genton ne pût se rendre le vendredy..."

Le printemps 1729 fait état aussi de neige et de très fortes gelées jusqu'à avril. L'été 1729 est au contraire chaud et sec.

 

16 et 18 janvier 1739 - il y a de très violentes tempêtes sur la Suisse, qui causent de nombreux dégâts.

 

L'année 1740 est une année épouvantable. L'hiver est très long et très dur, un peu comme en 1709. Le printemps et l'été sont excessivement arrosés et froids; le gel arrive très tôt à l'automne; on dit volontiers "qu'il a gelé tous les mois de l'année". Cette année mémorable serait aussi à l'origine de la phrase "s'en moquer comme de l'an 40"...

 

Le 7 octobre 1741, il y a une trombe sur le Léman et plusieurs trombes sur le lac de Bienne.

Le 9 juillet 1742, il y une trombe sur le Léman.

 

9 novembre 1749 - Tempête de foehn dans les vallées alpines.

 

23 septembre 1754 - Un orage surprend Jean-Jacques Rousseau dans l'après-midi, alors qu'il est en excursion sur la rive sud du lac. Il se réfugie dans une maison à Meillerie.

L'hiver 1755 est très froid; la moyenne à Bâle est de -5.7°C pour janvier et -3.0°C pour février.

Le mois d'avril 1755 est excessivement chaud; la moyenne à Bâle est de 13.2°C. A Paris on parle de "chaleur excessive". Le mois de mai qui suit, avec une moyenne de 10.5°C, est presque trois degré plus froid qu'avril !

 

9 décembre 1755 - Un violent séisme secoue le Valais. Il y a des dégâts aux église de Brig, Naters et Viège. La secousse est ressentie en Savoie, en Alsace, en Italie du Nord et en Allemagne jusqu'à Stuttgart et Ingolstadt. Le séisme se produit un mois seulement après le grand séisme de Lisbonne, le 1er novembre.

 

Octobre 1757 est glacial, la moyenne est de 4.2°C à Bâle.

Le mois de janvier 1758 est très froid (moyenne -5.2°C à Bâle).

Novembre 1759 est hivernal, avec une moyenne de 0.5°C à Bâle et de 3.7°C à Paris.

 

Avril 1762 est très chaud (moyenne 11.7°C à Bâle et 13.8°C à Paris). Mai est également très chaud.

L'hiver 1763 est très froid (moyenne -4.2°C en décembre 1762 et -6.0°C en janvier à Bâle). Février est par contre très doux.

 

Mars 1764 est glacial. Avec une moyenne de 1.7°C à Bâle, il est plus que tous les autres mois de l'hiver !

En août 1764, il y a une trombe sur le Léman.

 

L'hiver 1766 est glacial, surtout janvier (moyenne de janvier -7.8°C à Bâle).

Alors que janvier 1767 est glacial (moyenne -5.9°C à Bâle), février 1767 est d'une extrême douceur (moyenne 4.9°C à Bâle et même 9.5°C à Paris).

Mars 1768 est très froid (moyenne à Bâle 1.6°C).

Octobre 1769 est très froid (moynne à Bâle 4.8°C).

Mars et avril 1770 sont très froids (moyennes de 1.6°C et 5.8°C à Bâle).

Mai 1771 est chaud (moyenne 16.3°C à Bâle), soit 10°C de plus qu'en avril.

Juin 1772 est chaud (moyenne 18.8°C à Bâle); c'est le mois le plus chaud de l'été. Tout l'automne est également chaud.

 

Janvier 1776 est glacial (moyenne -5.2° à Bâle).

L'été 1778 est chaud et sec.

Janvier 1779 est glacial (moyenne -7.0°C à Bâle). En revanche, décembre et février sont très doux.

Septembre, octobre et décembre 1779 sont particulièrement doux.

 

Durant l'hiver 1781-1782, il y a eu des quantités prodigieuses de neige en montagne. Ainsi, à Sainte-Croix, les accumulations provoquées par la neige et le vent ont pu atteindre par endroit 15 pieds de hauteur. (cité par le régent Margot).

A Bâle, janvier est doux, mais février est très froid.

 

Novembre 1782 - Glacial. Après un mois d'octobre déjà bien froid, le mois de novembre est hivernal avec une moyenne de 0.5°C à Bâle et 2.3°C à Paris.

 

Le 26 juin 1783, la foudre s'abat sur l'église de Villars-le-Terroir, tuant 11 personnes et en blessant 13 autres (rapporté dans la Feuille d'Avis de Lausanne du 9 juillet 1910).

L'été 1783 est caractérisé par la présence de nombreuses brumes "qui se traînent comme des fumées" (ainsi décrit par le régent Margot à Sainte-Croix) et qui donnent d'étranges couleurs au crépuscule (le "soleil rouge")... Il s'agit des poussières volcaniques provenant de l'éruption du Laki en Islande et qui ont concerné toute l'Europe.

Malgré ces "brumes", l'été 1783 est très chaud.

 

29 novembre 1784  - A Montbéliard, il se produit un orage hors saison en même temps qu'un   séisme !

Mars 1785 - Neigeux et glacial ! Après un hiver déjà bien froid, ce mois de mars est extrême avec une moyenne de -2.8°C à Bâle et de 1.2°C à Paris.

Les 12 et 13 mars il y a 1 mètre de neige à Berne.

 

1er juillet 1785 - Très froid, il neige à Sainte-Croix.

Octobre et novembre 1786 sont très froids.

 

L'hiver 1788-1789 est très rude. La moyenne de décembre 1788 est de -9.6°C à Bâle !  Janvier 1789 est froid (-1.8°C), février est par contre doux (3.2°C).

Mars 1789 est très froid (moyenne 1.1°C à Bâle et 1.8°C à Paris)

29 / 30 juin 1789 - Très froid, le matin du 30 juin les crêtes du Jura sont blanches de neige. (Cité dans la FAL du 22.05.1902).

La moyenne de juin est de 14.3°C à Bâle et de 15.3°C à Paris.

 

12 juillet 1790 - Très froid, il y a une averse de neige à Sainte-Croix. Les deux jours suivants sont très pluvieux, les eaux débordent.

28 janvier 1791 - Orage - le tonnerre gronde à Sainte-Croix, suivi d'un gros temps de neige. Le mois de janvier est très doux.

 

Le 1er novembre 1793, il y a une trombe sur le Léman.

Février, mars et avril 1794 sont très doux.

Juillet 1794 est très chaud (moyenne 20.8°C à  Bâle et 22.6°C à Paris). Août est en revanche très frais.

 

25 au 27 janvier 1795 - Hiver très brutal

La moyenne de janvier est de -7.4°C à Bâle, et de -6.3°C à Paris.

Après près de deux mois de temps excessivement froid et sec, de très fortes pluies arrosent la région, tombant sur des sols extrêmement gelés. L'eau ne pouvant être absorbée coule partout et oblige même des habitants à devoir abandonner leurs foyers. Le 29 janvier le froid revient en force et très brusquement, si bien que les chemins sont couverts d'une glace épaisse. Du 9 au 11 février un nouveau redoux brutal et très pluvieux amène de nouvelles inondations (cité par le régent Margot à Sainte-Croix).

 

Mars 1796 est très froid (moyenne à Bâle 1.3°C); plus froid que tous les autres mois de l'hiver.

 

L'hiver 1797 est froid et très sec, avec très peu de neige.

Juin 1797 - le temps est pourri, avec des pluies froides et répétées. Le 9 juin il y a de la neige à Sainte-Croix.

Le 29 septembre 1798, il y a de l'orage, suivi de pluie et de temps très froid; il neige alors à Sainte-Croix, il y en a même un demi-pied sur les hauteurs du village. (cité par le régent Margot dans sa chronique météorologique).

 

L'année 1799 est assez globalement fraîche et pluvieuse.

Le mois de décembre 1799 est glacial (moyenne -4.8°C à Bâle et -1.4°C à Paris).

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Chronologie du XIXe siècle jusqu'à 1869

Avril et mai 1800 sont très chauds. La moyenne pour avril est de 12.6°C à Bâle et de 12.7°C à Paris. Juin est en revanche très frais.

Eté 1800 - Sécheresse

Après un début d'été encore très humide, le temps est extrêmement sec de fin juin à fin août, les pâturages sont "rouges brûlés" (citation du régent Margot)

 

13 et 14 juin 1801 - Très froid, il neige beaucoup à Sainte-Croix ces deux jours.

En revanche, le reste de l'été 1801 est assez globalement beau et chaud, très favorable aux cultures.

30 / 31 décembre 1801 -  Suite aux fortes pluies, le Doubs est en crue. Les ponts de Goumois et de Soubey sont emportés par les flots. Le 4 janvier 1802 il y a de nouvelles inondations.

Il y a eu également de gros dégâts à Sainte-Croix, où la pluie a aussi été très abondante. Ces pluies sont suivies les jours suivants d'un gros temps de neige (de très grandes quantités à Sainte-Croix).

 

Le mois de janvier 1802 est glacial (moyenne -5.8°C à Bâle, -1.4°C à Paris)

23 janvier 1802 -  Suite au redoux, à des pluies abondantes et à la fonte des neiges, près de Montreux, la Baye de Clarens déborde et arrache  la route du lac; les chars doivent recourir aux bateaux pour pouvoir franchir cette rivière. (rapporté dans la FAL du 14/07/1922)

15 mai 1802 - Il neige à Genève ! (cité dans la FAL du 22.05.1902). Les 17, 18 et 19 mai les gelées sont fréquentes en région de plaine. Le reste du mois est en revanche bien plus favorable; le printemps est sec.

 

L'hiver 1803 est très rude (janvier et février); avril est en revanche chaud et très sec.

Eté 1803 - Sécheresse

Le temps très sec qui perdure tout l'été se prolonge jusqu'au 16 septembre.

 

L'hiver 1804 est très doux, les abricotiers fleurissent en janvier en Valais.

19 avril 1804 - Retour brutal du froid; à Sainte-Croix, "les fenêtres gèlent".

L'été 1804 est très sec, les vendanges sont surabondantes.

L'été 1805 est en revanche frais, avec de nombreuses pluies répétées.

 

28 février au 15 mars 1806 - Après un hiver particulièrement doux, le froid et la neige font un retour brutal, c'est "le plus froid de l'hiver". Fin mars, le retour du chaud provoque une fonte des neiges très brutale aussi.

Avril 1806 - le froid revient brusquement le 1er avril. A Sainte-Croix, il y a fréquemment de la neige.

Le 5 mai 1806 il y aurait eu un orage avec inondations catastrophiques à Vevey (J'avais noté il y a longtemps cet évènement qui avait été cité, sauf erreur, dans la feuille d'avis de Vevey. Pour l'instant je n'ai pas trouvé davantage de détail sur cet orage.)

Le mois de mai est très chaud (moyenne de 15.3°C à Bâle et 17.1°C à Paris).

Décembre 1806 est très doux ! (moyenne 5.7°C à Bâle et 8.6°C à Paris).

 

Mars 1807 est glacial (moyenne 0.4°C à Bâle et 3.7°C à Paris).

Mai 1807 est par contre très chaud (moyenne 15.2°C à  Bâle).

L'été 1807 est très chaud (moyennes 21.1°C pour juillet et 21.5°C pour août à Bâle).

 

Mars 1808 est glacial (moyenne 0.0°C à Bâle, 3.9°C à Paris).

Mai 1808 est par contre très chaud (moyenne 16.1°C à Bâle, 17.5°C à Paris).

Octobre 1808 est très froid (moyenne 6.3°C à Bâle). Il neige à Sainte-Croix, "les bêtes restent à l'étable".

 

Février 1809 est très doux (moyenne à Bâle 4.8°C, à Paris 7.9°C), près de Sainte-Croix, "on a trouvé des morilles en février"

Avril 1809 est en revanche glacial (moyenne à Bâle 4.2°C, à Paris 6.5°C). Le mois d'avril est plus froid que le mois de mars, lui-même plus froid que le mois de février... tant à Bâle qu'à Paris.

Du 3 au 18 avril la neige fait un retour en force, à Sainte-Croix il est très difficile de sortir les bêtes.

 

Le 29 mai 1809, il se produit une tornade (classée EF 3) à Baudrières, dans le val de Saône.

 

Tornade à Baudrières (Saône-et-Loire) le 29 mai 1809. Tornade EF3 en Saône-et-Loire (Bourgogne). Tornade F3 - KERAUNOS

Tornade de Baudrières : une tornade de forte intensité frappe la Saône-et-Loire le 29 mai 1809 : tornades en France, trombe Baudrières 1809, tornade Baudrières 1809, mini tornade Saône-et-Loire, tornade Bourgogne, trombe Chalon 1809

http://www.keraunos.org

 

L'été et l'automne 1809 sont passablement frais.

Fin septembre et début octobre, il fait une bise glacial et il gèle fréquemment à Sainte-Croix.

 

L'hiver 1810 est très froid (moyenne de -6.2°C en janvier et de -2.7°C en février à Bâle).

A la mi-mars 1810, le temps devient subitement très doux, la fonte des neiges est très importante "on ne l'a jamais vu fondre si rapidement".

 

Hiver 1811 - Seul le mois de janvier est très froid (moyenne à Bâle -4.3°C). Le reste de l'hiver est plutôt doux.

Avril 1811 - Très froid (moyenne à Bâle de 5.0°C, mais 11.7°C à Paris).

Le 9 avril il y a de la neige et des gelées persistantes à Sainte-Croix.

Le mois de mai 1811 est en revanche très chaud (moyenne 15.8°C à Bâle et 17.1°C à Paris).

L'été 1811 est chaud et sec, très favorables aux récoltes et à la vigne ("l'année de la comète"). Le mois d'août est toutefois plus frais.

L'automne 1811 est également sec et très beau; il se prolonge longtemps dans l'arrière-saison, au-delà de la Saint-Martin.

 

L'hiver 1812 est très neigeux (jusqu'à 3 pieds de neige à Sainte-Croix). Le mois de janvier 1812 est très froid; par contre février est très doux.

Le mois d'avril 1812 est très chaud (moyenne 11.6°C à Bâle).

L'été 1812 est assez frais et pluvieux; à Sainte-Croix il y a eu rarement plus de deux jours consécutifs sans pluie.

Les vendanges sont très tardives.

 

Hiver 1813 - Comme les deux hivers précédents, janvier est très froid, mais février est doux.

 

Le 31 mai 1813, en soirée, un violent orage sévit sur la ville de Fribourg. La foudre frappe une tour de la cathédrale Saint-Nicolas et met le feu à l'une des portes de la ville (rapporté dans la FAL du 31 mai 1913).

L'été 1813 est très désagréable, humide et frais; il est plus frais encore que l'été précédent (moyenne à Bâle de 15.7°C pour juillet, 15.6°C pour août et 12.0°C pour septembre).

Fin août 1813 - Très froid, il gèle fortement à Sainte-Croix. 

 

L'hiver 1814 est long et froid (moyenne -2.5°C pour janvier et -3.9°C pour février, 1.9°C pour mars, à Bâle).

Le printemps 1814 est très sec, chaud en avril mais frais en mai.

L'été 1814 est à nouveau humide et très frais.

 

L'hiver 1815 est très contrasté, très doux en décembre, très froid en janvier, très doux en février (moyennes de 3.5°C / -4.3°C / 4.4°C à Bâle). Le mois de mars est très doux.

L'été 1815 est très sec mais frais.

L'automne 1815 est plutôt agréable mais devient très froid dès la Saint-Martin (moyenne de novembre 1.1°C à Bâle et 3.4°C à Paris).

 

1816 - "l'année sans été"

L'hiver 1815-1816 est très humide et perturbé, avec d'énormes quantités de neige en montagne, et ce temps perdure largement au printemps.

Le 10 mars, à Sainte-Croix, il y en a une hauteur de neige de quatre pieds.  Le 6 avril, il y a toujours une hauteur de neige de quatre pieds...

Tout l'été 1816 a été excessivement pluvieux et froid sur le Léman... comme presque partout en Europe. C'est la fameuse "année sans été", consécutive à l'éruption du Tambora (Sumbawa, Indonésie) en avril 1815.

Le 18 juin, il reste encore des accumulation de neige de l'hiver sur les hauteurs de Sainte-Croix (1050 m). Il y neige d'ailleurs les 5 et 27 juin, le 30 juillet et la nuit du 17 au 18 août... Ainsi, il y aura neigé tous les mois de l'année !

Les moyennes sont de 13.4°C pour juin, 14.9°C pour juillet, 14.8°C pour août et 12.8°C pour septembre à Bâle.

Novembre 1816 est très froid (moyenne 1.4°C à Bâle); à Sainte-Croix il y a des fortes gelées et des "tourbillons de neige".

 

Les 8 et 9 mars 1817, à Sainte-Croix, il fait un "temps terrible de neige".

Avril 1817 est très froid (moyenne 4.8°C à Bâle, 7.4°C à Paris).

L'été 1817 est passablement frais et humide, mais quand même moins que 1816.

Le 27 juin 1817, dans le Gros-de-Vaud, la grêle dévaste les terres de Chevilly, d'Orny, de Dizy, de Goumoens, d'Eclépens et d'Oulens. (rapporté dans la FAL du 10 août 1910)

Une semaine après, les 4 et 5 juillet 1817, des vagues d'orages déferlent sur toute la région. Les cours d'eau atteignent des niveaux spectaculaires, tout particulièrement le Rhin et ses affluents. Dans le lac de Constance, les habitants de Lindau sont les pieds dans l'eau.  Le Rhône atteint aussi une hauteur prodigieuse. A Villeneuve toute les régions basses sont inondées. La région de Villeneuve et d'Aigle a de surcroit pris une énorme averse de grêle. (Rapporté dans la FAL du 10 août 1910).

Septembre 1817 est très beau, mais octobre 1817 est glacial (moyenne 5.2°C à Bâle). 

 

Le 16 juin 1818, la rupture d'une poche d'eau dans le glacier de Giétroz en Valais provoque une vague déferlante dans le val de Bagnes; cette vague inonde le centre de Martigny et tue 34 personnes.

L'été 1818 est extrêmement sec, et il est suivi d'un automne tout aussi sec et ensoleillé, qui se prolonge presque jusqu'à la mi-décembre.

 

13 août 1819 - Une rupture dans le glacier du Tacul (massif du Mont-Blanc) provoque une inondation dans la vallée de Chamonix.

 

9 au 14 janvier 1820 - Très forte vague de froid. A Sainte-Croix, la bise est glaciale, "les pommes de terre ont gelé dans les caves".

Mars 1820 est très froid (moyenne 2.0°C à Bâle et 3.3°C à Paris).

Avril 1820 est par contre très chaud (moyenne 11.4°C à Bâle et 11.6°C à Paris).

L'été 1820 est d'abord radieux, mais la fin de la saison est assez médiocre.

L'automne 1820 est très froid; à Sainte-Croix il neige le 21 septembre. Novembre 1820 est glacial (moyenne 0.8°C à Bâle).

 

L'été 1821 est très frais (moyenne de 13.9°C pour juin et 16.0°C pour juillet à Bâle).

Novembre et décembre 1821 sont par contre très doux.

24 décembre 1821 - Tempête de foehn dans les vallées alpines.

 

Le printemps 1822 est chaud et très précoce; à Sainte-Croix les semailles se font très tôt.

La moyenne est de 7.9°C pour mars, 15.5°C pour mai et 20.7°C pour juin à Bâle.

L'été 1822 est chaud et très sec, les vendanges sont précoces.

Juin 1822 -  Le dernier dimanche de juin, un violent orage détruit la récolte du vignoble dans la région de Montreux-Châtelard. (rapporté dans la FAL du 14/07/1922).

 

L'hiver 1823 est très rigoureux; décembre 1822 et janvier 1823 sont très froids, mais février est très doux (moyennes -3.3 / -4.0 / +3.4°C à Bâle).

 

L'hiver 1824 a été très long et très neigeux, mais sans froid extrême.

Au mois d'avril, à Sainte-Croix, il y a encore d'énormes quantités de neige au sol. Les chutes de neiges sont par ailleurs encore fréquentes au mois d'avril.

A Genève, le premier bourgeon du marronnier de La Treille ne s'ouvre que le 21 avril, soit presque aussi tardivement qu'en 1816. On n'a "jamais vu autant de neige sur les montagnes". Le 14 avril il y a encore 3 à 4 pieds de neige à Sainte-Croix.

Les mois de mars et d'avril 1824 sont très froids.

L'automne 1824 est doux et surtout très pluvieux.

 

Le 24 mai 1825, à 1 heure du matin, la foudre s'abat sur la flèche de la cathédrale de Lausanne et provoque un grave incendie sur la tour-lanterne. (rapporté dans la FAL du 24 mai 1925)

 

L'hiver 1826 et très sec et presque sans neige.

Décembre 1825 est très doux (moyenne 3.9°C à Bâle), mais janvier 1826 est glacial (moyenne -7.0°C à Bâle). Février 1826 est beaucoup plus doux.

L'été 1826, chaud et sec, est souvent accompagnés de forts orages, fréquent tonnerre, grêle, etc, surtout sur les reliefs. (cité par le régent Margot).

 

L'hiver 1827 est très rude, avec du froid et beaucoup de neige, les nouvelles désastreuses (avalanches, routes coupées, gens morts de froid) "arrivent de tous côtés". Il se produit une grosse avalanche à Selkingen (Valais).

3 / 4 janvier 1827 - Très forte bise. Le bateau "Léman I" est endommagé.

Le mois de février 1827 est très froid (moyenne -4.4°C à Bâle).

Début mars 1827, à Sainte-Croix, il reste 3.5 pieds de neige.


20 mai 1827 -  énorme orage sur Genève, où il tombe 170 mm

26 mai 1827 - Lors d'une tempête, la vergue d'un mât du vapeur "Léman I" s'abat sur le pont et tue un passager anglais.

L'été 1827 est très sec.

11 août 1827 - Trombe sur le Léman.

 

L'hiver 1828 est très doux.

17 juin 1828 - Tornade (classée EF2) à Arçon près de Pontarlier dans le Doubs.

Tornade à Arçon (Doubs) le 17 juin 1828. Tornade EF2 dans le Doubs (région Franche-Comté). Tornade F2 - KERAUNOS

Tornade d'Arçon : une tornade frappe le Doubs le 17 juin 1828 : tornades en France, trombe Arçon, tornade Arçon 1828, tornade Doubs, tornades Franche Comté, tornades France

http://www.keraunos.org

 

8 au 9 juillet 1828 -  Dans la nuit, à Lausanne, un orage enlève un tuyau de cheminée... signalé dans la rubrique "objets perdus" de la feuille d'avis de Lausanne.

Fin juillet 1828 - Coup de froid, il a gelé à Sainte-Croix.

Cela dit, l'été 1828 est globalement assez chaud.

 

L'hiver 1829 est passablement froid, surtout janvier et février (moyennes -3.8°C et -1.8°C à Bâle).

En 1829, suite à un orage, dans le Gros de Vaud, le Talent entre en crue et détruit un aqueduc à Chavornay. L'été 1829 est humide et pluvieux.

L'automne 1829 est très froid, surtout octobre et novembre. En octobre, il y a beaucoup de gel et de neige.

 

Hiver 1830 très rigoureux

L'hiver 1829-1830 est très long, très froid et très sec, quasiment sans neige. Le froid est encore plus vif qu'en plaine qu'en montagne (inversion). La moyenne trimestrielle à Genève est de -3.5° C pour les mois de décembre, janvier et février. Le lac d'Annecy gèle entièrement.

Les moyennes pour Bâle sont de -5.2°C pour décembre 1829, -8.8°C pour janvier 1830, et -2.3°C pour février.

La plantation d'oliviers à Saint-Saphorin est anéantie par le gel.

 

Le printemps 1830 arrive fortement sur des sols gelés. Mars et avril 1830 sont très doux (moyennes 6.5°C et 11.2°C pour Bâle; 8.9°C et 12.0°C pour Paris).

9 juin 1830 - Trombe sur le lac de Neuchâtel.

 

Le 4 septembre 1831, à Lausanne, une crue du Flon tue 9 personnes; cette crue intervient après plusieurs jours de fortes pluies. Cet évènement a été relaté 150 ans plus tard, en 1981.

 

Durant l'été 1832, il y a une grande sécheresse dans la Vallée de Joux.

Fin juillet 1832 - Coup de froid, les pommes de terre gèlent à Sainte-Croix (1050 m). Il fait toujours très sec. En août, "les pâturages sont rouges".

3 décembre 1832 - Trombe sur le Léman.

 

L'hiver 1833 est très contrasté; janvier est très froid mais février est très doux.

Mai 1833 est très chaud (moyenne 16.9°C à Bâle et 17.7°C à Paris).

26 juin 1833 - Trombe sur le lac de Constance, et peut-être aussi sur le Léman.

L'été 1833 est sec mais frais.

2 / 3 septembre 1833 - Nuit très froide, après de fortes pluies; à Sainte-Croix "les fenêtres gèlent".

Décembre 1833 est extrêmement doux (moyenne 6.0°C à Bâle et 7.9°C à Paris).

Janvier 1834 est également d'une extrême douceur (moyenne 5.1°C à Bâle et 7.1°C à Paris).

 

2 juillet 1834 - Grêle énorme dans la vallée de Joux

Un très violent orage de grêle sévit dans la vallée de Joux, particulièrement vers Le Brassus. Au lieu dit La Campe, les vitres ont été abattues "d'un coup". Les sapins ont été déshabillés d'un côté, jusqu'à l'écorce. 50 ans plus tard il était encore possible d'observer les stigmates de cette grêle.

L'été 1834 est chaud et sec, très ensoleillé, et le beau temps se prolonge dans l'arrière-saison.

 

1er mai 1835 - Trombe sur le lac de Constance.

7 juillet 1835 - Tornade à St-Pantaleon (canton de Soleure)

25 août 1835 - Ce mardi soir, violent orage sur les Dents-du-Midi; le lendemain 26 août vers 10 heures, un effondrement se produit à la Cime-de-l'Est; s'en suit une coulée de boue noire qui dévale le torrent de Saint-Barthélémy; cette coulée inonde la pinède du Bois-Noir et finit par se déverser dans le Rhône après avoir coupé la route principale. Le choc fait refouler l'eau loin sur l'autre rive du Rhône. D'autres coulées surviennent les 28 et 30 août puis encore le 4 septembre 1835.

 

Novembre et décembre 1835 sont glacés ! (moyenne de 0.3°C pour novembre et -3.4°C pour décembre à Bâle). Janvier et février 1836 sont plutôt "dans la norme".

Mars 1836 est très doux (moyenne 7.6°C à Bâle et 8.8°C à Paris).

1er mai 1836 - Très froid. Il ne fait pas plus de 5.9°C à Genève; le lendemain il gèle avec -2.3°C.

Le 19 août 1836 un orage sur les Dent-du-Midi provoque une nouvelle coulée de boue dans le torrent de Saint-Barthélémy; la vitesse est décrite comme celle "d'un cheval au galop".

31 octobre 1836 - Très froid. Il ne fait pas plus de 2.0°C à Genève.

 

Tout le printemps 1837 est très froid ! Le mois de mars glacial (moyenne de 0.2°C à Bâle et 2.6°C à Paris).

Avril et mai 1837 sont également très froids (moyenne 4.9°C à Bâle et 5.7°C à Paris pour avril, moyenne 10.0°C à Bâle et 11.0°C à Paris pour mai).

10 avril 1837 - Il ne fait pas plus de 0.8°C à Genève.

 

Janvier 1838 est glacial (moyenne -6.3°C à Bâle, -4.6°C à Paris). Les autres mois de l'hiver sont plutôt "dans les normes".

Avril 1838 est très froid (moyenne 5.3°C à Bâle, et 6.7°C à Paris).

 

7 septembre 1838 - Tempête de foehn dans les vallées alpines.

 

Avril 1839 est très froid, pour la troisième année consécutive (moyenne 5.6°C à Bâle, 7.7°C à Paris).

Juin 1839 est par contre très chaud (moyenne 19.3°C à Bâle, 19.1°C à Paris).

28 août 1839 - Très froid. Il ne fait pas plus de 11.6°C à Genève.

Décembre 1839 file doux (moyenne 3.5°C à Bâle, 8.2°C à Paris).

 

Le mois de mars 1840 est glacial (moyenne 0.0°C à Bâle, 3.4°C à Paris). Avril est par contre très doux.

L'été 1840 est plutôt frais. Juillet est très frais avec une moyenne de 15.5°C à Bâle.

14 juillet 1840 - Il ne fait pas plus de 11.3°C à Genève.

Octobre 1840 est très froid et aussi très pluvieux (moyenne 5.8°C à Bâle).

Décembre 1840 est glacial (moyenne -5.8°C à Bâle et -2.7°C à Paris).

 

Le mois de mai 1841 est très chaud (moyenne de 16.9°C à Bâle). C'est le plus chaud mois de l'année !

18 juillet 1841 - Tempête de foehn dans les vallées alpines; il y a eu de la tempête "sur toute l'Europe".

L'été 1841 est pourri, très frais et pluvieux en Suisse.

Les moyennes sont de 14.9°C pour juin, 16.0°C pour juillet et 16.2°C pour août à Bâle.

 

6 octobre 1841 - Tornade (EF 2) à Sermange (Jura). (Source: Kéraunos)

 

L'hiver 1842 est contrasté, très doux en décembre mais très froid en janvier.

22 juin 1842 - Une puissante tornade (EF 4) affecte le Charolais, passant très près de Chauffailles. (source: Kéraunos)

Un terrible orage avec rafales de vent ravage la ville de Mâcon; il se produit aussi de la grêle dans les environs.

Octobre 1842 est très froid.

 

L'été 1843 est assez frais.

30 septembre 1843 - Très froid, il fait -1.9°C à Genève.

 

Août 1844 est très froid ! (moyenne de 14.6°C à Bâle et 15.1°C à Paris).

5 août 1844 - Il fait 0.8°C à Genève !

 

L'hiver 1845 est très rude dans le Jura. Le mois de février 1845 est glacial (moyenne -4.9°C à Bâle).

Le mois de mars 1845 est glacial ! (moyenne de -1.1°C à Bâle, 1.1°C à Paris).

Mai 1845 est aussi très froid (moyenne 10.1°C à Bâle, 10.6°C à Paris).

26 mai 1845 - il fait beau temps... (cité par Gustave Flaubert lors de son passage dans la région).

Août 1845 est très froid ! (moyenne de 14.2°C à Bâle et 15.5°C à Paris).

14 septembre 1845 - Tornade près de Bâle.

7 octobre 1845 - Nouvelle tornade près de Bâle.

 

8 janvier 1846 - Possible trombe sur le Léman.

L'hiver 1846 est doux et humide.

en juillet 1846 - Tornade (EF2) à Remoray (Doubs), près du Mont d'Or (source: Keraunos)

29 août 1846 -  Dès l'aube, un véritable déluge s'abat sur la région de Vevey à Montreux, ainsi que sur la Haute-Broye. Tous les cours d'eau du secteur entrent rapidement en crue. La crue de la Veveyse est la plus remarquable, débordant et inondant le centre-ville de Vevey. La Veveyse a charrié des débris, troncs d'arbres et même des blocs de rochers dont l'un pesait près de 60 tonnes.

Fait curieux, il n'y a pas eu le moindre coup de tonnerre lors de cet épisode. Par ailleurs, le niveau du Lac Léman est particulièrement haut, suite aux fortes chaleurs combinées par l'importante fonte des glaciers, très volumineux à cette époque.

Il est parfois fait mention d'une autre date, le 8 août 1846, où il est dit que la Veveyse et la Baye de Clarens ont débordé, ainsi que d'averses de grêle touchant Blonay. Reste à savoir s'il s'agit d'une erreur de date ou de deux épisodes distincts...

 

Décembre 1846 est très froid (moyenne -3.7°C à Bâle, -0.8°C à Paris).

Avril 1847 est très froid (moyenne 5.7°C à Bâle, 7.8°C à Paris).

Mai 1847 est par contre très chaud (moyenne 15.5°C à Bâle, 15.3°C à Paris).

4 août 1847 -  Dans la nuit, un violent orage a sévi sur Lausanne et ses environs, provoquant plusieurs éboulements. De nombreux vignobles sont complètement ravinés. Par ailleurs, la grêle a aussi fait de gros dégâts.

Septembre 1847 est très froid.

 

Le mois de janvier 1848 est glacial (moyenne -6.4°C à Bâle, -1.4°C à Paris).

1er mars 1848 - Le temps est froid et neigeux lors de la marche d'indépendance neuchâteloise.

 

Mars et avril 1849 sont passablement froids.

19 avril 1849 - Il fait -5.5°C à Genève.

17 juin 1849 - Tornade à Stüsslingen (canton de Soleure)

10 juillet 1849 - Orage à Chapelle-des-Bois (Doubs), la foudre tue une personne.

28 novembre 1849 - Glacial. Il ne fait pas plus de -5.7°C à Genève.

 

Novembre et décembre 1849, janvier 1850 sont très froids (moyenne de -4.0°C à Bâle pour janvier).

L'été 1850 est assez frais.

23 et 24 août 1850 -  Grosse vagues d'orages affectant surtout la région de Fribourg. Le 23 il grêle sur Fribourg, certains grêlons atteignent le poids d'une demi-livre. Le 24 une probable tornade a sévi entre Romont et Fribourg, on parlait d'un "tourbillon" de vents de sud-ouest combattant ceux du nord; des centaines de vitres ont été brisées et de nombreux objets emportés.

Septembre et octobre 1850 sont très froids (moyennes de 11.7°C pour septembre et 6.2°C pour octobre à Bâle).

 

Mai 1851 est très froid ! (moyenne de 9.7°C pour Bâle, 11.2°C pour Lyon et 10.9°C pour Paris).

7 août 1851 - Tornade (EF 3) à Haute-Rivoire, dans les Monts du Lyonnais (source: Kéraunos).

Septembre 1851 est très froid (moyenne de 10.8°C à Bâle et 12.4°C à Lyon).

Novembre et décembre 1851 sont très froids (moyenne de -0.1°C pour novembre et -2.4°C pour décembre à Bâle, 1.0°C pour novembre et -0.4°C pour décembre à Lyon).

 

en février 1852 -  possible tornade près de Montreux.

Le début de l'année 1852 est très sec à Lyon, jusqu'à mai.

Juin 1852 - Très pluvieux, le cumul mensuel est de 197 mm à Lyon.

Août 1852 est très frais et très pluvieux, après un juillet assez beau. (197 mm à Lyon)

 

17 septembre 1852 - Suite aux fortes pluies, il y a de nombreuses inondations. Dans la campagne fribourgeoise, la berline de la duchesse d'Orléans et sa suite se renverse dans la rivière près de Promasens.

Le même jour, en Franche-Comté, il se produit une tornade (EF 2) qui affecte un quartier de la ville de Besançon.

Il y a également des ruptures dans les glaciers près de Chamonix.

 

Novembre et décembre 1852 sont extrêmement doux.

 

février 1853 - Possible tornade près de Montreux.

Mars 1853 est glacial (moyenne 1.6°C à Lyon et 2.9°C à Paris). Tout le printemps 1853 est très froid.

L'été 1853 est assez frais.

13 juillet 1853 - La météo est extrêmement instable sur le Nord de la France et sur le Sud de l'Allemagne. Il se produit une tornade (EF 3) dans le Pas-de-Calais.

 

Janvier à mai 1854 - Tous ces mois sont très secs !

20 juin 1854 - Tornades à Girlikon (Thurgovie) et à Kirchberg (Saint-Gall).

L'été 1854 est frais et pluvieux, surtout juin, où il tombe 206 mm à Lyon.

Septembre 1854 est totalement sec à Lyon (0 mm).

 

Janvier 1855 - Très froid; il se produit une importante vague de froid.

 

3 juin 1855 - Il se produit une tornade près du lac de Bienne, à Nidau.

 

10 juillet 1855 - Tornade (EF 4) dans le Doubs

Une puissante tornade parcourt près de 20 km, à l'est de Pierrefontaine-les-Varans:

Tornade à Rosureux le 10 juillet 1855. Tornade EF4 dans le Doubs, région Franche-Comté. Tornade F4 en France - KERAUNOS

Tornade de Rosureux : une tornade meurtrière de très forte intensité (EF4) ravage au moins dix communes du Doubs le 10 juillet 1855. Dossier d'étude. Tornades en France, tornade Rosureux 1855, trombe Rosureux, trombe Doubs, tornade Doubs, tornade Franche-Comté, tornade EF4 France

http://www.keraunos.org

 

25 juillet 1855 - Un violent séisme secoue le Valais. L'épicentre se situe dans la vallée de la Vispa; un éboulement se produit près de St.Niklaus. Il y a de nombreuses répliques. La secousse est ressentie en Savoie, en Italie du Nord, dans le Tyrol et dans le sud de l'Allemagne.

20 décembre 1855 - Glacial ! Il ne fait pas plus de -9.5°C à Genève.

 

Janvier et février 1856 sont en revanche très doux.

 

30 mai 1856 - Fortes crues du Rhône et de la Saône; à Lyon il y a une inondation catastrophique suite à la rupture d'une digue à la Tête-d'Or.

La Saône déborde également en ville de Lyon.

Les cumuls de pluies pour mai 1856 sont impressionnants: 269 mm à Lyon; 302 mm à Besançon.

 

3 juin 1856 - Il se produit un fort réchauffement; suite aux intempéries et à la fonte des neiges il y a des crues record.

 

21 août 1856 - Une tornade (EF 1) parcours 7 km dans la Bresse et touche le bourg de Marsonnas (Ain) (source: Keraunons)

7 septembre 1856 - Une tornade (EF 1) frappe la ville d'Arbois (Jura) et endommage l'église.

 

20 juin 1857 - Orages sur les cantons de Vaud et de Fribourg

8 juillet 1857 - Trombe sur le Léman. 

Le mois de juillet 1857 est chaud et sec à Lyon.

 

Janvier 1858 est très froid, et surtout très sec.

Avril puis juin 1858 sont très chaud (moyennes de 12.8°C et 20.9°C à Lyon).

 


8 juin 1859 - 
Violent coup de vent sur le lac. Le bateau "l'Industriel" est secoué et une partie de son chargement (4 wagons de chemin de fer) sont précipités à l'eau.

Le mois de juillet 1859 est caniculaire (moyenne de 23.8°C à Lyon).

Le mois d'août 1859 est aussi très chaud (moyenne de 21.9°C à Lyon).

2 et 3 novembre 1859 - Très forte crue de l'Isère à Grenoble.

 

27 ou 28 février 1860 - Possible trombe sur le lac de Thoune.

Le 27 février une violente tempête secoue le sud de l'Europe.

Début mars il y a une importante crue du Rhin.

 

Juillet et août 1860 sont très frais (moyenne de 17.7°C à Lyon pour juillet et de 18.0°C pour août).

 

Janvier 1861 est très froid et sec (moyenne -1.9°C à Lyon et 13 mm).

 

Avril et mai 1861 - Bise tenace - La bise souffle très souvent pendant 6 semaines consécutives.

10 mai 1861 - Tempête de foehn dans les vallées alpines.

 

en juillet 1861, un écrivain danois, Andersen, de passage à Bex, a fait une narration d'un orage qu'il a pu observer: "l'orage était si majestueux que j'étais bouleversé; le tonnerre a grondé durant deux à trois heures; les éclairs formaient des figures fantastiques; le ciel n'était qu'un seul brasier."

 

Hiver 1861-1862 sans neige - A Sainte-Croix, à part deux jours début janvier, il ne tombe aucune neige de tout l'hiver. Tout l'hiver est très ensoleillé, notamment en montagne.

Le printemps 1862 est très chaud et sec (moyenne de 8.9°C pour mars, 12.9°C pour avril et 16.1°C pour mai à Lyon).

 

en juillet 1862, les orages empêchent d'effectuer le renflouement de l'épave de "l'Hirondelle", qui avait coulé le 10 juin dernier au large de la pointe de la Becque à La Tour-de-Peilz. "L'Hirondelle" était un grand bateau construit en 1856, capable de transporter 800 personnes à son bord. Lors de son naufrage, la totalité des 150 passagers ont pu être évacués, avec l'aide des pêcheurs, sains et saufs vers la rive toute proche.

 

7 janvier 1863 - Tempête de foehn dans les vallées alpines.

Février 1863 est très sec, il ne tombe que 1 mm à Lyon.

28 juin 1863 - 
Orage sur Genève.

 

Janvier 1864 est très froid, il se produit une vague de froid au début du mois.

Le printemps 1864 est très sec et chaud (il tombe 80 mm à Lyon sur les 3 mois).

 

Le mois de mars 1865 est glacial ! (moyenne de 2.0°C pour Lyon et 2.0°C pour Paris).

5 avril 1865 - Le changement de temps est très net.

Le mois d'avril 1865 est au contraire très chaud (moyenne de 14.2°C pour Lyon et 14.6°C pour Paris).

L'été 1865 est chaud, surtout juin et juillet; août est un peu plus frais.

Le 14 juillet 1865 Whymper réussit la première ascension du Cervin.

Septembre 1865 est très chaud et totalement sec ! (moyenne de 18.8°C à Lyon et 0 mm !). A Bâle le mois et aussi totalement sec.

 

11 janvier 1866 - Tempête

Selon un chroniqueur landais, il y aurait des orages "sur toute l'Europe", au coeur de l'hiver.

Une très forte tempête secoue l'Europe de l'ouest dans la nuit du 10 au 11 janvier. Pour l'instant je n'ai pas trouvé d'indication d'orage sur la région lémanique.

Février 1866 est très doux (moyenne 7.2°C à Lyon).

 

Juin 1866 est très chaud (moyenne 20.3°C à Lyon, 18.1°C à Genève). La Mer de Glace recule de 100 mètres en une année.

23 septembre 1866 - Tempête de foehn dans les vallées alpines.

Il y a de très fortes inondations en France durant l'automne 1866.

 

Mi-octobre 1866 -  Une énorme grêle frappe les villages de Bursins et Vinzel, juste avant les vendanges; il a fallu évacuer les amas de grêlons à la pelle.

 

23 et 24 mai 1867 - Il neige à Zurich.

L'été 1867 est assez frais, à Sainte-Croix il gèle en juin et en juillet.

 

30 juillet 1868 - Trombe sur le lac de Morat.

4 et 11 août 1868 - 
Orages avec grosses inondations à Vevey

 

28 septembre au 1er octobre 1868 - Pluies et inondations

D'énormes pluies orageuses se succèdent jour après jour sur la chaîne des Alpes; le 29 septembre il tombe 122 mm à Thusis dans les Grisons; du 1er au 3 octobre il tombe 320 mm dans la région du Gothard. La plupart des fleuves et affluents naissant dans les Alpes sont en crue.

Il y a aussi de très fortes inondations en France, notamment dans les bassins de la Garonne et de la Loire.


 
30 juillet 1869
:
Gros orage à Lenk dans l'Oberland bernois entre 19 h et 20 h; le village est inondé et les routes coupées.

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Chronologie de 1870 à 1879

 

Durant l'hiver 1870, un orage a frappé la région lémanique au coeur de l'hiver, avec une activité électrique digne d'un plein été. Cet évènement a été rappelé lors du formidable orage qui toucha la région lémanique le 6 janvier 1906.

L'année 1870 est très sèche durant l'hiver, le printemps et l'été; les petits cours d'eau et les puits sont à sec. En juin et juillet, aucune pluie sérieuse ne permet d'atténuer la sécheresse. Le Rhône reste part contre assez haut car la chaleur fait fondre beaucoup de neige dans les Alpes.

 

Juin et juillet 1870 sont très chauds (moyenne à Lyon de 19.5°C pour juin, 22.7°C pour juillet).

 

L'hiver 1871 est glacial; l'armée du général Bourbaki, épuisée et cernée par les Prussiens, est internée et désarmée en Suisse du côté de Sainte-Croix, avec près de 800 000 hommes.

 

Le 19 juillet 1871, un gros orage a concerné Genève avec de la grêle et une foudre incessante. De gros orages sont signalés aussi à Lyon et ses environs. Le lendemain, il y a à nouveau de gros orages, cette fois sur la Savoie et le Jura. Un pont est emporté près de Saint-Jean-de-Maurienne. La foudre provoque le grand incendie de Bassecourt près de Delémont.

Novembre et décembre 1871 sont très froids.

4 juillet 1872 - Il y a plusieurs trombes sur le lac de Constance.

30 juillet 1872 - L'ouest lémanique est affecté par une énorme grêle. A Nyon, les arbres sont dépouillés de leurs feuilles, les vignes sont anéanties, on évacue les grêlons par charrettes entières. Perroy et Allaman sont très touchés, Rolle un peu moins. Les villages du pied du Jura ont été épargnés.

 

31 mai 1873 - Il neige jusqu'à 500 mètres d'altitude autour du Léman !


13 au 14 juillet 1873 - 
Dans la nuit, orage sur Genève avec pluie torrentielle et surtout une activité électrique incessante.

 

27 et 28 juillet 1873Deux épisodes orageux majeurs sur toute la région

La première vague orageuse frappe de bonne heure le matin du 27 juillet, et fait suite à une chaleur accablante.

A 7 h 45, un orage "épouvantable" frappe Chambéry et sa région, la foudre fait une victime.

A Genève, l'obscurité était telle qu'il fallait "rallumer le gaz dans les hôtels". L'orage se dirige ensuite vers la Broye, où la foudre fait des dégâts et la grêle hâche les cultures.

Le 28 juillet, une nouvelle vague orageuse, toute aussi forte, balaye la région. La grêle est très abondante dans la région de Fribourg, à tel point que le lendemain matin, il reste encore de nombreux dépôts de grêlons au sol.

 

Les premiers mois de l'année 1874 sont très secs.

22 juin 1874 -  Enorme orage sur Lyon. Certains grêlons pesaient jusqu'à 500 grammes. Tous les ciels-ouverts ont été pulvérisés.

Juillet 1874 est très chaud (moyenne à Lyon 22.1°C).

6 au 15 juillet 1874 - Il fait très chaud. Il y a des orages presque tous les jours au Rigi (cité par Gustave Flaubert).

mais août 1874 est très frais (moyenne 17.6°C à Lyon).

 


Nuit du 7 au 8 juillet 1875
  - Un orage resté longtemps gravé dans la mémoire des Genevois

un article paru 50 ans plus tard, en 1925, a commémoré l'évènement sur une grande page !

Après une journée de chaleur étouffante, les hostilités ont commencé peu avant minuit, avec l'apparition des premiers éclairs sur le Bugey, qui rapidement vont embraser le ciel. "on se serait cru en plein jour".

Une heure plus tard c'est une grêle monstrueuse qui s'abat sur la ville, certains grêlons pèsent jusqu'à 300 grammes et arborent de curieuses formes en "tranches de citron". Toutes les récoltes ont été anéanties et les oiseaux morts se récoltent "à pleines corbeilles". On ne compte plus le nombre de cheminées et de tuiles cassées, ni les vitres qui ont volé en éclats.

La région d'Annemasse a aussi été très touchée, le Pays de Gex un peu moins.

Parallèlement, au même moment, un autre très gros orage sévissait du côté de Lucerne.

 

29 septembre 1875 - éclipse partielle de soleil.

 

12 mars 1876 - Suite aux pluies continuelles, il se produit des inondations à Lausanne, notamment dans la vallée du Flon.

14 avril 1876 - Gel. Il fait -2.1°C à Lausanne.


24 juillet 1876 - l'orage soulage la sécheresse

Les orages arrivent après de fortes chaleurs et dans une période d'importante sécheresse.

Un orage provenant de Genève se dirige sur Lausanne, avec un fort vent, perturbant diverses festivités.

La ville de Neuchâtel est frappée par deux orages, le premier dans la nuit, le deuxième l'après-midi, accompagné de grêle.

Un incendie détruit entièrement le village d'Albeuve (Intyamon, Gruyère).

 


18 août 1876 - Gros orage de 21 h à 23 h sur Lausanne, avec pluie torrentielle et une très forte activité électrique intranuageuse. L'orage ne semble pas avoir fait trop de dégât.

21/22 août 1876 -  violent orage à minuit sur Genève.

 

L'hiver 1877 est pluvieux et surtout très doux ! A Bâle, on ne compte pas une seule journée sans dégel, ce qui est exceptionnel. Il faudra attendre 2014 pour voir un tel fait se reproduire...

L'hiver est par contre extrêmement rigoureux en Scandinavie. Oslo enregistre une moyenne de -9.5°C pour décembre, -8.9°C pour février, -5.3°C pour mars et +1.2°C pour avril...



L'année 1877 est une année fortement orageuse. Le 1er juin, une violente tempête orageuse balaie toute la région. Cette tempête, souvent qualifiée "d'ouragan", va sévir loin vers l'est, jusqu'à Vienne et à Budapest...

 

5 /  6 juin 1877 - Vague d'orages successifs:

à 18 h le 5 juin un premier orage arrive sur Genève, la foudre s'abat en pleine ville; à 19 h l'orage atteint Yverdon avec une très forte grêle, des milliers de vitres sont brisées et des arbres sont dépouillés de leurs feuilles. La région de Morges est fortement touchée. A Montricher la grêle a haché toutes les cultures, "il ne reste rien". A Orbe et La Sarraz, la vigne "n'a plus un bourgeon".

A 0 h 30 un nouvel orage arrive "derechef" sur Genève, la foudre démolit une arcade entière;

à 4 h 25 un troisième orage sévit et la foudre provoque des dégâts sur les horloges électriques de la ville

 


21 / 22 août 1877 - Nuit électrique et pluies "tropicales" !

Après 3 jours de chaleur accablante, de l'orage va sévir de manière incessante de 17 h à 23 h sur la région genevoise. La ville restera cependant à l'écart des pluies tout en étant "cernées d'éclairs"

A 20 heures l'orage touche Lausanne, avec là aussi une activité électrique incessante, et des pluies torrentielles (sans trop de dégât). Après l'orage il faisait "presque aussi chaud qu'avant" !

Moudon connaît aussi une "pluie tropicale" qui provoque des inondations. La foudre provoque des incendies dans la région.

 

 

30 / 31 août 1877

Orages très électriques sur Fribourg et sur la Broye à 19 h le 30 le 30. De nouveaux orages avec une activité électrique énorme touchent la région d' Estavayer à Morat. Il y a de nombreux incendies dus à la foudre

A 4 heures la nuit du 31 un autre orage sévit sur le Gros-de-Vaud et sur le Vully, avec dégâts de foudre. La température n'a que peu baissé suite à l'orage

 

8 / 9 septembre 1877 - Encore une nuit électrique

A 17 heure, violent orage à Lausanne avec une forte activité électrique et un peu de grêle.

Durant la nuit un autre a "tenu tout le littoral lémanique" et a persisté jusqu'au petit matin.

Enfin, à 21 h le 9 septembre, un troisième orage frappe Lausanne, avec de fréquents coups de foudre en pleine ville.

 

Fin décembre 1877 - Très forte bise

A Versoix, la très forte bise projette continuellement contre le quai une barque chargée de marchandises, et la démolit entièrement.

 

22 juillet 1878 -  Orage de grêle touchant Yverdon. L'orage est également violent à La Chaux-de-Fonds.

A 20 heures, un orage sur le Cornettes-de-Bise et la Dent d'Oche, formidable "tant les éclairs se succédaient avec rapidité". L'orage finit par dévaler, et déverse une forte averse de grêle sur le lac. A 21 heures Vevey subit une pluie diluvienne qui inonde les rues.

Genève, en revanche a été épargnée.

 


20 février 1879  - Tempête historique !

Journée de cauchemar sur tout le Léman: une énorme tempête, régulièrement qualifiée d' "orage", balaye toute la région. On ne compte plus le nombre de cheminées arrachées, de tôles et de toits envolés, etc. Cette tempête est aussi un désastre forestier par le nombre d'arbres brisés et jetés à terre.

A Genève, les gens se cramponnent pour ne pas être emportés. La tempête génère sur le lac des vagues effrayantes, qui provoquent de nombreux naufrages (dont 7 disparus au large de Vevey dans une même embarcation), et défoncent les quais et les jetées, surtout de Lutry à Vevey.

 

2 avril 1879 - Très violent orage sur la ville de Berne.  Les mois d'avril et mai sont très frais et très pluvieux.

10 / 11 juin 1879 - Orage furieux à Villefranche-sur-Saône et à Mâcon; les vitres sont brisées et il faut évacuer les grêlons à la pelle.

 

Juillet 1879 - Pluvieux et frais

Le mois de juillet 1879 est particulièrement froid et pluvieux (17.9°C à Lyon pour 148 mm). Le mois d'août 1879 est par contre beaucoup plus chaud (moyenne 21.8°C à Lyon).

 

6 août 1879 -  Un orage débute sur la Savoie puis se dirige vers les préalpes Vaudoises puis le Simmental dans l'oberland Bernois où il se déchaîne. Les ponts sont détruits autour de Lenk. De la grêle est signalée plus en avant autour du Stockhorn.


15 août 1879

Gros orage à 17 h sur le Pays de Gex et la Côte, avec des pluies d'une intensité exceptionnelle; la rivière du Boiron déborde et inonde tout sur son passage.

Avant l'orage, le ciel était "terne et voilé" et rappelait par son allure l'orage mémorable du 7 juillet 1875.

Dans les localités de Nyon, Arnex, Céligny, Crassier, Borex et Divonne, on parle volontiers de "jamais vu".

 

3 et 4 décembre 1879 - Orages

Après une première période de temps très froid, une incursion de temps perturbé amène des orages au nord des Alpes.


5 décembre 1879 - "L'ouragan"

Toute la région est à nouveau balayée par une tempête exceptionnelle...

La rafale s'accompagne de tonnerre et d'éclairs; le vent souffle la neige qui est "lancée sur le vitres des maisons tels des projectiles glacés". A Belfaux près de Fribourg, une rafale brise la flèche de l'église.

Partout autour du lac, il y a nombreux dégâts aux forêts ainsi qu'aux embarcations sur le lac, qui viennent ainsi s'ajouter à ceux de la tempête de février. En certains endroits les dégâts sont même pires. A Lutry, la jetée qui venait juste d'être reconstruite est à nouveau démolie !

 

Décembre 1879 - Vague de froid historique !

De l'air glacial fait suite à la tempête du 5 décembre, augurant une des plus puissantes vagues de froid de l'histoire !  

La vague de froid perdure jusqu'à la fin de l'année. Les lacs de Neuchâtel et d'Annecy gèlent entièrement !

Le 8 décembre il fait -13.8°C à Lausanne.

Le 9 décembre il fait -14.2°C à Lausanne, pour un maximum de -9.6°C.

Le 10 décembre il fait -27.7°C à Berne et -18°C à Lyon.

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